Chez moi ça dure deux ans. C'est comme une envie de me redéfinir hors bébé. J'ai plus de place pour mon grand aussi, j'ai l'impression de l'avoir perdu un moment et de le retrouver maintenant.On dévie un peu de la conversation initiale par ma faute, si ça gêne, on pourra migrer ailleurs, mais chez moi c'est vraiment un ressenti sur ma propre personne.
J'ai cette impression nette de me "retrouver" depuis cet été seulement, psychologiquement, dans le sens où je me sens à nouveau au top de mes capacités intellectuelles (quand, avant, je trouvais que j'avais vraiment des trous de mémoire, l'impression de ne plus savoir utiliser tous les mots que je connais et donc l'impression de ne pas bien m'exprimer...), je sens que mon cerveau est moins focus à 100% sur mon petit. Et physiquement aussi, j'ai l'impression d'avoir retrouvé de la dispo mentale pour recommencer à me maquiller, me coiffer, faire des soins... Alors qu'en soi rien n'a changé dans mon quotidien, j'ai certes changé de travail et gagné un peu de temps le matin et le soir mais je ne pense pas que tout découle de là. C'est comme si pendant 3 ans, mon corps et mon esprit étaient à 100% dévoués à mon petit, et qu'après ça, j'ai pu entrevoir une meilleure cohabitation entre ma vie de maman et ma vie à moi.
Bon, c'est très difficile à décrire comme sensation alors je ne suis pas sûre de bien en parler, ni même de bien résumer tout ce que je ressens, mais ça donne un aperçu !
Ça coïncide d'ailleurs avec des symptômes physiques de rejet de l'allaitement (douleur aux mamelons post-ovulation par exemple alors que mon retour de couche date de plus d'un an).C'est comme si pendant 3 ans, mon corps et mon esprit étaient à 100% dévoués à mon petit, et qu'après ça, j'ai pu entrevoir une meilleure cohabitation entre ma vie de maman et ma vie à moi.
Ici aussi éloignement de mon conjoint par la force des choses (je peux pas être 100% focus sur une personne - en l’occurrence le bébé - et avoir encore de la place pour une autre (y compris pour moi-même).Je me retrouve aussi très bien dans vos descriptions @Trésor et @Astraz
Y a cette espèce de tunnel qui dure 2-3 ans où je suis focus sur mon rôle de maman. C'était flagrant pour ma première. Chez moi, ça se traduit aussi par un certain éloignement avec mon conjoint, au niveau physique en tout cas, comme si mon corps était dédié à mon enfant. Et ensuite, ça revient. Je retrouve plus ou moins mes capacités et mes envies propres, ma libido remonte en flèche... et c'est là que le désir d'un nouveau bébé se pointe![]()

Ça aussi ça résonne fort chez moi.(je peux pas être 100% focus sur une personne - en l’occurrence le bébé - et avoir encore de la place pour une autre (y compris pour moi-même).
Pareil. Je m'estime d'ailleurs très chanceuse. Il est hyper patient et compréhensif avec moi alors que, dans cette situation, plus d'un se serait déjà fait la malle ou serait aller voir ailleurs en douce à mon avis.Ceci explique sans doute aussi les difficultés de couple connues.
Et encore, mon mari partage ce sentiment de priorité absolue donnée à notre petit, donc même si c’est dur pour notre couple, on était raccord sur ça et sur le maternage ++ etc.
Moi je pleurais en voiture et essuyais mes larmes avant de prendre mon post.pas me demander si les bébés avaient arrêté de pleurer 3 ou 15mn apres mon depart.

Et tu regrettes ton "toi" d'avant ? Moi pas du tout, j'ai gagné en confiance et en sérénité.Je pourrais dire que je me réinvente, pas que je me retrouve. Je ne retrouverai jamais celle d'avant.
Pour moi, une très grosse fatigue liée au fait de devoir tout mener de front seule avec un manque de sommeil énorme (mon aînée se réveillait la nuit jusqu'à 3 ans et demi. La cadette ne dort pas encore la nuit mais elle n'a que 20 mois).Qu'est ce que vous entendez par là, de votre côté ?
Côté enfant, je vois bien la différence, entre un bambin et un enfant plus mature, autonome et réfléchi, ce qui me permet de me détendre un peu et de baisser le niveau de vigilance (sauf sur la voie publique).
De mon côté, je ne ressens rien de spécial par contre.
Je n'ai pas de regrets mais j'ai eu beaucoup de mal à tourner cette page. Je dirais que je ressens de la nostalgie désormais.Et tu regrettes ton "toi" d'avant ? Moi pas du tout, j'ai gagné en confiance et en sérénité.
Mais ça n'est pas obligé de se répéter à l'identique, tu peux réduire les tétées bien plus tôt, surtout si tu accuses davantage la fatigue ?Que je n'arrive à compenser que quand l'allaitement commence vraiment à diminuer, c'est à dire vers 3 ans et demi. Avant cela, un sous poids qui me fatigue et ne me plaît pas.
Oui c'est d'ailleurs un peu le cas, ma cadette tète moins la journée que l'aînée au même âge. Téter le jour ne l'intéresse pas tellement. Juste pour s'endormir (sieste ou nuit) ou lors des retrouvailles à la crècheMais ça n'est pas obligé de se répéter à l'identique, tu peux réduire les tétées bien plus tôt, surtout si tu accuses davantage la fatigue ?
Même pas, en ce qui me concerne. On sort très rarement juste tous les deux (ça a dû arriver 3 foisEt ça veut dire quoi pour vous "se retrouver"?
En tant que couple je vois bien, je peux comprendre "retrouver du temps / s'accorder du temps" pour faire des activités sans enfant
Clairement positif. C'est peut-être cliché mais la maternité, c'est l'expérience de ma vie. Ça m'a transformée, à plein de niveaux. Je suis plus ouverte, plus assurée. Je me suis découvert une force que je ne soupçonnais pas.mais j'ai l'impression que c'est plus profond que ça. Vous diriez que c'est positif (se sentir grandie comme personne, dans ce rôle de mère) ou aliénant ?