C'est normal de devoir aller aux toilettes pendant le travail (et ça fait super mal d'ailleurs!), ça arrive même parfois sur la table d'accouchement (j'ai vu des sages femmes mentir de façon éhontée aux parturientes, "mais non mais non, c'est rien, ne vous en faites pas", tout en nettoyant discrètement). C'est aussi très fréquent de vomir... du sang, des larmes, et des fluides biologiques divers et variés, miam.
Pour moi, j'ai fait la vidange complète du tube digestif, par les deux orifices standard. Glamour toujours. Mais plutôt vers le début du travail, après y'avait plus rien (enfin quelques vomissements ici et là). Au moins ça m'a épargné le caca en post-partum immédiat : avec les tripes vidées, le temps que ça se re-remplisse ça laisse 3 jours qui ne sont pas du luxe
J'ai l'impression que mon corps s'est mis à dire "bon, ok, les filles, on a un gros truc à gérer là. La digestion ? Nan y'a pas d'énergie à dédier à ça. On a de la réserve de gras si besoin. Videz moi tout ça, et en plus ça fera de la place pour le bazar qui se passe dans le ventre".
Avec péri pour le premier, sans péri pour le deuxième, j'ai largement préféré sans péri le 2e. Mais je comprends qu'on puisse préférer la péri aussi. Tout dépend de comment on sent les choses et comment on a envie de les vivre... Mes accouchements ne sont pas les pires douleurs que j'ai pu vivre dans ma vie (en ressenti, mais bon, la douleur est indissociable de son ressenti, y'a pas vraiment d'absolu).
La péri arrive avec quand même un tas de petits inconvénients que chacune trouvera plus ou moins gênants : je déteste cette sensation d'impuissance parce que je ne peux pas marcher, de devoir être sondée pour faire pipi (et de sentir un poil la sonde en plus), d'avoir manqué de sensations à l'expulsion (mauvais dosage et mauvais équilibrage, pas bien méchant mais ça m'a frustrée un peu), le fait de "redécouvrir" un corps quand les sensations reviennent en ayant l'impression d'avoir manqué un truc (genre on se sent "démontée" parce qu'on n'a pas senti ce qui se passait entre deux)...
Je peux comprendre qu'on préfère ça à vivre la douleur évidemment. Chacune son truc.
(Et puis la sensation de badassitude de déesse barbare épique au moment de l'expulsion c'est un truc de ouf malade que je ne regrette pas d'avoir vécu.

C'est vraiment dingue. Mais tout le monde ne le ressent pas comme ça et il n'y a pas besoin de ressentir ça pour être bien)
Et je me poserai probablement la question toute ma vie de cette étrange sensation d'engourdissement de ma cuisse gauche (sur une zone assez précise, je n'ai pas zéro sensation sur la peau mais une sensation fortement réduite), qui est restée après l'accouchement de mon premier (avec péri donc), et qui a diminué au fil des mois et années mais j'ai l'impression qu'elle est encore un petit peu là. Que s'est-il passé, est-ce que c'est la péri ou l'accouchement lui-même, est-ce que c'est mon cerveau qui a réajusté le curseur sur cette zone ou autre chose qui s'est reconstruit...