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Vos accouchements

MoiLi

Lactarium
Sr les livres que je lisais ils disent que parfois une odeur, un ressenti font qu'instinctivement la mère stoppe le travail et le reprend plus tard quand les "conditions" sont plus favorables pour elle. Que le travail peut se moduler comme ça à la baisse ou à la hausse en fonction de la sécurité, le bien être etc que la Maman ressent

Dans l autre sens je pense prfois que des accouchements se font à la limite d'un déclenchement car en dehors du fait que c'était sûrement un terme adéquat pour que le bébé vienne, même si médicalement on le considère dépassé, la mère de pas la perspective du déclenchement doit lacher des trucs et libérer un coktail hormonal sans s'en rendre compte. Enfin je pense, de par toutes les mamans que je connais ou lis qui disent " le matin ou la nuit du déclenchement prévu bin je suis entrée en travail, ou j ai perdu les eaux, où bébé a décidé de venir seul..."
 

Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
On n'a pas toutes les mêmes sensations des contractions aussi. Je ressens la moindre mini trace (en bonne hypochondriaque que je suis) et donc effectivement je compte dès que les contractions ont commencé à être régulières, avant la douleur (je choisis a posteriori quand ça commence car pour numéro 2 j'ai eu deux débuts auxquels je croyais qui se sont arrêtés).
Un copine me disait n'avoir jamais eu de contraction or en passant quelques temps avec elle, j'en ai observé plusieurs sur son ventre qu'elle a découvert toute étonnée en touchant le durcissement, et elle n'a rien senti au début du travail non plus 🤷
@Jujubara c'est ici que je voulais demander, tu n'as pas fissuré/perdu les eaux pour numéro 2 ?
 

Cactus2002

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
On n'a pas toutes les mêmes sensations des contractions auss
Tout à fait. Mes deux accouchements ont été provoqués par une perfusion d'occytocine qui déclenche des contractions. Au monitoring elles étaient fortes et rapprochées. La sage femme disait qu'à ce stade beaucoup de femmes avaient besoin d'une péridurale. Moi je n'avais pas mal du tout. Mais vraiment pas. C'est seulement à partir du moment où on a percé (avec un outil, pas de manière naturelle) la poche des eaux, que les douleurs ont été très intenses pour moi
 

Kikidamours

Montée de lait
Cela fait un an mais je reprends les notes que j’avais rédigé une quinzaine de jours après mon accouchement aux copines d’un serveur Discord pour me remémorer les détails, je vous mets entre guillemets ce qui est tiré des dites notes et je vais m’auto commenter avec amusement sur ce que je me souvenais ou pas, ce qui s’est transformé dans mes souvenirs.

« Alors globalement l'accouchement a été très éloigné de ce que j'avais imaginé mais pas en mal au final. »

Et c’est sacrément vrai même après un an je me rappelle très bien que j’avais imaginé le fait d’accoucher complétement différemment, on peut dire que j’étais très mal informée sur l’interlude avant le début et la sortie effective ! Quelle nouillerie les accouchements dans les films qui montrent que quand on pousse et le fait que ma mère ait eu des accouchements entre 2h50 et 50 minutes après rupture de la poche des eaux !

« J'ai eu des contractions [5 jours avant le terme] à partir de 11h30, espacées et irrégulières jusqu'à atteindre un point qui me semblait culminant et rapprochés sur le coup de 20 heures. Coup de fil à la maternité, j'ai attendu que mon père vienne me chercher et zou pour l'examen histoire de voir ce qu'il se passait et où on en était. A 21 heures j'étais sur une ouverture de 2cm et le sage-femme (c'était un homme donc mdr je suis tombé sur le seul monsieur officiant à ce poste dans l'hôpital) m'a expliqué que ça voulait tout et rien dire car mes contractions étaient en fait toujours irrégulières en intensité et pas si régulières côté espacement en temps. Il m'a expliqué que je pouvais tout autant commencer le travail dans 2 heures que dans 24 et là je me suis un peu liquéfiée.

Ça faisait plusieurs jours que je dormais mal à cause du bidou un peu envahissant et que j'avais des douleurs ligamentaires dans les hanches très sporadiques mais très douloureuses quand elles se manifestaient, la semaine d'avant comme j'ai eu droit à une inondation et des travaux dans mon appart, j'avais quasi pas dormi correctement une nuit. Bref, j'étais pas super en forme et du coup quand on m'a proposé, péridurale et déclenchement pour que le bébé arrive dans 12h max, ou morphine pour soulager la douleur (mais le bébé est affecté par l'endormissement même si soi-disant c'est pas grave), ou observation simple le temps de voir ce qui arrive, j'ai demandé 10 minutes de réflexion. Au vu de ma fatigue importante, je me suis dit si je fais nuit blanche je suis pas sûre d'arriver à accoucher naturellement et s'il y a un truc que je voulais vraiment pas c'est une césarienne.

Du coup à mon propre étonnement mais je pense que j'ai bien fait surtout en connaissant la suite, j'ai accepté la péridurale. »

Avec le recul, je me rends quand même compte que le corps médical m’a fait douter de moi, de ma capacité à accoucher, à tenir le choc. Et on m’a même déculpabilisée au cas où je raterais mon allaitement au lieu d’avoir des propos mesurés tout en restant encourageant.

« Ça a été rapide et précis, un peu dur de pas bouger parce que j'avais quand même beaucoup de contractions dont des très intenses. Y'a une sage-femme qui m'a prise par les épaules et guidée pour respirer et bouger le moins possible, ça a été d'un grand soutien. Soulagement progressif jusqu'à sentir la pression des contractions mais sans douleur, on me précise de garder les jambes tendues même si j'ai envie de me recroqueviller pour que l'anesthésiant se répartisse bien et qu'on évite qu'un endroit soit plus endormi qu'un autre. J'arrive quasiment à somnoler et prend un peu de repos pendant que je parle avec mon compagnon. On me fait un point à peu près toutes les heures et c'est là que ça devient rigolo. Au tout début on m'a dit que j'étais peut-être en "faux travail" sauf qu'une heure après je suis à 4cm, la fois suivante 6-7cm, et celle d'encore après ouverture totale et bébé commence à s'engager dans le bassin. 1h30 on commence à tout préparer autour de moi parce que bébé est descendu le plus bas possible et que maintenant va falloir pousser. A noter que mes contractions sont restées irrégulières tout du long, et ont quand même été diablement efficaces ! Je n'ai pas eu mal pour rien au début au moins xD

Pour celles qui ne sont pas trop au courant comme moi je ne l'étais pas, le moment où on pousse c'est censé durer 20 à 30 minutes. Au-delà des 30 minutes, on appelle un gynéco et on utilise généralement des "outils", c'est à dire des ventouses ou forceps pour aider le bébé à sortir. Je suis dans une situation un peu particulière à ce moment-là, je n'ai pas perdu les eaux alors que je pensais que c'était quasi systématique apparemment pas tant que ça. Donc bébé est toujours bien enveloppé au chaud et ça aussi ça a son importance.

Lors de mon dépistage pour le streptocoque B, c'est revenu positif c'est une bactérie de la flore vaginale qui est présente de manière bégnine chez la femme mais qui peut être très dangereuse pour le bébé dans un petit pourcentage de cas. Et lorsqu'on a ce souci, on doit prendre des antibiotiques afin que bébé soit protégé. Sauf que l'antibiotique a besoin d'agir pendant 6 heures pour que la couverture soit complète. Si vous faites un petit calcul, mon entrée officielle à l'hôpital était à 22 heures donc je les ai reçus un peu après, et j'ai accouché à 2h41. C'est donc la poche des eaux qui protège bébé à ce moment-là et le choix est fait de ne pas la percer et que je pousse avec. Sauf que la poche des eaux est une petite coquine, elle complique un peu la poussée et fait remonter le bébé vers le haut dès que je m'arrête. Commence alors 45 longueeeeeees minutes de poussée. »

Et c’est fou, plein de femmes m’ont dit on oublie la douleur et les efforts, ben je trouve ça archi faux je n’ai absolument pas oublié comme c’était dur alors même que je n’avais pas mal mais juste que je poussais désespérément et que mon énergie disponible frôlait le zéro pointé.

« Dès que j'ai une contraction, je dois retenir ma respiration et pousser le plus longtemps possible. Dans une ambiance calme et détendue je peux retenir ma respiration presque une minute, là je tenais 12-15 secondes max avec l'effort, et je devais faire ça 4 fois d'affilé en reprenant mon air le plus vite possible avant d'enchainer. Au bout de 30 minutes, on voit les cheveux de ma fille mais la fin est difficile, je suis à bout de souffle, je transpire comme si j'avais couru un marathon et le sage-femme fait le choix de percer la poche des eaux et de me laisser 5 minutes avant d'appeler la gynéco, sauf que je suis déjà en KO technique et que bébé a le cœur qui commence à faiblir. Du coup intervention de la gynéco avec ventouse pour empêcher bébé de remonter quand je pousse, car naturellement bébé a tendance à remonter entre chaque poussée. Et 5 minutes plus tard ma fille était là. Petit moment de panique pendant 15 secondes car elle n'a pas crié tout de suite mais au final tout est bien qui finit bien ! »

Et c’est marrant parce que je revois la gynéco qui me dit « normalement on fait pas de point mais y’a une petite déchirure et… » et je la coupe « faites comme vous voulez » à deux doigts de dire je m’en fous là fais ce que tu veux et ferme là mdr. Mais ce n’aurait pas été très gentil !

« Du coup ce que j'en retire comme conseil à donner et ce que je retiens pour un futur accouchement pour moi. La péridurale bien dosée permet vraiment de sentir sans avoir mal, il ne faut pas hésiter à demander moins si besoin mais moi j'ai clairement dit que je voulais une dose légère et la personne a très bien dosé. Sur la fin je sentais moins bien mais clairement parce que j'étais très fatiguée et essoufflée. La péridurale n'empêche pas du tout d'accoucher vite visiblement xD

Je n'ai eu aucun effet secondaire derrière, j'ai été en forme dans les heures qui ont suivi dès lors que j'ai récupéré de l'effort. Attention aux courbatures punaise ! J'étais pas du tout prête à la douleur que l'effort a provoqué !!! 15 heures après l'accouchement tous mes muscles me faisaient mal comme jamais avant xD

Et globalement, si vous êtes en forme je pense que c'est tout à fait faisable d'accoucher naturellement. Certes les contractions ça fait mal mais on oublie vite entre deux douleurs. Par contre si vous êtes fatiguée, la péridurale ça peut vous permettre d'éviter une césarienne au cas où vous n'arriveriez pas à expulser le bébé dans les temps donc à vous d'évaluer le jour J. Je pense que c'est ça que je retire de l'expérience ! Après on est vite happé par bébé et tout ce dont il a besoin donc l'accouchement ça devient très rapidement un lointain souvenir. »

Je nuance mon dernier paragraphe, on est dans un état second les jours, semaines qui suivent, mais après les souvenirs peuvent très bien revenir si on s’y penche et je n’ai pas oublié non plus que ça me brûlait quand je faisais pipi et que mes courbatures ont duré pas moins de huit jours, tout ça à cause de ce sage-femme qui m’a dit « vous pousserez toujours plus fort et ça ne sera jamais assez » je le retiens ! Moi faut pas me dire ça, j’ai littéralement détruit mon corps à pousser n’importe comment en utilisant tous mes muscles même ceux qui auraient pas dû servir ! Et après coup je me demande si la péri est pas rentrée en conflit avec cet exercice de poussée. Si j’ai la chance d’avoir un deuxième enfant j’espère que je serais assez forte pour pas la demander et me faire ma propre idée.

Mais ça reste un beau moment, je revois mon cher et tendre a qui on a donné le bébé et qui ne s'y attendait pas "c'est la votre monsieur" lui dit le sage-femme en lui lâchant dans les bras sans attendre sa réponse, il vient vers moi et me dépose ma merveille pour le peau à peau. Et là c'est bon, mon cerveau se détend, je m'en fiche que le sage-femme me dise qu'un enfant c'est très bien, que la grossesse ça détruit le corps, que je dois penser à la contraception alors que ça fait 10 minutes que bébé est sorti. Moi je suis stone et heureuse, bébé est sorti. Mais Monsieur a ma grande surprise alors qu'il n'en voulait pas forcément un autre s'en est offusqué tellement fort que le souvenir me fait sourire.

Voilà, Pavé César comme on dit xD
 

MoiLi

Lactarium
Cela fait un an mais je reprends les notes que j’avais rédigé une quinzaine de jours après mon accouchement aux copines d’un serveur Discord pour me remémorer les détails, je vous mets entre guillemets ce qui est tiré des dites notes et je vais m’auto commenter avec amusement sur ce que je me souvenais ou pas, ce qui s’est transformé dans mes souvenirs.

« Alors globalement l'accouchement a été très éloigné de ce que j'avais imaginé mais pas en mal au final. »

Et c’est sacrément vrai même après un an je me rappelle très bien que j’avais imaginé le fait d’accoucher complétement différemment, on peut dire que j’étais très mal informée sur l’interlude avant le début et la sortie effective ! Quelle nouillerie les accouchements dans les films qui montrent que quand on pousse et le fait que ma mère ait eu des accouchements entre 2h50 et 50 minutes après rupture de la poche des eaux !

« J'ai eu des contractions [5 jours avant le terme] à partir de 11h30, espacées et irrégulières jusqu'à atteindre un point qui me semblait culminant et rapprochés sur le coup de 20 heures. Coup de fil à la maternité, j'ai attendu que mon père vienne me chercher et zou pour l'examen histoire de voir ce qu'il se passait et où on en était. A 21 heures j'étais sur une ouverture de 2cm et le sage-femme (c'était un homme donc mdr je suis tombé sur le seul monsieur officiant à ce poste dans l'hôpital) m'a expliqué que ça voulait tout et rien dire car mes contractions étaient en fait toujours irrégulières en intensité et pas si régulières côté espacement en temps. Il m'a expliqué que je pouvais tout autant commencer le travail dans 2 heures que dans 24 et là je me suis un peu liquéfiée.

Ça faisait plusieurs jours que je dormais mal à cause du bidou un peu envahissant et que j'avais des douleurs ligamentaires dans les hanches très sporadiques mais très douloureuses quand elles se manifestaient, la semaine d'avant comme j'ai eu droit à une inondation et des travaux dans mon appart, j'avais quasi pas dormi correctement une nuit. Bref, j'étais pas super en forme et du coup quand on m'a proposé, péridurale et déclenchement pour que le bébé arrive dans 12h max, ou morphine pour soulager la douleur (mais le bébé est affecté par l'endormissement même si soi-disant c'est pas grave), ou observation simple le temps de voir ce qui arrive, j'ai demandé 10 minutes de réflexion. Au vu de ma fatigue importante, je me suis dit si je fais nuit blanche je suis pas sûre d'arriver à accoucher naturellement et s'il y a un truc que je voulais vraiment pas c'est une césarienne.

Du coup à mon propre étonnement mais je pense que j'ai bien fait surtout en connaissant la suite, j'ai accepté la péridurale. »

Avec le recul, je me rends quand même compte que le corps médical m’a fait douter de moi, de ma capacité à accoucher, à tenir le choc. Et on m’a même déculpabilisée au cas où je raterais mon allaitement au lieu d’avoir des propos mesurés tout en restant encourageant.

« Ça a été rapide et précis, un peu dur de pas bouger parce que j'avais quand même beaucoup de contractions dont des très intenses. Y'a une sage-femme qui m'a prise par les épaules et guidée pour respirer et bouger le moins possible, ça a été d'un grand soutien. Soulagement progressif jusqu'à sentir la pression des contractions mais sans douleur, on me précise de garder les jambes tendues même si j'ai envie de me recroqueviller pour que l'anesthésiant se répartisse bien et qu'on évite qu'un endroit soit plus endormi qu'un autre. J'arrive quasiment à somnoler et prend un peu de repos pendant que je parle avec mon compagnon. On me fait un point à peu près toutes les heures et c'est là que ça devient rigolo. Au tout début on m'a dit que j'étais peut-être en "faux travail" sauf qu'une heure après je suis à 4cm, la fois suivante 6-7cm, et celle d'encore après ouverture totale et bébé commence à s'engager dans le bassin. 1h30 on commence à tout préparer autour de moi parce que bébé est descendu le plus bas possible et que maintenant va falloir pousser. A noter que mes contractions sont restées irrégulières tout du long, et ont quand même été diablement efficaces ! Je n'ai pas eu mal pour rien au début au moins xD

Pour celles qui ne sont pas trop au courant comme moi je ne l'étais pas, le moment où on pousse c'est censé durer 20 à 30 minutes. Au-delà des 30 minutes, on appelle un gynéco et on utilise généralement des "outils", c'est à dire des ventouses ou forceps pour aider le bébé à sortir. Je suis dans une situation un peu particulière à ce moment-là, je n'ai pas perdu les eaux alors que je pensais que c'était quasi systématique apparemment pas tant que ça. Donc bébé est toujours bien enveloppé au chaud et ça aussi ça a son importance.

Lors de mon dépistage pour le streptocoque B, c'est revenu positif c'est une bactérie de la flore vaginale qui est présente de manière bégnine chez la femme mais qui peut être très dangereuse pour le bébé dans un petit pourcentage de cas. Et lorsqu'on a ce souci, on doit prendre des antibiotiques afin que bébé soit protégé. Sauf que l'antibiotique a besoin d'agir pendant 6 heures pour que la couverture soit complète. Si vous faites un petit calcul, mon entrée officielle à l'hôpital était à 22 heures donc je les ai reçus un peu après, et j'ai accouché à 2h41. C'est donc la poche des eaux qui protège bébé à ce moment-là et le choix est fait de ne pas la percer et que je pousse avec. Sauf que la poche des eaux est une petite coquine, elle complique un peu la poussée et fait remonter le bébé vers le haut dès que je m'arrête. Commence alors 45 longueeeeeees minutes de poussée. »

Et c’est fou, plein de femmes m’ont dit on oublie la douleur et les efforts, ben je trouve ça archi faux je n’ai absolument pas oublié comme c’était dur alors même que je n’avais pas mal mais juste que je poussais désespérément et que mon énergie disponible frôlait le zéro pointé.

« Dès que j'ai une contraction, je dois retenir ma respiration et pousser le plus longtemps possible. Dans une ambiance calme et détendue je peux retenir ma respiration presque une minute, là je tenais 12-15 secondes max avec l'effort, et je devais faire ça 4 fois d'affilé en reprenant mon air le plus vite possible avant d'enchainer. Au bout de 30 minutes, on voit les cheveux de ma fille mais la fin est difficile, je suis à bout de souffle, je transpire comme si j'avais couru un marathon et le sage-femme fait le choix de percer la poche des eaux et de me laisser 5 minutes avant d'appeler la gynéco, sauf que je suis déjà en KO technique et que bébé a le cœur qui commence à faiblir. Du coup intervention de la gynéco avec ventouse pour empêcher bébé de remonter quand je pousse, car naturellement bébé a tendance à remonter entre chaque poussée. Et 5 minutes plus tard ma fille était là. Petit moment de panique pendant 15 secondes car elle n'a pas crié tout de suite mais au final tout est bien qui finit bien ! »

Et c’est marrant parce que je revois la gynéco qui me dit « normalement on fait pas de point mais y’a une petite déchirure et… » et je la coupe « faites comme vous voulez » à deux doigts de dire je m’en fous là fais ce que tu veux et ferme là mdr. Mais ce n’aurait pas été très gentil !

« Du coup ce que j'en retire comme conseil à donner et ce que je retiens pour un futur accouchement pour moi. La péridurale bien dosée permet vraiment de sentir sans avoir mal, il ne faut pas hésiter à demander moins si besoin mais moi j'ai clairement dit que je voulais une dose légère et la personne a très bien dosé. Sur la fin je sentais moins bien mais clairement parce que j'étais très fatiguée et essoufflée. La péridurale n'empêche pas du tout d'accoucher vite visiblement xD

Je n'ai eu aucun effet secondaire derrière, j'ai été en forme dans les heures qui ont suivi dès lors que j'ai récupéré de l'effort. Attention aux courbatures punaise ! J'étais pas du tout prête à la douleur que l'effort a provoqué !!! 15 heures après l'accouchement tous mes muscles me faisaient mal comme jamais avant xD

Et globalement, si vous êtes en forme je pense que c'est tout à fait faisable d'accoucher naturellement. Certes les contractions ça fait mal mais on oublie vite entre deux douleurs. Par contre si vous êtes fatiguée, la péridurale ça peut vous permettre d'éviter une césarienne au cas où vous n'arriveriez pas à expulser le bébé dans les temps donc à vous d'évaluer le jour J. Je pense que c'est ça que je retire de l'expérience ! Après on est vite happé par bébé et tout ce dont il a besoin donc l'accouchement ça devient très rapidement un lointain souvenir. »

Je nuance mon dernier paragraphe, on est dans un état second les jours, semaines qui suivent, mais après les souvenirs peuvent très bien revenir si on s’y penche et je n’ai pas oublié non plus que ça me brûlait quand je faisais pipi et que mes courbatures ont duré pas moins de huit jours, tout ça à cause de ce sage-femme qui m’a dit « vous pousserez toujours plus fort et ça ne sera jamais assez » je le retiens ! Moi faut pas me dire ça, j’ai littéralement détruit mon corps à pousser n’importe comment en utilisant tous mes muscles même ceux qui auraient pas dû servir ! Et après coup je me demande si la péri est pas rentrée en conflit avec cet exercice de poussée. Si j’ai la chance d’avoir un deuxième enfant j’espère que je serais assez forte pour pas la demander et me faire ma propre idée.

Mais ça reste un beau moment, je revois mon cher et tendre a qui on a donné le bébé et qui ne s'y attendait pas "c'est la votre monsieur" lui dit le sage-femme en lui lâchant dans les bras sans attendre sa réponse, il vient vers moi et me dépose ma merveille pour le peau à peau. Et là c'est bon, mon cerveau se détend, je m'en fiche que le sage-femme me dise qu'un enfant c'est très bien, que la grossesse ça détruit le corps, que je dois penser à la contraception alors que ça fait 10 minutes que bébé est sorti. Moi je suis stone et heureuse, bébé est sorti. Mais Monsieur a ma grande surprise alors qu'il n'en voulait pas forcément un autre s'en est offusqué tellement fort que le souvenir me fait sourire.

Voilà, Pavé César comme on dit xD
Ton accouchement me fait bcp penser à mon 1er (péri, découragement de l'équipe, position pas du tout physio, ventouse, bradycardie, moi j ai eu épisio et recousue alors que j ai appris maintenant que valait mieux se déchirer et ne recoudre qu en dernier recours) à part que j'ai eu de la chance de ne pas avoir de faux travail. Ce vécu là m'a encore plus convaincu de tenter d accoucher sans péri pour mon ou mes bébés suivants.
 

Kikidamours

Montée de lait
Ton accouchement me fait bcp penser à mon 1er (péri, découragement de l'équipe, position pas du tout physio, ventouse, bradycardie, moi j ai eu épisio et recousue alors que j ai appris maintenant que valait mieux se déchirer et ne recoudre qu en dernier recours) à part que j'ai eu de la chance de ne pas avoir de faux travail. Ce vécu là m'a encore plus convaincu de tenter d accoucher sans péri pour mon ou mes bébés suivants.
Moi j'ai pas vraiment eu de grosse déchirure mais ça piquait quand même, on m'a pas "proposé" d'épisio.

Et au final c'était pas du tout du faux travail mais visiblement j'avais pas l'air de souffrir assez 😂

Mais oui le reste je confirme qu'on a eu une expérience similaire et qu'on en a déduit la même chose, évitons la péri la prochaine fois !
 

MoiLi

Lactarium
Moi j'ai pas vraiment eu de grosse déchirure mais ça piquait quand même, on m'a pas "proposé" d'épisio.

Et au final c'était pas du tout du faux travail mais visiblement j'avais pas l'air de souffrir assez 😂

Mais oui le reste je confirme qu'on a eu une expérience similaire et qu'on en a déduit la même chose, évitons la péri la prochaine fois !
L'épisio ne se fait plus aussi facilement qu avant. Moi j'ai eu
épisio et déchirure interne ou j ai eu des points aussi

Pour le faux travail je parlais des 5 jours avant ton accouchement ou tu n étais finalement ouverte qu'à 2. Je n'ai pas connu ça, ces jours qui fatiguent pour rien ou pas grand chose. Pour le jour J pareil on doutait que je sois en travail pr Bb1 en fait j'étais à 4 ou 5 et j ai fait la même impression à tous mes accouchements🤣

Et pour ta dernière phrase moi j'ai déjà réalisé mon souhait puisqu ici nous en sommes à Bb3🥰😊
 

Kikidamours

Montée de lait
L'épisio ne se fait plus aussi facilement qu avant. Moi j'ai eu
épisio et déchirure interne ou j ai eu des points aussi

Pour le faux travail je parlais des 5 jours avant ton accouchement ou tu n étais finalement ouverte qu'à 2. Je n'ai pas connu ça, ces jours qui fatiguent pour rien ou pas grand chose. Pour le jour J pareil on doutait que je sois en travail pr Bb1 en fait j'étais à 4 ou 5 et j ai fait la même impression à tous mes accouchements🤣

Et pour ta dernière phrase moi j'ai déjà réalisé mon souhait puisqu ici nous en sommes à Bb3🥰😊
Ah non c'était 5 jours avant mon terme théorique mais j'ai pas du tout eu d'attente j'étais à 2 et l'heure suivante j'étais à 4 xD

Mais c'est vrai que j'aurais pu mieux m'exprimer !
 

MoiLi

Lactarium
Ah non c'était 5 jours avant mon terme théorique mais j'ai pas du tout eu d'attente j'étais à 2 et l'heure suivante j'étais à 4 xD

Mais c'est vrai que j'aurais pu mieux m'exprimer !
Ah pardon j ai mal interprété. Ok tu étais à 5 jrs du terme.

Oui normalement le travail actif se manifeste par des contractions régulières et qui augmentent en intensité. Tant mieux quand c'est anarchique ça permet de se reposer si ça implique qu'elles sont plus espacées qu'un "travail classique"

Pour Bb3 je pense que les petits contractions où je n étais même pas sûre que ce soit le jour J ont du bien faire avancer les choses. Quand le travail actif s'est lancé ça a duré peu de temps.

Après pour Bb1 la péri m'a grandement ralenti voir stoppé les contractions donc là oui c'était anarchique mais artificiellement
 

Kikidamours

Montée de lait
Ah pardon j ai mal interprété. Ok tu étais à 5 jrs du terme.

Oui normalement le travail actif se manifeste par des contractions régulières et qui augmentent en intensité. Tant mieux quand c'est anarchique ça permet de se reposer si ça implique qu'elles sont plus espacées qu'un "travail classique"

Pour Bb3 je pense que les petits contractions où je n étais même pas sûre que ce soit le jour J ont du bien faire avancer les choses. Quand le travail actif s'est lancé ça a duré peu de temps.

Après pour Bb1 la péri m'a grandement ralenti voir stoppé les contractions donc là oui c'était anarchique mais artificiellement
C'est vrai qu'au final moi j'avais l'impression que c'était plutôt régulier et rapproché mais visiblement non. Mais j'étais tellement sûre de moi en arrivant que c'était "le moment" que j'ai eu du mal à me dire que c'était peut-être pas du tout en route.

Mais je te rejoins à mon avis même les petites contractions ont leur importance sinon elles n'existeraient pas !

Par contre c'est vrai que moi la péri je n'ai pas l'impression que ça a ralenti les choses ou alors ça veut dire que j'aurais vraiment accouché ultra vite à la place. Mon problème ça a surtout été de comprendre quels muscles utiliser au final, je me suis fatiguée un pour rien à certains moments.
 

Mamencha

Période de pointe
Bon bon j'ai écrit mon pavé avant d'oublier trop de détails.
Désolée pour les fautes et les grossièretés mais je n'aime pas me relire. Je l'ai fait une fois pour corriger le " plusse pire". Mon accouchement ne s'est pas très bien passé et j'avais envie d'écrire pour vider un peu mon sac aussi.

Je vais commencer non pas par l'accouchement mais par le rendez vous que j'ai eu 2 jours plutôt, rendez vous pour évoquer le projet de naissance avec une Sage Femme (SF) de l'hôpital. Je m'y rend, mais en vérité je n'ai pas envie d'accoucher au CHU. J'ai accouché du premier à domicile. Et j'aurais voulu re accoucher de la même façon. Mais comme j'ai fait une hémorragie de la délivrance je sais que ca aurait été trop compliqué de trouver une sage femme qui accepte de m'accompagner cette fois ci.
Ce sera donc la mater publique. J'essaie de voir le positif : Au moins si il y a un souci il y a la réa neonat (ce qui m'avait fait hésité pour le premier accouchement, j'avais envie de cette sécurité)
Bref, pour ce rendez vous j'ai quelque questions concernant leurs protocoles.
Je suis accueillie par une sf assez jeune, dont le visage me dit quelque chose. Je la sens un peu sur la réserve quand je pose des questions sur le cathéter, le monito en discontinu la fréquence des touchers vaginaux. Mais elle est assez patiente et rassurante. Je sors du rendez vous en ayant l'impression que je sais à quoi m'attendre. Et bien oui, il faudra passer par l'accueil et sortir sa carte vitale alors qu'on a des contractions en même temps "faut venir tôt madame pour un 2ème, mieux vaut venir trop tôt que trop tard"... Et bien oui le protocole c'est d'avoir un cathéter et même si on peut temporiser il le faut vers une ouverture du col à 5, tant qu'à faire l'accepter direct à l'arrivée. Oui le Monito c'est en continu à partir d'un moment mais elle m'a dit qu'il ne gênait pas pour bouger dans la salle. De toute facon je ne vais pas faire les 100 pas je le sais bien... Le clampage tardif c'est OK, le peau à peau direct aussi, c'est un hôpital ami des bébés ho! J'ai même eu le courage de parler de ma peur de gêner, de ce côté sauvage ou on crie et potentiellement on casse les oreilles (et pas que) à tout le monde et on est pas hyper friendly mais la aussi elle est rassurante "on a l'habitude Madame" "on vous laisse tranquille surtout sans péri" qu'elle me dit avec le sourire! Je suis rassurée par ce rendez vous.
Bon maintenant il ne reste plus qu'à attendre. Et puis peut être que je l'a voudrais la péri... On ne sait jamais !

Deux jours plus tard, 11 jours avant le terme prévu, une amie passe la journée avec nous et est sur le départ. J'ai ma première contraction douloureuse. Suivi assez rapidement d'une autre.
Je pense à l'accueil et à la carte vitale 😂.
Je presse mon mari. On appelle les grand parents pour venir chercher le grand. Non non pas à la maison, directement au CHU, ON Y VA la !
Je fini le sac avec mes affaires de toilettes et mes papiers. Je lance un timer. J'ai des contractions toutes les 5 minutes, parfois seulement 3 minutes. Elles sont courtes. Je gère.
Dans la voiture entre deux contractions j'explique a notre grand que le bébé arrive. Qu'on va se voir bientôt. Et les recommandations d'usage pour un séjour chez papi et mamie. Il est content. Arrivée sur le parking du CHU il me fait de gros câlins, et me répète ce que mon mari lui a dit de me dire "courage maman". Je le trouve tellement adorable. On n'attends pas longtemps mes beaux parents. Il nous fait des signes la main en partant. Ça y est il va être grand frère...
On descends aux urgences gyneco. Je n'attends pas mon mari qui gare la voiture car je sais que je vais faire des pauses sur le trajets. Et effectivement c'est interminable ces p*** de couloirs. Au moins c'est bien indiqué en rouge et en gras de partout. Je commence à être bien bougonne.
J'arrive devant le service. Il y a plein de gens qui attendent. Je ne pensais pas qu'il y aurait du monde. Y a des femmes enceintes mais visages sereins elles, des hommes, des vieilles dames.... J'ai des regards compatissants quand je dois me soutenir au mur et me plier un peu pour supporter la contraction. Je sonne à la porte et on me laisse entrer rapidement. On m'indique une salle d'attente avec trois petits sièges, en face de toilettes. Mon mari arrive. Je lui donne ma carte vitale et je lui dit qu'il faut que j'aille aux toilettes. On me tends un pot à remplir d'urine. J'ai une contraction puis go, je rempli le pot, une bonne chose de faite. J'arrive à aller à la selle (je suis soulagée car c'est ma hantise de faire caca partout après 😅.)
Je dois retourner au bureau pour qu'on vérifie mon identité. On me met un bracelet. Puis on me dit "il n'y a pas de salle de naissance disponible". Euh... OK je vais accoucher dans le couloir.
On m'installe à côté des fameuses toilettes. La salle ressemble pour moi à une salle de naissance y a un lit, des appareils, un peu de place autour. Je suis contente je vais pouvoir aller aux toilettes facilement ! (oui c'est une obsession haha)
On vient me donner une blouse et me poser un monito, il n'y aura de noté sur l'appareil qu'un message d'erreur. Ça n'inquiète personne alors moi non plus.
Il y a du monde dans la salle d'attente et donc devant les toilettes. En plus ils ont installé leurs appareils pour tester l'urine dedans et donc il y a très souvent du personnel médical aussi, je demande un bassin car j'ai peur de me retrouver devant une porte fermée. Une étudiante me demande si c'est OK pour un toucher vaginal. C'est OK. Elle m'annonce que le col est dilaté à 5. Mon mari lâche un "déjà !!" Je lui dis à que ça ne veut pas dire grand chose sur la durée de l'accouchement, ça peut ralentir... On me propose d'aller en salle naissance en marchant ou en fauteuil. J'y vais en marchant, les toilettes s'éloignent... Je suis deg.
On nous lâche dans une salle plus grande, les contractions deviennent vraiment douloureuses. Une SF se présente mais je sais à peine où je suis, y a une grande image de coucher de soleil, j'ai déjà oublié le prénom de l'étudiante, et le sien.
Elle sort, j'utilise le bassin qu'on m'avait donné précédemment, je jette le sac plastique et ce qu'il contient et je demande à mon mari qu'au prochain passage de la SF il redemande un sac plastique. J'ai envie de me mettre à 4 pattes parterre entre le lit et la "paillasse" mais je me retiens. Je ne veux pas passer pour une bizarre. Je suis mal à l'aise avec les passages, j'ai l'impression que n'importe qui peut rentrer n'importe quand. J'ai trop mal pour en parler à mon mari.
Je trouve une position ou la douleur et gérable et où mon intimité et préservée.
Je suis de côté par rapport à la porte, le'lit est assez haut. J'ai la jambe gauche tendue avec le pied au sol et la jambe droite pliée, genou posé sur le matelas. Je râle/gémi pendant les contractions.
La sf rentre avec aussi un homme (sf ? Ash? Je ne sais pas, sur le moment je n'ai pas compris/ entendu). Mon mari demande un sac plastique pour le bassin. Il y a un flottement puis on lui répond que j'ai qu'à aller aux toilettes. Et la je commence à me dire "ils sont c*ns ou quoi ? ". Déjà parce que j'ai aucune idée d'où sont les p***de toilettes et surtout parce que j'ai des contractions hyper douloureuses et rapprochées je ne me sens pas DU TOUT de faire même 3 mètres. Je me dis à moi même "mais elle ne voit pas mon état?!". Mon mari se justifie, "oui... non mais... Vous savez... Je pense qu'elle a vraiment très mal la, ça l'a rassurerait..." et on lui donne finalement un sac. Je le béni.
On me met un monito.
Puis la sf m'explique qu'elle va me poser le cathéter. J'ai une contraction et je la regarde tripoter ma main droite. Quand la contraction se finit j'articule" non pas dans la main ! "
Elle me répond "oh oui mais au poignet ça roule là, moi j'en suis à 10h de garde. Donc je vais faire ce que je peux hein"
Elle essaie de piquer au poignet "je vous l'avais dit... Ca roule" elle sort l'aiguille et va pour me piquer la main quand j'ai une contraction je l'arrête d'un "Non!" (et peut être en lui tenant la main ?je ne sais plus) et puis j'essaie de gérer la douleur et elle me dit "OK on voit après la contraction".

Elle est vraiment douloureuse. Je gémi et j'ai un peu honte d'entendre le bruit que je fais mais de toute façon je ne peux pas vraiment m'en empêcher, et j'ai comme une deuxième contraction à la suite. Sans pause entre les deux. Je me dit que je suis déjà fatiguée. J'ai un peu peur pour la suite.
La sf me sort, en regardant les courbes du monito il me semble:"eh bien elles sont si longues que ça vos contractions ? "
Et la je pense "QUOI ?!" et je la vois qui attends pour me mettre le cathéter et je me dis "C**'asse!! " Parce que je suis bien vénère, que j'ai mal, et que oui je te fais attendre 2 minutes mais je suis entrain d'accoucher pas de simuler.. Je commence à me dire que ça me fait chier d'être là.
J'entends mon mari se justifier à ma place "vous savez elle n'est pas chochotte ma femme, je l'ai déjà vu accoucher, la je pense qu'elle a vraiment très mal". Je sais qu'il essaie de calmer le jeu. Il me connaît. Et il doit bien se douter que la remarque de la SF me rend, intérieurement, dingue.
Elle me demande si je sens que ça pousse ou si j'ai juste mal. Je dis que je n'en sais rien si ça pousse que j'ai juste très mal pendant les contractions.
Elle réussi à mettre le catheter sur ma main droite. Ça me brûle mais par rapport aux contractions ce n'est rien.
Mon mari demande ce qu'il y a dans la perf, on lui réponds un peu sèchement "des ions" ah ben oui ça lui parle ça évidemment .. Ca m'énerve encore.
Je monte à 4 pattes sur le lit, je demande à mon mari le bassin, et j'ai encore des selles.
Deux ou trois contractions plus tard mon mari me fait remarquer que j'ai du sang sur la main. Je vois que le cathéter est arraché et pendouille, que j'ai une petite bosse de liquide en sous cutanée. Il n'y a pas beaucoup de sang. Je suis tellement blasée. Pour cette main c'est mort. Je n'ai tellement pas envie d'être repiqué, je me maudits de ne pas avoir fait attention. Il me demande si il doit aller chercher quelqu'un, je lui dis que non, je sens que ça va l'exaspérer en plus l'autre. Je lui dit qu'on en parlera à la prochaine blouse rose qui passe dans la chambre. J'espère que la garde de la vilaine est bientôt finie et qu'une autre sf toute fraîche viendra à la place.
Puis ensuite tout s'enchaîne assez vite. Je sens comme un "engagement" beaucoup plus bas. Pour le premier je me rapelle l'avoir senti descendre puis remonter. La je ne sens que descendre. Ça pousse. Je le dis à mon mari qui ne sait pas trop quoi faire de l'info.
La contraction suivante j'entends/je sens la rupture de la poche des eaux. Un peu de liquide coule. Je sens le bébé très bas. Je panique pendant quelques secondes. J'ai l'impression qu'on est arrivé il y a trop peu de temps, que je vais me déchirer, je me dis que c'est impossible que mon périnée soit déjà prêt, il n'y a que nous dans la pièce, et je vais me faire une déchirure grave c'est certain.
Je met mes mains sur ma vulve et je sens qu'elle n'est pas loin. Je dis à mon mari "elle arrive, appelle quelqu'un ! ". Et la, arrive.... la même SF! Rapidement exaspérée que je n'ai plus de cathéter.
"j'ai pas de cathéter, pas de monito, vous avez déjà fait une hémorragie de la délivrance" je me dis qu'il y a de la peur dans sa voix. Et qu'il faut être vraiment c**ne pour avoir l'idée de rappeler à une femme qui est entrain d'accoucher les complications de son précédent accouchement! Comme si ça aller changer quoi que ce soit à la situation. Penser à ca me détourne un peu de la peur que j'ai de me déchirer, j'arrive à me dire "essaie de te détendre peut être que ça poussera moins fort pendant les prochaines contractions". Je voudrais grappiller des secondes pour laisser du temps à mon périnée.
Je reprends mon calme. La sf passe sur le côté, un peu derrière moi.
"vous pourriez vous tourner de l'autre côté la je ne peux pas vous examiner". (comprendre mettre la tête du côté de la tête de lit, j'étais à 4 pattes dans le sens inverse) Je ne bouge pas, je sens la tête de mon bébé sous mes doigts c'est mort que je me tourne ou même que je bouge d'un millimètre. Je veux grappiller des secondes. Je respire calmement.

J'ai les mains devant ma vulve. Je ne veux qu'elle ne touche à rien cette c*nne. J'ai peur qu'elle foute ses doigts, qu'elle me fasse mal, elle a l'air d'avoir peur et d'avoir envie de voir et surtout "de faire" . Quitte a faire n'importe quoi (c'est ce que je me dis sur le moment certainement qu'elle n'aurait pas fait n'importe quoi hein, mais j'étais sur la défensive x10000).
Elle commence à s'énerver, m'engueule "si vous vouliez accoucher seule ça servait à rien de venir hein"
Je me dis qu'effectivement j'accouche seule. Et que c'est elle qui ne sert à rien. Je suis entrain de grappiller des secondes!! m*rde lâchez Moi!! C'est un moment suspendu. Je voudrais qu'elle sorte. Je regarde mon mari, j'articule le plus clairement possible "fait-la-sortir". Je sens le flottement dans la pièce. Ils parlent entre eux. Mon mari essaie encore de faire descendre la tension.
Je sens revenir une contraction j'essaie de me détendre.
Elle réalise soudain qu'il suffit de baisser la tête de lit si elle veut mieux y voir. J'entends le petit bruit "Bbvvvvvvvbbbvvv" de la tête de lit qui descends doucement.
La tête de ma fille sort. Je m'attends à une douleur indicible, j'essaie de m'y préparer, à une sensation de brûlure, le fameux "cercle de feu", et à la vision de sang sur les draps. Mais non. Je n'ai pas mal à la vulve, je jette un rapide coup d'œil entre mes jambes et je vois juste que c'est trempé de liquide amniotique. La couleur est un peu louche. J'ai peut être eu encore des selles... Mais pas de sang. Je me dis que peut être je vais me déchirer pour les épaules.
Et la je l'entend qui me dit d'une voix paniquée "elle est violette, Va FALLOIR POUSSER ! "
Je me dis en une fraction de seconde que c'est littéralement hors de question que je pousse quoi que ce soit. Que j'ai rien poussé jusqu'ici bien au contraire. Pousser pourquoi faire ? C'est évident qu'elle va sortir, suffit d'attendre la prochaine contraction... Je me dis qu'elle est trop c**nne (oui encore une fois !) et je trouve ça fou qu'elle ne comprenne pas que je vais me déchirer !!!
Elle me répète (paniquée ?) qu'il faut pousser. Je n'ai absolument pas envie de parler je fais un effort sur humain pour lui répondre juste "tout-va-bien"
Mon mari se déplace pour regarder la tête de notre fille. Il me dit "oui ninette elle est violette" et je me dis "mais pu**in elle a un cordon!!" , car me reviennent les cours de préparation qu'on a eu pour l'accouchement à domicile.

C'était ma hantise un bébé qui ne respire pas. Je me rappelle très bien de notre sf qui me dit que quand il passe la tête il y a un moment sans bruit, il ne faut pas croire qu'il est mort, il fera du bruit quand le corps sortira. Qu'il peut y avoir une pause entre les deux, avant le passage des épaules. D'ailleurs, si je m'en souviens si bien, c'est que mon grand était passé tout d'un coup. Moi, persuadée qu'il y aurait la tête-une pause-le reste, je n'avais pas mis les mains pour le rattraper et il était donc "tombé". Bon pas de bien haut hein mais je m'en étais voulu un moment...
Mais bon je ne suis pas SF, je commence aussi à m'inquiéter à propos de ce bébé violet.

La contraction suivante arrive et elle sort. Je sens le bébé glisser entre mes doigts, la SF l'attrape. Elle est derrière moi, je me tourne pour la regarder, elle fait des petits bruits, y a des bulles autour de sa bouche, elle a l'air vivante. La SF "et ouais le liquide est meco en plus"
Elle me l'a fait passer sous la jambe pour que je puisse la prendre. Ma fille est effectivement violette et avec des selles sur elle. Ça ne ressemble pas à des selles de bébé donc je me demande si ce n'est pas les miennes. Elle crache un peu de liquide jaune. Je demande si ce n'est pas grave. On me rassure. Parce que oui entre temps il y a d'autres personnes qui sont arrivés dans la pièce (je ne sais absolument pas quand) Une jeune fille qui me pique le bras gauche et dont je n'écoute absolument pas les consignes, le monsieur du début (qui apparement est SF) ....
Et moi j'essaie d'avoir un œil sur ma fille et un œil sur l'autre qui s'installe entre mes jambes pour la délivrance.
De tout ce qui suivra je ne me rapelle pas très bien. Je sens en tout cas qu'elle est bien plus détendue. Elle est douce et souriante. Elle me dit qu'il n'y aura aucun point à faire.

Je sais qu'on a coupé le cordon rapidement (contrairement à ce que je voulais) qu'on m'a appuyé sur le bide. On m'a foutu les pieds sur les étriers sans trop me demander quoi que soit. Qu'on m'a demandé de pousser mais je ne sentais rien. Je la revois tourner le cordon sur lui même, tirer un peu dessus et moi me demander si elle faisait de la merde ou non. J'étais bizarrement comme en apesanteur. Très docile. Je voulais juste que la SF soit à l'aise et fasse de son mieux.-Ne pas perdre trop de sang- comme un espèce d'objectif qui ne dépend pas de ma volonté. Je n'avais aucune confiance en elle. Je la surveillais mais tout en ne connaissant que dalle à son job. Donc je surveillais juste mes sensations, ses expressions. Est ce qu'elle à l'air inquiète ? Est ce qu'elle a l'air de faire un geste sur ? Est ce que j'ai mal ?
C'était très bizarre. Avec le recul je me dis que c'était complètement absurde cette "vigilance" mais impossible de s'en empêcher sur le moment. Je la revois aussi inspecter le placenta et l'ouvrir. Je me suis rendu compte que j'avais très peu regardé le truc pour la précédente grossesse.
Elle discute avec moi comme si de rien était. "ho je connais bien la SF qui vous a fait accoucher la première fois, je suis la marraine d'une de ses filles"...
OK.. La lecture de mon dossier à du être sélective. J'ai envie de ne plus la revoir. Jamais.

J'étais en même temps heureuse d'avoir ma fille. Déjà inquiète de la tété d'accueil. On note sur son bracelet son prénom et "19h33" et je n'en crois pas mes oreilles. J'ai eu les premières contractions vers 17h30, à 18h on partait de la maison... C'était vraiment rapide ! Mais intense !
On nous laisse dans la salle, je suis en surveillance. On envoie des nouvelles à nos familles. Puis rapidement on parle un peu de la façon dont s'est passé cet accouchement avec mon mari, il est à peu près 22h et c'est le moment choisi par la SF pour revenir "bon après 2 heures d'heures supplémentaires je suis toujours là.." je crois rêver...
"je venais pour m'excuser, je n'ai pas été très sympa avec vous tout à l'heure"
J'ai répondu quelque chose du style "c'est bien de faire la démarche de venir en parler" mais j'ai pas envie de batailler. Elle échange quelques mots avec mon mari. Et moi je me rends compte que quand même, je ne vais certainement pas re accoucher et que je vais garder globalement un mauvais souvenir de cet accouchement. Je trouve ça dommage. Car médicalement on ne peut pas rêver mieux. Rapide, tout le monde va bien etc...
A la maternité j'en ai parlé avec le psy qui m'a encouragé à écrire à la cadre de service. Je ne sait pas encore si je vais le faire. À la fois j'en veux à cette sage femme et en même temps on est tous humain et il n'y a pas eu d'erreur grave de faite. Je me laisse un peu de temps pour y réfléchir.
 

Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Merci pour ton récit @Mamencha ❤️
Je suis élue, de la naissance 🥰 et du non respect de ce moment tellement important. :calin:
Tu peux simplement imprimer ce que tu as écrit ici et l'envoyer au service, c'est ton récit d'accouchement, c'est précieux d'avoir l'envers de leur monde. Même s'il y a tes insultes intérieures 🤭
 

Trésor

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
Quelle belle naissance tu as géré @Mamencha , oui on a vraiment la sensation que tu l’as faite solo, avec ton mari en ange-gardien en face du corps médical peu soutenant sur le moment, tu es une vraie guerrière 😍
Bravo à toi et ta fille pour ce super travail !

Je partage ton ressenti, c’est dommage que ce beau moment ait été entaché des réactions de cette sage-femme visiblement fatiguée de sa fin de garde mais elle n’aurait jamais dû le laisser paraître, c’est son travail de soutenir, de rassurer, de faire au mieux, et de ne pas faire passer ses ressentis avant ceux de la maman !
Courage pour digérer ça et le laisser au second plan, pour ne laisser qu’au premier un bel accouchement physio 😍🫶
 

rebeccapneu

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
Félicitations !

Je suis désolée pour toi que l'accompagnement ne se soit pas passé comme tu le souhaitais. Heureusement que tu as un conjoint au top !

C'est un bon signe si tu as pu en parler avec la psy, si la SF est revenue te voir... Et il y a aussi la consultation post partum qui est faite pour ça, elle permet un debrief un peu plus à froid.

Je rejoins @Trésor c'est effectivement à la SF de soutenir sans se laisser envahir par des ressentis mais je nuance : on n'arrive pas toujours à mettre nos émotions de côté, même quand on fait de son mieux.
 

Mamencha

Période de pointe
Merci pour vos gentils messages.
La consultation psy à été super. Heureusement qu'une des sf de la mater me l'a proposé.
J'ai hésité à dire oui, car je ne me sentais pas traumatisé juste en colère et déçue . Je me disais que d'autres mamans en aurait peut être bien plus besoin. Mais j'ai finalement dit oui. Aussi parce que les sages femmes de la mater évitaient le sujet. Elles me demandaient "ça s'est bien passé l'accouchement?" avec un grand sourire et semblaient un peu desarconnées quand je répondais "pas trop". J'imagine que sur le papier c'était juste "voie basse rapide sans complication aucune etc". Et puis...
J'ai eu l'impression qu'il y avait un malaise à parler de leurs collègues de façon négative, ce que je peux comprendre (mais je peut me tromper aussi). Il y en a une qui est revenue quelques heures après que je lui ai parlé de l'accouchement pour me dire "ah oui j'ai regardé l'horaire de votre accouchement..
C'est vrai que c'est mal tombé... et c'est vrai que la sage femme avait assuré 10 accouchements avant".
Je ne me suis pas senti entendue.

La consultation psy était très différente. J'ai été écouté, il s'est même "excusé" que j'ai eu à vivre ça. Il n'a pas enfoncé le clou. Mais simplement rappelé qu'il s'agit d'une maternité de type 3, que les sf sont formées. Que même fatiguée on doit pouvoir gérer des urgences avec calme et tact. Bon. J'ai lâché ma petite larme. Ça a étonné mon mari. Et lui aussi a pu exprimer son malaise d'avoir ce rôle d'intermédiaire et finalement presque de protecteur qu'il n'avait pas à avoir. (puis les doutes que ça engendre: est ce que j'ai bien fait /bien dit)...
 

LaMangue

Hyperlactation
Je suis assez partagée lorsque je lis des témoignages comme le tien - et plus généralement lorsque ça concerne le médical, entre la réaction "le professionnel de santé doit pouvoir prendre sur lui dans un moment aussi important" et "on a face à soi des êtres humains qui bossent dans des conditions souvent très difficiles et qui sont endurcis face à leurs patients".

C'est triste que tu n'aies pas vécu un accouchement serein et c'est une bonne chose que tu voies un psy à ce sujet. C'est important je trouve de faire rapidement "la paix" avec un moment pareil lorsqu'il s'est mal passé.

En revanche si tu souhaites écrire au CHU, je te conseillerais d'écrire quelque chose à tête reposée. Les insultes c'est bien pour vider son sac mais je ne pense pas que ce soit constructif dans ce genre de cas de figure :lol:
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
ça ne se fait pas de casser du sucre sur le dos d'un collègue (dans n'importe quel métier je crois), ça ne peut pas aller plus loin que "ah désolée, c'est mal tombé, toutes nos excuses"... même si la nana est réputée pour être peau de vache, mal gérer la pression, ou que c'est une fille super mais que là elle en plein divorce ou qu'on l'a rappelée sur ses vacances car sous-effectif, on ne va pas te le dire, ce serait déplacé, et ce n'est pas ton problème au final.
Je ne suis pas sûre que ça aiderait d'écrire à la qualité dans ce cas précis, il n'y a pas eu de faute ou de pb de procédure, c'est une question de personne - sauf à demander s'ils ont assez de SF en salle pour alléger la pression, mais ça ne va sans doute pas déboucher sur grand chose de concret. Le débrief psycho est plus pertinent.
 

Lunebleu

Montée de lait
J'ai adoré lire vos récits d'accouchement et ça me replonge dans le mien ! Premier bébé ici, née 10 jours en avance. Elle est née un lundi et je me souviens que la veille dimanche, j'étais imbuvable et très irritable avec mon pauvre conjoint. J'ai encore le message envoyé à ma mère qui disait "j'en ai marre de tout."
Alors lundi je me lève, je me sens bizarre et je le dis à mon conjoint. Exceptionnellement, il doit aller au bureau et on rigole, ça doit être un faux travail, ahahah.... Ce matin-là, je vais en ville m'acheter des dattes pour maturer le col blablabla, je suis à 38 SA et ma crainte est d'être déclenchée car j'ai du diabète gestationnel, d'ailleurs j'avais rendez-vous le vendredi avec le chef de la maternité.... Qui me verra jamais. :fou:
Donc je marche en ville tout le matin, je rentre à 11h chez moi et quand même, j'ai mal... J'informe mon conjoint et commence à compter les contractions, bon 7min d'intervalle, ça va. Vers 12h30 j'appelle la maternité, premier bébé, soyez pas pressé madame, vous allez probablement pas accoucher aujourd'hui, ahahah....
14h, je dis à mon conjoint que j'ai très mal, qu'il faut qu'il rentre, que je me demande si ce n'est pas aujourd'hui... 15h je rappelle la maternité, j'ai mal, on me dit de prendre 1g de paracétamol, de me mettre au bain, ça va aller madame, soyez pas pressé. Mon conjoint bosse, je gère tout toute seule, 4 pattes sur le lit, plier le linge (?!), bref déni complet. Je me fous dans la baignoire vers 15h30, j'ai mal, vraiment mal. Je me tord, ça pue cette histoire.
Finalement 15min plus tard, je sors, j'ai très très mal. Et là, je hurle, je saigne, je me tiens au mur. Mon conjoint était en visio avec le boulot, il arrive en courant et me dit "ok là on va à la maternité." Je pleure, incapable d'appeler la maternité, je vais sur les chiottes, nue, ça pousse. Il voit que j'appelle pas, il appelle, il panique, dit que j'ai mal, que je hurle. La sage-femme veut me parler, je hurle et elle dit "ah oui vous avez mal madame, bon ok venez, mais bon c'est votre premier bébé, vous n'accoucherez pas aujourd'hui, ahahah".... Monsieur appelle un taxi, moi je m'habille péniblement, enfin habillée, du ballon, je me tiens au mur. Monsieur va attendre dehors le taxi, il vient me chercher quand le taxi est là. Heureusement 5min et on est à la maternité.
On arrive à 16h15 à la maternité, j'arrive à l'accueil, mais j'ai mal, je me tord. On me dit d'aller directement en salle d'accouchement, monsieur m'accompagne. On a pas les bracelets, blabla, la sage-femme l'envoie les chercher et m'accompagne en salle de travail. Je me tiens au mur, on m'encourage. On va me déshabiller, je suis dans un état second. Il faut savoir que deux semaines auparavant, lors du dernier contrôle gynécologique, la gynéco avait trouvé ma fille "basse" et elle avait la tête vers les étoiles comme on dit, donc elle m'avait prévenu d'un accouchement potentiellement douloureux si elle ne se tournait pas.
La sage-femme me regarde et me dit "vous voulez une bonne nouvelle ?" je me dis qu'elle va me dire que ma fille s'est tournée et elle me sort "vous êtes à 10 madame". Je cligne des yeux, genre 10 ?! Je dis que c'est impossible, je me tord, je pleure, je dis que ce n'est pas vrai, de vérifier encore. Elle me dit que je vais accoucher et avec mon conjoint on est ému. Il sort "elle va accoucher aujourd'hui ?" Et la sage-femme nous sourit, on doit être comique.
Donc pas de péridural, je m'y étais préparée car ma mère n'avait pas eu le temps de l'avoir pour moi. J'ai mal et entre les contractions, je suis shootée. Je voulais accoucher à quatre pattes, mais trop mal, je le ferai sur le côté. Ce fut une expérience très étrange, entre la douleur, les cris que je poussais, mon conjoint a été très impressionné et en a parlé à notre entourage pendant des jours après. Une des sage-femme m'aidera en poussant une de mes jambes contre mon ventre.
A 17h27 ma petite puce est arrivée ! Je me souviens de la brûlure du cercle de feu, de me dire que je veux que tout s'arrête, mais bon trop tard pour tout arrêter hein. :fou:La sage-femme m'avait proposé de mettre ma main au niveau de la vulve pour sentir la tête, j'ai refusé, je sais pas pourquoi ça me terrifiait.
J'avoue que la douleur, c'était la pire douleur de ma vie, j'ai cru mourir. Je me dis qu'aucune douleur ne peut surpasser ce que j'ai ressenti. Et d'un côté, moi qui voulais faire sans péridural, et ben je suis contente de pas avoir eu le choix... Bon d'un côté j'ai peur des aiguilles, dixit la meuf tatouée. :fou:
 
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