Bon bon j'ai écrit mon pavé avant d'oublier trop de détails.
Désolée pour les fautes et les grossièretés mais je n'aime pas me relire. Je l'ai fait une fois pour corriger le " plusse pire". Mon accouchement ne s'est pas très bien passé et j'avais envie d'écrire pour vider un peu mon sac aussi.
Je vais commencer non pas par l'accouchement mais par le rendez vous que j'ai eu 2 jours plutôt, rendez vous pour évoquer le projet de naissance avec une Sage Femme (SF) de l'hôpital. Je m'y rend, mais en vérité je n'ai pas envie d'accoucher au CHU. J'ai accouché du premier à domicile. Et j'aurais voulu re accoucher de la même façon. Mais comme j'ai fait une hémorragie de la délivrance je sais que ca aurait été trop compliqué de trouver une sage femme qui accepte de m'accompagner cette fois ci.
Ce sera donc la mater publique. J'essaie de voir le positif : Au moins si il y a un souci il y a la réa neonat (ce qui m'avait fait hésité pour le premier accouchement, j'avais envie de cette sécurité)
Bref, pour ce rendez vous j'ai quelque questions concernant leurs protocoles.
Je suis accueillie par une sf assez jeune, dont le visage me dit quelque chose. Je la sens un peu sur la réserve quand je pose des questions sur le cathéter, le monito en discontinu la fréquence des touchers vaginaux. Mais elle est assez patiente et rassurante. Je sors du rendez vous en ayant l'impression que je sais à quoi m'attendre. Et bien oui, il faudra passer par l'accueil et sortir sa carte vitale alors qu'on a des contractions en même temps "faut venir tôt madame pour un 2ème, mieux vaut venir trop tôt que trop tard"... Et bien oui le protocole c'est d'avoir un cathéter et même si on peut temporiser il le faut vers une ouverture du col à 5, tant qu'à faire l'accepter direct à l'arrivée. Oui le Monito c'est en continu à partir d'un moment mais elle m'a dit qu'il ne gênait pas pour bouger dans la salle. De toute facon je ne vais pas faire les 100 pas je le sais bien... Le clampage tardif c'est OK, le peau à peau direct aussi, c'est un hôpital ami des bébés ho! J'ai même eu le courage de parler de ma peur de gêner, de ce côté sauvage ou on crie et potentiellement on casse les oreilles (et pas que) à tout le monde et on est pas hyper friendly mais la aussi elle est rassurante "on a l'habitude Madame" "on vous laisse tranquille surtout sans péri" qu'elle me dit avec le sourire! Je suis rassurée par ce rendez vous.
Bon maintenant il ne reste plus qu'à attendre. Et puis peut être que je l'a voudrais la péri... On ne sait jamais !
Deux jours plus tard, 11 jours avant le terme prévu, une amie passe la journée avec nous et est sur le départ. J'ai ma première contraction douloureuse. Suivi assez rapidement d'une autre.
Je pense à l'accueil et à la carte vitale

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Je presse mon mari. On appelle les grand parents pour venir chercher le grand. Non non pas à la maison, directement au CHU, ON Y VA la !
Je fini le sac avec mes affaires de toilettes et mes papiers. Je lance un timer. J'ai des contractions toutes les 5 minutes, parfois seulement 3 minutes. Elles sont courtes. Je gère.
Dans la voiture entre deux contractions j'explique a notre grand que le bébé arrive. Qu'on va se voir bientôt. Et les recommandations d'usage pour un séjour chez papi et mamie. Il est content. Arrivée sur le parking du CHU il me fait de gros câlins, et me répète ce que mon mari lui a dit de me dire "courage maman". Je le trouve tellement adorable. On n'attends pas longtemps mes beaux parents. Il nous fait des signes la main en partant. Ça y est il va être grand frère...
On descends aux urgences gyneco. Je n'attends pas mon mari qui gare la voiture car je sais que je vais faire des pauses sur le trajets. Et effectivement c'est interminable ces p*** de couloirs. Au moins c'est bien indiqué en rouge et en gras de partout. Je commence à être bien bougonne.
J'arrive devant le service. Il y a plein de gens qui attendent. Je ne pensais pas qu'il y aurait du monde. Y a des femmes enceintes mais visages sereins elles, des hommes, des vieilles dames.... J'ai des regards compatissants quand je dois me soutenir au mur et me plier un peu pour supporter la contraction. Je sonne à la porte et on me laisse entrer rapidement. On m'indique une salle d'attente avec trois petits sièges, en face de toilettes. Mon mari arrive. Je lui donne ma carte vitale et je lui dit qu'il faut que j'aille aux toilettes. On me tends un pot à remplir d'urine. J'ai une contraction puis go, je rempli le pot, une bonne chose de faite. J'arrive à aller à la selle (je suis soulagée car c'est ma hantise de faire caca partout après

.)
Je dois retourner au bureau pour qu'on vérifie mon identité. On me met un bracelet. Puis on me dit "il n'y a pas de salle de naissance disponible". Euh... OK je vais accoucher dans le couloir.
On m'installe à côté des fameuses toilettes. La salle ressemble pour moi à une salle de naissance y a un lit, des appareils, un peu de place autour. Je suis contente je vais pouvoir aller aux toilettes facilement ! (oui c'est une obsession haha)
On vient me donner une blouse et me poser un monito, il n'y aura de noté sur l'appareil qu'un message d'erreur. Ça n'inquiète personne alors moi non plus.
Il y a du monde dans la salle d'attente et donc devant les toilettes. En plus ils ont installé leurs appareils pour tester l'urine dedans et donc il y a très souvent du personnel médical aussi, je demande un bassin car j'ai peur de me retrouver devant une porte fermée. Une étudiante me demande si c'est OK pour un toucher vaginal. C'est OK. Elle m'annonce que le col est dilaté à 5. Mon mari lâche un "déjà !!" Je lui dis à que ça ne veut pas dire grand chose sur la durée de l'accouchement, ça peut ralentir... On me propose d'aller en salle naissance en marchant ou en fauteuil. J'y vais en marchant, les toilettes s'éloignent... Je suis deg.
On nous lâche dans une salle plus grande, les contractions deviennent vraiment douloureuses. Une SF se présente mais je sais à peine où je suis, y a une grande image de coucher de soleil, j'ai déjà oublié le prénom de l'étudiante, et le sien.
Elle sort, j'utilise le bassin qu'on m'avait donné précédemment, je jette le sac plastique et ce qu'il contient et je demande à mon mari qu'au prochain passage de la SF il redemande un sac plastique. J'ai envie de me mettre à 4 pattes parterre entre le lit et la "paillasse" mais je me retiens. Je ne veux pas passer pour une bizarre. Je suis mal à l'aise avec les passages, j'ai l'impression que n'importe qui peut rentrer n'importe quand. J'ai trop mal pour en parler à mon mari.
Je trouve une position ou la douleur et gérable et où mon intimité et préservée.
Je suis de côté par rapport à la porte, le'lit est assez haut. J'ai la jambe gauche tendue avec le pied au sol et la jambe droite pliée, genou posé sur le matelas. Je râle/gémi pendant les contractions.
La sf rentre avec aussi un homme (sf ? Ash? Je ne sais pas, sur le moment je n'ai pas compris/ entendu). Mon mari demande un sac plastique pour le bassin. Il y a un flottement puis on lui répond que j'ai qu'à aller aux toilettes. Et la je commence à me dire "ils sont c*ns ou quoi ? ". Déjà parce que j'ai aucune idée d'où sont les p***de toilettes et surtout parce que j'ai des contractions hyper douloureuses et rapprochées je ne me sens pas DU TOUT de faire même 3 mètres. Je me dis à moi même "mais elle ne voit pas mon état?!". Mon mari se justifie, "oui... non mais... Vous savez... Je pense qu'elle a vraiment très mal la, ça l'a rassurerait..." et on lui donne finalement un sac. Je le béni.
On me met un monito.
Puis la sf m'explique qu'elle va me poser le cathéter. J'ai une contraction et je la regarde tripoter ma main droite. Quand la contraction se finit j'articule" non pas dans la main ! "
Elle me répond "oh oui mais au poignet ça roule là, moi j'en suis à 10h de garde. Donc je vais faire ce que je peux hein"
Elle essaie de piquer au poignet "je vous l'avais dit... Ca roule" elle sort l'aiguille et va pour me piquer la main quand j'ai une contraction je l'arrête d'un "Non!" (et peut être en lui tenant la main ?je ne sais plus) et puis j'essaie de gérer la douleur et elle me dit "OK on voit après la contraction".
Elle est vraiment douloureuse. Je gémi et j'ai un peu honte d'entendre le bruit que je fais mais de toute façon je ne peux pas vraiment m'en empêcher, et j'ai comme une deuxième contraction à la suite. Sans pause entre les deux. Je me dit que je suis déjà fatiguée. J'ai un peu peur pour la suite.
La sf me sort, en regardant les courbes du monito il me semble:"eh bien elles sont si longues que ça vos contractions ? "
Et la je pense "QUOI ?!" et je la vois qui attends pour me mettre le cathéter et je me dis "C**'asse!! " Parce que je suis bien vénère, que j'ai mal, et que oui je te fais attendre 2 minutes mais je suis entrain d'accoucher pas de simuler.. Je commence à me dire que ça me fait chier d'être là.
J'entends mon mari se justifier à ma place "vous savez elle n'est pas chochotte ma femme, je l'ai déjà vu accoucher, la je pense qu'elle a vraiment très mal". Je sais qu'il essaie de calmer le jeu. Il me connaît. Et il doit bien se douter que la remarque de la SF me rend, intérieurement, dingue.
Elle me demande si je sens que ça pousse ou si j'ai juste mal. Je dis que je n'en sais rien si ça pousse que j'ai juste très mal pendant les contractions.
Elle réussi à mettre le catheter sur ma main droite. Ça me brûle mais par rapport aux contractions ce n'est rien.
Mon mari demande ce qu'il y a dans la perf, on lui réponds un peu sèchement "des ions" ah ben oui ça lui parle ça évidemment .. Ca m'énerve encore.
Je monte à 4 pattes sur le lit, je demande à mon mari le bassin, et j'ai encore des selles.
Deux ou trois contractions plus tard mon mari me fait remarquer que j'ai du sang sur la main. Je vois que le cathéter est arraché et pendouille, que j'ai une petite bosse de liquide en sous cutanée. Il n'y a pas beaucoup de sang. Je suis tellement blasée. Pour cette main c'est mort. Je n'ai tellement pas envie d'être repiqué, je me maudits de ne pas avoir fait attention. Il me demande si il doit aller chercher quelqu'un, je lui dis que non, je sens que ça va l'exaspérer en plus l'autre. Je lui dit qu'on en parlera à la prochaine blouse rose qui passe dans la chambre. J'espère que la garde de la vilaine est bientôt finie et qu'une autre sf toute fraîche viendra à la place.
Puis ensuite tout s'enchaîne assez vite. Je sens comme un "engagement" beaucoup plus bas. Pour le premier je me rapelle l'avoir senti descendre puis remonter. La je ne sens que descendre. Ça pousse. Je le dis à mon mari qui ne sait pas trop quoi faire de l'info.
La contraction suivante j'entends/je sens la rupture de la poche des eaux. Un peu de liquide coule. Je sens le bébé très bas. Je panique pendant quelques secondes. J'ai l'impression qu'on est arrivé il y a trop peu de temps, que je vais me déchirer, je me dis que c'est impossible que mon périnée soit déjà prêt, il n'y a que nous dans la pièce, et je vais me faire une déchirure grave c'est certain.
Je met mes mains sur ma vulve et je sens qu'elle n'est pas loin. Je dis à mon mari "elle arrive, appelle quelqu'un ! ". Et la, arrive.... la même SF! Rapidement exaspérée que je n'ai plus de cathéter.
"j'ai pas de cathéter, pas de monito, vous avez déjà fait une hémorragie de la délivrance" je me dis qu'il y a de la peur dans sa voix. Et qu'il faut être vraiment c**ne pour avoir l'idée de rappeler à une femme qui est entrain d'accoucher les complications de son précédent accouchement! Comme si ça aller changer quoi que ce soit à la situation. Penser à ca me détourne un peu de la peur que j'ai de me déchirer, j'arrive à me dire "essaie de te détendre peut être que ça poussera moins fort pendant les prochaines contractions". Je voudrais grappiller des secondes pour laisser du temps à mon périnée.
Je reprends mon calme. La sf passe sur le côté, un peu derrière moi.
"vous pourriez vous tourner de l'autre côté la je ne peux pas vous examiner". (comprendre mettre la tête du côté de la tête de lit, j'étais à 4 pattes dans le sens inverse) Je ne bouge pas, je sens la tête de mon bébé sous mes doigts c'est mort que je me tourne ou même que je bouge d'un millimètre. Je veux grappiller des secondes. Je respire calmement.
J'ai les mains devant ma vulve. Je ne veux qu'elle ne touche à rien cette c*nne. J'ai peur qu'elle foute ses doigts, qu'elle me fasse mal, elle a l'air d'avoir peur et d'avoir envie de voir et surtout "de faire" . Quitte a faire n'importe quoi (c'est ce que je me dis sur le moment certainement qu'elle n'aurait pas fait n'importe quoi hein, mais j'étais sur la défensive x10000).
Elle commence à s'énerver, m'engueule "si vous vouliez accoucher seule ça servait à rien de venir hein"
Je me dis qu'effectivement j'accouche seule. Et que c'est elle qui ne sert à rien. Je suis entrain de grappiller des secondes!! m*rde lâchez Moi!! C'est un moment suspendu. Je voudrais qu'elle sorte. Je regarde mon mari, j'articule le plus clairement possible "fait-la-sortir". Je sens le flottement dans la pièce. Ils parlent entre eux. Mon mari essaie encore de faire descendre la tension.
Je sens revenir une contraction j'essaie de me détendre.
Elle réalise soudain qu'il suffit de baisser la tête de lit si elle veut mieux y voir. J'entends le petit bruit "Bbvvvvvvvbbbvvv" de la tête de lit qui descends doucement.
La tête de ma fille sort. Je m'attends à une douleur indicible, j'essaie de m'y préparer, à une sensation de brûlure, le fameux "cercle de feu", et à la vision de sang sur les draps. Mais non. Je n'ai pas mal à la vulve, je jette un rapide coup d'œil entre mes jambes et je vois juste que c'est trempé de liquide amniotique. La couleur est un peu louche. J'ai peut être eu encore des selles... Mais pas de sang. Je me dis que peut être je vais me déchirer pour les épaules.
Et la je l'entend qui me dit d'une voix paniquée "elle est violette, Va FALLOIR POUSSER ! "
Je me dis en une fraction de seconde que c'est littéralement hors de question que je pousse quoi que ce soit. Que j'ai rien poussé jusqu'ici bien au contraire. Pousser pourquoi faire ? C'est évident qu'elle va sortir, suffit d'attendre la prochaine contraction... Je me dis qu'elle est trop c**nne (oui encore une fois !) et je trouve ça fou qu'elle ne comprenne pas que je vais me déchirer !!!
Elle me répète (paniquée ?) qu'il faut pousser. Je n'ai absolument pas envie de parler je fais un effort sur humain pour lui répondre juste "tout-va-bien"
Mon mari se déplace pour regarder la tête de notre fille. Il me dit "oui ninette elle est violette" et je me dis "mais pu**in elle a un cordon!!" , car me reviennent les cours de préparation qu'on a eu pour l'accouchement à domicile.
C'était ma hantise un bébé qui ne respire pas. Je me rappelle très bien de notre sf qui me dit que quand il passe la tête il y a un moment sans bruit, il ne faut pas croire qu'il est mort, il fera du bruit quand le corps sortira. Qu'il peut y avoir une pause entre les deux, avant le passage des épaules. D'ailleurs, si je m'en souviens si bien, c'est que mon grand était passé tout d'un coup. Moi, persuadée qu'il y aurait la tête-une pause-le reste, je n'avais pas mis les mains pour le rattraper et il était donc "tombé". Bon pas de bien haut hein mais je m'en étais voulu un moment...
Mais bon je ne suis pas SF, je commence aussi à m'inquiéter à propos de ce bébé violet.
La contraction suivante arrive et elle sort. Je sens le bébé glisser entre mes doigts, la SF l'attrape. Elle est derrière moi, je me tourne pour la regarder, elle fait des petits bruits, y a des bulles autour de sa bouche, elle a l'air vivante. La SF "et ouais le liquide est meco en plus"
Elle me l'a fait passer sous la jambe pour que je puisse la prendre. Ma fille est effectivement violette et avec des selles sur elle. Ça ne ressemble pas à des selles de bébé donc je me demande si ce n'est pas les miennes. Elle crache un peu de liquide jaune. Je demande si ce n'est pas grave. On me rassure. Parce que oui entre temps il y a d'autres personnes qui sont arrivés dans la pièce (je ne sais absolument pas quand) Une jeune fille qui me pique le bras gauche et dont je n'écoute absolument pas les consignes, le monsieur du début (qui apparement est SF) ....
Et moi j'essaie d'avoir un œil sur ma fille et un œil sur l'autre qui s'installe entre mes jambes pour la délivrance.
De tout ce qui suivra je ne me rapelle pas très bien. Je sens en tout cas qu'elle est bien plus détendue. Elle est douce et souriante. Elle me dit qu'il n'y aura aucun point à faire.
Je sais qu'on a coupé le cordon rapidement (contrairement à ce que je voulais) qu'on m'a appuyé sur le bide. On m'a foutu les pieds sur les étriers sans trop me demander quoi que soit. Qu'on m'a demandé de pousser mais je ne sentais rien. Je la revois tourner le cordon sur lui même, tirer un peu dessus et moi me demander si elle faisait de la merde ou non. J'étais bizarrement comme en apesanteur. Très docile. Je voulais juste que la SF soit à l'aise et fasse de son mieux.-Ne pas perdre trop de sang- comme un espèce d'objectif qui ne dépend pas de ma volonté. Je n'avais aucune confiance en elle. Je la surveillais mais tout en ne connaissant que dalle à son job. Donc je surveillais juste mes sensations, ses expressions. Est ce qu'elle à l'air inquiète ? Est ce qu'elle a l'air de faire un geste sur ? Est ce que j'ai mal ?
C'était très bizarre. Avec le recul je me dis que c'était complètement absurde cette "vigilance" mais impossible de s'en empêcher sur le moment. Je la revois aussi inspecter le placenta et l'ouvrir. Je me suis rendu compte que j'avais très peu regardé le truc pour la précédente grossesse.
Elle discute avec moi comme si de rien était. "ho je connais bien la SF qui vous a fait accoucher la première fois, je suis la marraine d'une de ses filles"...
OK.. La lecture de mon dossier à du être sélective. J'ai envie de ne plus la revoir. Jamais.
J'étais en même temps heureuse d'avoir ma fille. Déjà inquiète de la tété d'accueil. On note sur son bracelet son prénom et "19h33" et je n'en crois pas mes oreilles. J'ai eu les premières contractions vers 17h30, à 18h on partait de la maison... C'était vraiment rapide ! Mais intense !
On nous laisse dans la salle, je suis en surveillance. On envoie des nouvelles à nos familles. Puis rapidement on parle un peu de la façon dont s'est passé cet accouchement avec mon mari, il est à peu près 22h et c'est le moment choisi par la SF pour revenir "bon après 2 heures d'heures supplémentaires je suis toujours là.." je crois rêver...
"je venais pour m'excuser, je n'ai pas été très sympa avec vous tout à l'heure"
J'ai répondu quelque chose du style "c'est bien de faire la démarche de venir en parler" mais j'ai pas envie de batailler. Elle échange quelques mots avec mon mari. Et moi je me rends compte que quand même, je ne vais certainement pas re accoucher et que je vais garder globalement un mauvais souvenir de cet accouchement. Je trouve ça dommage. Car médicalement on ne peut pas rêver mieux. Rapide, tout le monde va bien etc...
A la maternité j'en ai parlé avec le psy qui m'a encouragé à écrire à la cadre de service. Je ne sait pas encore si je vais le faire. À la fois j'en veux à cette sage femme et en même temps on est tous humain et il n'y a pas eu d'erreur grave de faite. Je me laisse un peu de temps pour y réfléchir.