Effectivement on s'est sentis très seuls, sans relais possible ou proposé. J'ai toujours pensé que j'aurais pu échapper à la dpp avec du soutien. A partir du moment où mon mari est resté à la maison avec moi quelques mois, j'ai bien remonté la pente.
En juillet dernier, j'ai reçu le pire coup de fil qu'on puisse recevoir, je n'oublierai jamais ce que j'ai ressenti et les pleurs de mon bébé dans son cododo, qui ne comprenait pas pourquoi je ne pouvais plus la porter. Heureusement, ma sœur est arrivée très vite et j'ai eu un urgentiste 1 ou 2 h après qui m'a dit que mon mari avait été enfin désincarcéré et n'était "pas trop amoché". J'ai obtenu de le voir encore quelques heures plus tard et à partir de là c'était bon, difficile mais plus terrifiant. Mais tous les jours, je vois la cicatrice sur son visage et c'est impossible à oublier.
Cette semaine, j'ai eu gain de cause auprès de mon assureur qui appliquait une responsabilité à 100 % (faute de preuve) et un gros malus alors que le sinistre leur avait coûté exactement 28 €... Ça m'a fait énormément de bien de remporter ce bras de fer, c'était un peu moins injuste comme ça. J'ai écrit un mail pour remercier mon interlocutrice, je me suis dit qu'ils devaient recevoir plus de plaintes que de mercis et que ça pouvait leur faire plaisir aussi
Ces difficultés-là ne m'ont pas mise à terre, mais elles m'ont fait ressentir beaucoup de colère



La bonne nouvelle, c'est que je n'ai pas trop eu le temps de faire de l'anxiété, ce qui était ma spécialité avant
Je ne sais pas trop quoi tirer de tout ça. Je n'attendais pas grand-chose des gens avant en dehors de ma famille proche, qui m'a tellement déçue cette année que je n'ai même plus cette confiance-là. Mais je ne veux pas que Choupette en pâtisse... C'est une thématique à laquelle je pense souvent. Mes parents sont très sociables, ont eu beaucoup beaucoup d'amis, mais la plupart des relations, et c'est normal, s'essoufflent voire disparaissent. Moi cela ne m'a pas donné envie de m'investir

J'ai eu 2 ruptures amicales (solutionnées depuis, on est toujours en bons termes mais plus très proches) et depuis je ne m'investis plus par fatalisme. Moi ça me convient. Mais j'espère que Choupette ne sera pas impactée négativement par notre amertume

. Je pense qu'on peut y arriver, ne pas nous forcer mais continuer à lui proposer des moments de sociabilité régulièrement pour qu'elle s'épanouisse.
