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Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Ça nous est arrivé avec une voiture de location, après 1h à éplucher la notice et internet, j'étais furieuse et j'ai demandé à changer de voiture chez le loueur 😂
 

MoiLi

Hyperlactation
@Doobida ils font vraiment payer jusqu'à la dernière pièce...même en terme de sécurité/praticité qu'est ce qu on ne ferait pas pour le commerce...🙄😩
 

Astraz

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
On dévie un peu de la conversation initiale par ma faute, si ça gêne, on pourra migrer ailleurs, mais chez moi c'est vraiment un ressenti sur ma propre personne.

J'ai cette impression nette de me "retrouver" depuis cet été seulement, psychologiquement, dans le sens où je me sens à nouveau au top de mes capacités intellectuelles (quand, avant, je trouvais que j'avais vraiment des trous de mémoire, l'impression de ne plus savoir utiliser tous les mots que je connais et donc l'impression de ne pas bien m'exprimer...), je sens que mon cerveau est moins focus à 100% sur mon petit. Et physiquement aussi, j'ai l'impression d'avoir retrouvé de la dispo mentale pour recommencer à me maquiller, me coiffer, faire des soins... Alors qu'en soi rien n'a changé dans mon quotidien, j'ai certes changé de travail et gagné un peu de temps le matin et le soir mais je ne pense pas que tout découle de là. C'est comme si pendant 3 ans, mon corps et mon esprit étaient à 100% dévoués à mon petit, et qu'après ça, j'ai pu entrevoir une meilleure cohabitation entre ma vie de maman et ma vie à moi.

Bon, c'est très difficile à décrire comme sensation alors je ne suis pas sûre de bien en parler, ni même de bien résumer tout ce que je ressens, mais ça donne un aperçu !
Chez moi ça dure deux ans. C'est comme une envie de me redéfinir hors bébé. J'ai plus de place pour mon grand aussi, j'ai l'impression de l'avoir perdu un moment et de le retrouver maintenant.

Ce passage en particulier me parle énormément :
C'est comme si pendant 3 ans, mon corps et mon esprit étaient à 100% dévoués à mon petit, et qu'après ça, j'ai pu entrevoir une meilleure cohabitation entre ma vie de maman et ma vie à moi.
Ça coïncide d'ailleurs avec des symptômes physiques de rejet de l'allaitement (douleur aux mamelons post-ovulation par exemple alors que mon retour de couche date de plus d'un an).
 

Gabyshka

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
C'est pas tant au niveau physique (même si au niveau musculaire j'ai l'impression que le corps met quand même bien plus que 3 mois à récupérer réellement) pour moi c'est la sortie de l'hyper vigilance qui marque une grosse différence et je pense que ça joue dans ce sentiment de pouvoir "se retrouver". Là avec le deuxième j'en suis plus à l'hypervigilance à la maison - quel soulagement - mais seulement à l'extérieur en ville et ça me pèse encore pas mal pour les sorties. Et la logistique liées au stade bébé/bambin aussi, notamment pour les mettre et les sortir de la voiture, les déposer chez la nounou, j'ai horreur de ça. Quand je suis seule avec mon grand c'est le bonheur de ce point de vue. Mais je me dis qu'à l'échelle de toute une vie, entre 2 ans avec ces galères-là et la présence d'une nouvelle personne dans notre famille ça vaut sans doute le coup de faire l'effort. Maintenant je sais que ce n'est pas "pour toujours" et les contraintes qui me pèsent le plus sont vraiment celles de la petite enfance (même si je ne connais pas la suite jusqu'au bout, seulement jusqu'à 7 ans).
 

Lullalynne

Fontaine de lait
Je me retrouve aussi très bien dans vos descriptions @Trésor et @Astraz
Y a cette espèce de tunnel qui dure 2-3 ans où je suis focus sur mon rôle de maman. C'était flagrant pour ma première. Chez moi, ça se traduit aussi par un certain éloignement avec mon conjoint, au niveau physique en tout cas, comme si mon corps était dédié à mon enfant. Et ensuite, ça revient. Je retrouve plus ou moins mes capacités et mes envies propres, ma libido remonte en flèche... et c'est là que le désir d'un nouveau bébé se pointe 😅
 

Trésor

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
Je me retrouve aussi très bien dans vos descriptions @Trésor et @Astraz
Y a cette espèce de tunnel qui dure 2-3 ans où je suis focus sur mon rôle de maman. C'était flagrant pour ma première. Chez moi, ça se traduit aussi par un certain éloignement avec mon conjoint, au niveau physique en tout cas, comme si mon corps était dédié à mon enfant. Et ensuite, ça revient. Je retrouve plus ou moins mes capacités et mes envies propres, ma libido remonte en flèche... et c'est là que le désir d'un nouveau bébé se pointe 😅
Ici aussi éloignement de mon conjoint par la force des choses (je peux pas être 100% focus sur une personne - en l’occurrence le bébé - et avoir encore de la place pour une autre (y compris pour moi-même).
Ceci explique sans doute aussi les difficultés de couple connues.
Et encore, mon mari partage ce sentiment de priorité absolue donnée à notre petit, donc même si c’est dur pour notre couple, on était raccord sur ça et sur le maternage ++ etc. Avec un conjoint demandeur de moments solo, par exemple de partir en week-end sans le petit, je ne suis pas sûre que ça aurait tenu !

On a beaucoup dévié et je m’excuse encore, cela dit je suppose que ces réflexions se posent que ce soit pour le 2e, le 3e ou le Xe enfant !?
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Les mamans de 4, 5, 6 enfants ont l'air de dire qu'ensuite c'est relativement indolore (ou en tout cas, elles sont bien rodées).

Ça ne me parle pas trop cette "exclusivité" du bébé, je me sens attachée et investie mais sans que ça soit une révolution copernicienne. Je crois que l'idée qu'un bébé supplémentaire priverait mon ou mes aînés de quelque chose ne m'a jamais effleuree, je vois chaque naissance comme un enrichissement pour la famille (nucléaire et élargie), et une occasion d'aimer et de donner plus.
 
Dernière édition:

clar_zy

Période de pointe
Au sujet du "post partum dure trois ans" comme quoi on serait entièrement tournées vers les besoins de son enfant et rien d'autre, même si je n'y suis pas encore, j'ai l'impression que ça dépend beaucoup des mères... Moi j'ai ressenti ça pendant leur 4 ou 5 premiers mois de vie. Et puis petit à petit j'ai eu envie de retrouver un peu d'espace (physique et mental). Je pense qu’il y a eu un effet jumeaux et que j'ai eu besoin d'air un peu plus vite.
J'ai pris la décision d’aller jouer dans un petit orchestre un soir par semaine et ça a été salvateur psychologiquement. J’ai fait ça à partir de leur 9 mois. Je crois que je n’aurais pas pu continuer « boulot enfant dodo » sans un petit espace pour exister en dehors de la maternité. Mais je comprends aussi qu’on n’en ait pas l’envie, pas le besoin, pendant les premiers mois j’ai ressenti cette fusion et j’étais heureuse de ne jamais les quitter (ça a bien changé) :lol:
 
Dernière édition:

Lullalynne

Fontaine de lait
Chez moi, c'était plus marqué après la naissance de ma première. Il m'a fallu moins longtemps pour revenir "à la normale" après la naissance de la seconde. Peut-être parce que j'avais déjà vécu la maternité donc c'était effectivement moins une révolution. Et peut-être aussi parce qu'il y avait plus de sollicitations (x2), j'ai eu plus vite besoin de me retrouver, moi.
(je peux pas être 100% focus sur une personne - en l’occurrence le bébé - et avoir encore de la place pour une autre (y compris pour moi-même).
Ça aussi ça résonne fort chez moi.
Ceci explique sans doute aussi les difficultés de couple connues.
Et encore, mon mari partage ce sentiment de priorité absolue donnée à notre petit, donc même si c’est dur pour notre couple, on était raccord sur ça et sur le maternage ++ etc.
Pareil. Je m'estime d'ailleurs très chanceuse. Il est hyper patient et compréhensif avec moi alors que, dans cette situation, plus d'un se serait déjà fait la malle ou serait aller voir ailleurs en douce à mon avis.
C'est une de ces craintes quant à l'éventualité d'un 3e. Il sait comment ça se passe, comment je fonctionne. Ça ne fait pas si longtemps qu'on s'est vraiment retrouvés donc il a moyennement envie de repasser par là, même s'il sait que c'est temporaire.
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Et ça veut dire quoi pour vous "se retrouver"?
En tant que couple je vois bien, je peux comprendre "retrouver du temps / s'accorder du temps" pour faire des activités sans enfant, mais j'ai l'impression que c'est plus profond que ça. Vous diriez que c'est positif (se sentir grandie comme personne, dans ce rôle de mère) ou aliénant ?

Vraie question, j'ai eu mon lot de semaines / mois à tout faire en speed, guettant un chouinement de bébé, de journées entières dans un brouillard de fatigue, d'attendrissement béat pour un éclat de rire etc, mais même si ça grignote le cerveau et qu'on est content quand ça s'allege, à part me dire "tiens, c'est plus cool", et immédiatement trouver d'autres raisons valables de faire la gueule à mon mari, c'était toujours la même "moi".
Genre, après avoir déposé les filles à la crèche, sur mon vélo, j'allais volontiers imaginer une bataille elfique, ce que je fais depuis mes 8 ans, pas me demander si les bébés avaient arrêté de pleurer 3 ou 15mn apres mon depart. J'ai renoncé à tous les engagements pro en soiree pendant un an, mais plutôt à contrecoeur, rattrapee par la réalité.
Dans les faits, je n'ai aucune activité en dehors de la famille et du taf (super pour l'orchestre @clar_zy , respect !), mais pour autant je ne me sens "accaparée" mentalement ni par l'une ni par l'autre, je n'arrive pas trop à me représenter cette expérience aussi "absolue" de la maternité que vous semblez décrire.
 

Nienna

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
De mon côté, j'ai l'impression d'avoir définitivement tourné une page. Je pourrais dire que je me réinvente, pas que je me retrouve. Je ne retrouverai jamais celle d'avant.
Idem pour le couple. Et ça a d'ailleurs été très dur.
Je me dis qu'en effet si j'en avais un 2e ça ne rechangerait pas tout ça. Mais pour plein de raisons, je n'en veux pas d'autre. Donc je ne sais pas ce que je fais sur ce topic d'ailleurs :fou:
 

clar_zy

Période de pointe
Je pense que « se retrouver » c’est hyper personnel. C’est renouer avec ce qui fait de toi une personne unique avec des goûts, des aspirations qui lui sont propre.
Certaines personnes sont particulièrement tournés vers l’extérieur et d’autres se plaisent bien à se perdre dans leur pensées. Je vois ça un peu comme un spectre ou tous les niveaux d’introvertions sont possibles.
Peut être que les relations que tu as avec ton mari, tes enfants, ta famille élargie, et tes amis suffisent à te combler (et ton travail aussi). On n’est pas obligé d’avoir envie de "se réaliser" ailleurs.
Le sentiment de perte que j’ai ressenti moi c’est de me dire « tiens, je ne peux plus commencer quelque chose de nouveau, rencontrer de nouvelles personnes, faire de nouveaux projets ou juste rester seule dans ma chambre à écouter de la musique si j’en ai envie…) c’était un peu la perte de la partie « adolescente » de la vie je dirais.
 

Cactus2002

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Qu'est ce que vous entendez par là, de votre côté ?
Côté enfant, je vois bien la différence, entre un bambin et un enfant plus mature, autonome et réfléchi, ce qui me permet de me détendre un peu et de baisser le niveau de vigilance (sauf sur la voie publique).
De mon côté, je ne ressens rien de spécial par contre.
Pour moi, une très grosse fatigue liée au fait de devoir tout mener de front seule avec un manque de sommeil énorme (mon aînée se réveillait la nuit jusqu'à 3 ans et demi. La cadette ne dort pas encore la nuit mais elle n'a que 20 mois).
Et une grosse perte de poids que je subis pendant la grossesse et que je n'arrive à compenser que quand l'allaitement commence vraiment à diminuer, c'est à dire vers 3 ans et demi. Avant cela, un sous poids qui me fatigue et ne me plaît pas.
 

Nienna

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Et tu regrettes ton "toi" d'avant ? Moi pas du tout, j'ai gagné en confiance et en sérénité.
Je n'ai pas de regrets mais j'ai eu beaucoup de mal à tourner cette page. Je dirais que je ressens de la nostalgie désormais.

Celle d'avant était plus joyeuse, plus spontanée, plus téméraire.
La nouvelle est plus sereine, plus posée, plus aguerrie.
Bien sûr il reste des points communs, comme toi @clar_zy
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Que je n'arrive à compenser que quand l'allaitement commence vraiment à diminuer, c'est à dire vers 3 ans et demi. Avant cela, un sous poids qui me fatigue et ne me plaît pas.
Mais ça n'est pas obligé de se répéter à l'identique, tu peux réduire les tétées bien plus tôt, surtout si tu accuses davantage la fatigue ?
 

Cactus2002

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Mais ça n'est pas obligé de se répéter à l'identique, tu peux réduire les tétées bien plus tôt, surtout si tu accuses davantage la fatigue ?
Oui c'est d'ailleurs un peu le cas, ma cadette tète moins la journée que l'aînée au même âge. Téter le jour ne l'intéresse pas tellement. Juste pour s'endormir (sieste ou nuit) ou lors des retrouvailles à la crèche
Mais j'ai aussi un quotidien plus épuisant qu' à l'époque pour d'autres raisons en ce moment.
 

Lullalynne

Fontaine de lait
Et ça veut dire quoi pour vous "se retrouver"?
En tant que couple je vois bien, je peux comprendre "retrouver du temps / s'accorder du temps" pour faire des activités sans enfant
Même pas, en ce qui me concerne. On sort très rarement juste tous les deux (ça a dû arriver 3 fois 😅 ) Se retrouver, dans le couple, c'est rediscuter de tout et de rien (et pas seulement se demander si on a pensé à sortir la poubelle ou à quelle heure bébé s'est levé), refaire des projets, regarder la tv dans les bras l'un de l'autre, etc.
Comme disait Trésor, j'ai une période où je ne suis pas disponible pour tout ça. Trop de fatigue physique et mentale, pas d'espace pour vivre ou apprécier ces moments.
Les premiers mois de mes bébés, c'est comme une traversée de brouillard : on navigue un peu à l'aveugle en mode survie. Après, c'est encore un autre stade : je refais surface mais pas encore suffisamment pour être en mesure de m'occuper des autres. En général, à ce moment, je peux reprendre la gestion de la maison et la planification des sorties familiales. L'étape d'après, c'est me retrouver moi : je me réhabitue à mon corps (je perds aussi du poids pendant mes grossesses), je fais plus attention à mon apparence (tenues, maquillage), je m'octroie du temps, des loisirs... Et enfin, on revient à l'équilibre dans le couple (parce qu'avant ça, y a vraiment des moments où tout ce qu'il peut dire ou faire m'irrite rapidement parce que tout est trop).
Pour moi, ça se fait par paliers en fait.
Je précise que c'est tout à fait inconscient. Je ne me dévoue pas toute entière, corps et âmes, à mes enfants. Je pense juste que la fatigue, la charge mentale font que je ne suis plus tout à fait la personne que je suis censée être. Pas sûr que ça se voit beaucoup de l'extérieur d'ailleurs parce que les répercussions se font surtout sentir à l'intérieur, de mon foyer et de moi-même.
mais j'ai l'impression que c'est plus profond que ça. Vous diriez que c'est positif (se sentir grandie comme personne, dans ce rôle de mère) ou aliénant ?
Clairement positif. C'est peut-être cliché mais la maternité, c'est l'expérience de ma vie. Ça m'a transformée, à plein de niveaux. Je suis plus ouverte, plus assurée. Je me suis découvert une force que je ne soupçonnais pas.
 
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