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 Arguments contre l'allaitement : Les répliques

Elyuna

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
@Aethel J'ai eu un peu ce souci avec ma maman. Elle était vraiment inquiète pour moi car j'ai eu des périodes où j'étais très fatiguée et j'ai perdu beaucoup de poids... Une maman c'est fait pour s'inquiéter!!
Pas de solution miracle. Juste lui faire comprendre que c'est ton choix et que tu fais ton max pour te reposer!!!

Maintenant que j'ai repris du poids, elle n'est plus inquiète :D


@Cactus2002 J'en parle de manière à ne pas que les gens se questionnent!
Et sinon, j'explique que le sevrage naturel est entre 2 et 7 ans... Et là en général, les gens ne savent plus quoi dire parce que 7 ans, c'est inimaginable pour la plupart :rolleyes:
Er un haussement d'épaules c'est bien et ça fait gagner du temps :p
 

Gabyshka

Hyperlactation
Je suis très mal placée pour en parler vu que mon bébé à 4 mois, mais j'appréhende déjà les réactions si l'allaitement dure (ce que je souhaite de plus en plus). Ceci dit, bien que je comprenne tout à fait le point de vue de celles qui n'en parlent pas autour d'elles et considèrent que c'est de l'ordre de la vie privée, je pense que j'aurais plutôt envie d'assumer pleinement ce choix vis à vis des autres. Et notamment parce qu'il me semble que c'est un cercle vicieux - le mot est peut-être un peu fort - moins on le montre, moins la pratique est acceptée par la société. À terme, il faudrait que de plus en plus de maman montrent qu'elles allaitent sur la durée pour que les remarques cessent et que ça redevienne quelque chose de tout à fait "normal" (dans le sens de non exceptionnel et de conforme à notre nature).

Après j'ai bien conscience que de la théorie à la pratique il y a un monde et je ne sais pas si j'aurais moi même le courage et l'envie de me prendre des remarques incessantes ou des regards déplacés...
 

Gabyshka

Hyperlactation
Ho mais on assume ! C'est juste que tu assumes de faire l'amour avec ton mari mais tu n'en parles pas forcément .... Privé ne veut pas dire secret
Oui mon choix de mot ("assumer") n'est peut-être pas le bon. Mais du coup, est-ce que l'allaitement relève du domaine intime ? (Faire l'amour je dirais que c'est plus que privé, c'est intime) Je n'y ai jamais vraiment réfléchit à vrai dire.
 

Sorcelica

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Oui mon choix de mot ("assumer") n'est peut-être pas le bon. Mais du coup, est-ce que l'allaitement relève du domaine intime ? (Faire l'amour je dirais que c'est plus que privé, c'est intime) Je n'y ai jamais vraiment réfléchit à vrai dire.
Haaa ba la encore là où un 4 mois est discret au pire glouton mais on vois rien ...
Y’a des bambins qui décident que de sorti tout le sein puis finalement allez regarder les papillons c’est mieux.. alors bon au bout d’un moment montré ton téton à la terre entière.. moi je suis pas pudique mais je comprend le point de vu de certaine vaut mieux s’isoler si on peux..
Et puis moi je préfère allaité allonger alors comme sa je me retrouve moins à le faire en public (dans la rue) bien que pour le coup sa me gêne pas c’est juste moins confort pour moi
 

Gabyshka

Hyperlactation
Haaa ba la encore là où un 4 mois est discret au pire glouton mais on vois rien ...
Y’a des bambins qui décident que de sorti tout le sein puis finalement allez regarder les papillons c’est mieux.. alors bon au bout d’un moment montré ton téton à la terre entière.. moi je suis pas pudique mais je comprend le point de vu de certaine vaut mieux s’isoler si on peux..
Et puis moi je préfère allaité allonger alors comme sa je me retrouve moins à le faire en public (dans la rue) bien que pour le coup sa me gêne pas c’est juste moins confort pour moi
J'entends bien que dans le monde dans lequel on vit c'est très loin d'être agréable d'allaiter un bambin en public et je pense que j'aurais les mêmes réactions. (J'allaite mon bébé en public mais justement parce que je parviens à le faire très discrètement...) Et quand je parlais d'assumer je ne pensais pas à la terre entière mais rien que les proches ça me semble pas forcément être évident spontanément, vu le manque d'informations et d'exemples d'allaitement long autour de moi/nous (si je parviens jusque là, je pense que je vais passer pour une extraterrestre - au mieux - une mère possessive/limite malsaine au pire...)
 

cosima

Hyperlactation
@Gabyshka je pense que je reste discrète car je ne supporterais pas de subir des remarques désagréables ou d'être confrontée à des préjugés. J'anticipe les remarques négatives.... Je ne devrais peut-être pas mais à lire certaines parfois...!!

En réalité, à 45 mois d'allaitement au total, je n'ai jamais eu la moindre remarque vraiment désagréable. Tout au plus, de la surprise. Mon entourage est très bienveillant et respectueux de mon allaitement. J'ai des amies qui donnent des biberons et qui respectent tout à fait mon allaitement et vice versa. Au bureau, ils se doutent bien que je tire toujours mon lait mais personne ne me pose de questions.

Si cela m'arrivait, je ne cinglerai pas la personne par une remarque cinglante. Ce n'est vraiment pas mon genre. J’essaierai doucement d'esquiver ou d'argumenter modérément. Je ne pense pas qu'on peut convaincre quelqu’un qui n'a pas envie d'être convaincu.

Mais tu as raison, quelle est la frontière entre l'intime et le secret? En agissant ainsi, est ce que je sers la cause de l'allaitement? A mon petit niveau, je pense que oui. J'ai deux enfants plus grands pour qui l'allaitement coule de source. Ma fille aînée explique même à mes copines que c'est facile de continuer à allaiter en travaillant, il suffit de tirer son lait avec une machine. Elle les fait bien rigoler!

Ce n'est pas un secret mais c'est un choix personnel. Un peu comme un bulletin de vote. Je ne clame pas non plus mes idées politiques quand je ne suis pas assurée de pouvoir les partager. En revanche, j'aime beaucoup écouter et comprendre. Même en allaitant et en étant très déterminée dans mon choix, j'ai toujours beaucoup de bienveillance pour ceux qui pensent autrement.
 

Sekhmet

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
Pour ma part, je ne crois pas avoir jamais eu de remarque directe sur l'allaitement, à 10 mois. J'ai peut-être de la chance, mais je trouve aussi que les mentalités s'améliorent. On en voit maintenant, y compris avec des bambins. Ça reste pas majoritaire, mais ce qui est important c'est que ça devienne "normal", ou plutôt banal.
Je ne suis pas très pudique, et chacune a sa relation avec son corps, moi je ne cherche pas à me cacher dans les lieux publics : je ne fais pas un strip-tease, mais je ne fais pas d'efforts particuliers pour me cacher. J'ai généralement des regards bienveillants.

Je considère que ça fait partie du "package bébé" : on peut se sentir un peu mal à l'aise quand son bébé/enfant se met à hurler en public (crise, pleur...). Ça peut gêner les gens autour, mais il n'y a pas de "honte" d'avoir un enfant pour ça. Bah pour l'allaitement c'est pareil. Et c'est franchement beaucoup plus discret ! :D

Là où j'ai eu un peu plus de mal, c'est de tirer mon lait quasi en public : dans la salle des profs de maths (où, entre midi et deux, il peut y avoir 3-4 collègues mais des fois il y a toute l'équipe, une quinzaine !). Allaiter ça va, tirer son lait, c'est pas glamour. Avec le bustier et tout, on ne voit pas grand chose pendant le tirage, donc ça va, mais c'est "bizarre" pour le principe.
J'ai bien vu, dans les regards des gens, que certains étaient gênés (ou dans des remarques drôles mais pas méchantes, pour "évacuer" quoi). Mais ils n'ont rien dit car --je pense-- ils considèrent que j'ai parfaitement le droit (et aucun autre endroit décent). J'ai plutôt des remarques "ah c'est super que tu le fasses, moi j'aurais jamais osé à ta place", y compris de collègues masculins (scoop : on peut se projeter dans un autre corps que le sien !) !

Du coup je considère que je faisais un acte "militant", au sens où je participe à la banalisation de ce geste, rien qu'en le faisant "comme ça". Pour que ces collègues, s'ils y sont confrontés et qu'ils voient quelqu'un tirer son lait, ils haussent juste les épaules en mode "bah oui c'est normal quoi". Et c'est ÇA qui est important à enseigner aux gens.
 

Sorcelica

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
@Sekhmet je suis d’accord avec toi là où je suis très à l’aise avec mon corps (naturiste régulière et tout) mais tirer son lait en public (au boulot y’a qu’une salle de pause qui ferme pas ...) sa me gêner terriblement
 

Aethel

Période de pointe
Pour ma mère, j'ai déjà testé la plupart de vos réponses et je crois qu'effectivement je parle dans le vide... Mais bon.

La réponse du médecin est intéressante, mais je crois qu'il ne faut pas tout voir tout noir ou tout blanc, l'autre médecin n'a pas complétement tort non plus.

L'allaitement à la demande, c'est l'idéal pour le bébé, certes. Mais ça part du principe que la maman est aidée, que l'allaitement se passe bien. Pour ma part, j'ai arrêté le concept d'allaitement aux premiers signes d'éveil durant la nuit au bout d'un mois, parce que j'étais à bout. J'étais à bout parce que ma puce me blessait et que ses renvois m'empêchaient de la faire téter allongée. Je n'ai pas pu tenir. On aurait insisté pour que je tienne, ça se serait bien mal terminé et j'ai eu de la chance que mon mari et mes parents m'aident à ne pas arrêter l'allaitement complètement tant je m'étais épuisée. Ils se sont occupés de bercer la puce quand elle réclamait la nuit et ne me l'amenaient pour téter que si elle était inconsolable. Sans doute pas l'ideal pour ma fille ou l'allaitement, mais ça m'a permis d'arrêter de pleurer tout le temps. Dormir quelques heures d'affilée ca change la vie.

Alors oui, si j'avais été prise en charge correctement pour dépression post partum, si on m'avait soutenue à la maternité pour allaiter, si on avait diagnostiqué son frein de langue plus tôt, je ne me serai sûrement pas épuisée de la sorte. Mais le fait est qu'on est dans une société qui n'aide en rien à allaiter et ça ne m'étonne pas que certaines mamans finissent en burn out parce qu'elles essayent de mettre en place un allaitement exclusif, à la demande, sans aide.
 

lili2

Période de pointe
Pour ma part, je ne crois pas avoir jamais eu de remarque directe sur l'allaitement, à 10 mois. J'ai peut-être de la chance, mais je trouve aussi que les mentalités s'améliorent. On en voit maintenant, y compris avec des bambins. Ça reste pas majoritaire, mais ce qui est important c'est que ça devienne "normal", ou plutôt banal.
Je ne suis pas très pudique, et chacune a sa relation avec son corps, moi je ne cherche pas à me cacher dans les lieux publics : je ne fais pas un strip-tease, mais je ne fais pas d'efforts particuliers pour me cacher. J'ai généralement des regards bienveillants.

Je considère que ça fait partie du "package bébé" : on peut se sentir un peu mal à l'aise quand son bébé/enfant se met à hurler en public (crise, pleur...). Ça peut gêner les gens autour, mais il n'y a pas de "honte" d'avoir un enfant pour ça. Bah pour l'allaitement c'est pareil. Et c'est franchement beaucoup plus discret ! :D

Là où j'ai eu un peu plus de mal, c'est de tirer mon lait quasi en public : dans la salle des profs de maths (où, entre midi et deux, il peut y avoir 3-4 collègues mais des fois il y a toute l'équipe, une quinzaine !). Allaiter ça va, tirer son lait, c'est pas glamour. Avec le bustier et tout, on ne voit pas grand chose pendant le tirage, donc ça va, mais c'est "bizarre" pour le principe.
J'ai bien vu, dans les regards des gens, que certains étaient gênés (ou dans des remarques drôles mais pas méchantes, pour "évacuer" quoi). Mais ils n'ont rien dit car --je pense-- ils considèrent que j'ai parfaitement le droit (et aucun autre endroit décent). J'ai plutôt des remarques "ah c'est super que tu le fasses, moi j'aurais jamais osé à ta place", y compris de collègues masculins (scoop : on peut se projeter dans un autre corps que le sien !) !

Du coup je considère que je faisais un acte "militant", au sens où je participe à la banalisation de ce geste, rien qu'en le faisant "comme ça". Pour que ces collègues, s'ils y sont confrontés et qu'ils voient quelqu'un tirer son lait, ils haussent juste les épaules en mode "bah oui c'est normal quoi". Et c'est ÇA qui est important à enseigner aux gens.
Ouh, moi je suis plutôt pudique, mais alors s'il y a un truc que je ne pourrai absolument pas faire devant quelqu'un, à part famille proche (mère, soeur, mari), c'est bien tirer mon lait. Eventuellement, tirer mon lait avec une collègue qui elle même tire son lait en même temps, why not. Mais devant des amis, des collègues, mon frère, mon père, pas moyen....
 

lili2

Période de pointe
Moi, ma technique, c'est plutôt discrétion, ne pas mentir mais ne rien dire si on ne me demande rien. Personne ne m'a jamais posé de question sur le tire lait que je trimbale chaque jour au travail. Je pense que certains ont dû remarquer et capter de quoi il s'agit, mais comme personne n'aborde le sujet, je n'en parle pas.
Et pour l'allaitement, pareil. Si on me demande, je dis que j'allaite toujours. Mais si on ne me demande rien, je ne dis rien. Quant à dire que c'est du tire allaitement car ma fille ne prend pas le sein, idem. Si on me demande, je le dirai. Mais pas autrement.....
 

biquette06

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
Ici je tirai mon lait au bureau, une fois le matin et une fois l'aprem donc le tire lait trônait et souvent j'avais des regards inquisiteur de collègues qui voulaient une explication... Ils ont attendu longtemps, ça les regarde pas !!!
Ma collègue de bureau m'a souvent vu les nibards à l'air mais elle en avait rien à faire et attendait gentiment que j'ai fini pour déverrouiller la porte et sortir du bureau.
Pareil pour les regards sur ma glacière dans le frigo, ça les regarde pas !!
 

Elodie01

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
Pour ma mère, j'ai déjà testé la plupart de vos réponses et je crois qu'effectivement je parle dans le vide... Mais bon.

La réponse du médecin est intéressante, mais je crois qu'il ne faut pas tout voir tout noir ou tout blanc, l'autre médecin n'a pas complétement tort non plus.

L'allaitement à la demande, c'est l'idéal pour le bébé, certes. Mais ça part du principe que la maman est aidée, que l'allaitement se passe bien. Pour ma part, j'ai arrêté le concept d'allaitement aux premiers signes d'éveil durant la nuit au bout d'un mois, parce que j'étais à bout. J'étais à bout parce que ma puce me blessait et que ses renvois m'empêchaient de la faire téter allongée. Je n'ai pas pu tenir. On aurait insisté pour que je tienne, ça se serait bien mal terminé et j'ai eu de la chance que mon mari et mes parents m'aident à ne pas arrêter l'allaitement complètement tant je m'étais épuisée. Ils se sont occupés de bercer la puce quand elle réclamait la nuit et ne me l'amenaient pour téter que si elle était inconsolable. Sans doute pas l'ideal pour ma fille ou l'allaitement, mais ça m'a permis d'arrêter de pleurer tout le temps. Dormir quelques heures d'affilée ca change la vie.

Alors oui, si j'avais été prise en charge correctement pour dépression post partum, si on m'avait soutenue à la maternité pour allaiter, si on avait diagnostiqué son frein de langue plus tôt, je ne me serai sûrement pas épuisée de la sorte. Mais le fait est qu'on est dans une société qui n'aide en rien à allaiter et ça ne m'étonne pas que certaines mamans finissent en burn out parce qu'elles essayent de mettre en place un allaitement exclusif, à la demande, sans aide.
@Aethel je suis comme toi, je trouve que la réponse du docteur Gonzalez est un poil extrème.
Comparer le fait d'aller voir un patient malade la nuit au fait d'aller voir son enfant...mmm..Lorsqu'on est médecin, qu'on fait une garde de nuit, on est censé avoir dormi avant. Et un enfant qui appelle une fois la nuit, ce n'est pas gênant...quand on arrive à avoir 6 à 10 réveils la nuit, là, ça le devient...je ne parle pas des nourrissons bien sûr, les touts-petits qui viennent de naître....

Clairement j'ai failli faire un burn out aussi, mon fils aîné se réveillait toutes les 45 mins à 7 mois, de 23h à 6h...on faisait du cododo inversé, et quand il prenait le sein, c'etait insupportable...j'avais l'impression qu'un chat avec une langue bien rapeuse essayait de téter. Ultra douloureux, donc réveil assuré.
Au bout de 7 mois, j'étais au bout de rouleaux.
J'ai fait de l'eczema purulent (miam !) et pas la force d'aller voir un médecin. Une loque au bureau, incapable de travailler. De sentiments ambivalents envers mon fils, que j'aimais mais qui me faisait souffrir (ben oui le manque de sommeil c'est une torture reconnue).
Alors j'ai craqué, un soir, j'ai expliqué à mon fils que maman cette nuit ne viendrait pas, que ce serait papa.
Ca a été une nuit horrible, il a énormément pleuré, j'ai pas dormi, j'ai pleuré aussi. J'avais conscience que c'etait mauvais pour lui, mais je ne voyais pas d'issue.
Mais la nuit d'après, il a dormi. Moi aussi.
Et j'ai pu recommencer à vivre.

Parfois j'y repense (surtout qu'il a toujours un sommeil compliqué), et je me dis si j'avais su qu'il avait probablement un frein, d'où les douleurs. Mais je ne savais pas.
J'ai fait au mieux pour lui, pour nous aussi.
Et être parent, c'est ça. Se tromper, mais vouloir le mieux...
 

AngyRegg

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
@Aethel je suis comme toi, je trouve que la réponse du docteur Gonzalez est un poil extrème.
Comparer le fait d'aller voir un patient malade la nuit au fait d'aller voir son enfant...mmm..Lorsqu'on est médecin, qu'on fait une garde de nuit, on est censé avoir dormi avant. Et un enfant qui appelle une fois la nuit, ce n'est pas gênant...quand on arrive à avoir 6 à 10 réveils la nuit, là, ça le devient...je ne parle pas des nourrissons bien sûr, les touts-petits qui viennent de naître....

Clairement j'ai failli faire un burn out aussi, mon fils aîné se réveillait toutes les 45 mins à 7 mois, de 23h à 6h...on faisait du cododo inversé, et quand il prenait le sein, c'etait insupportable...j'avais l'impression qu'un chat avec une langue bien rapeuse essayait de téter. Ultra douloureux, donc réveil assuré.
Au bout de 7 mois, j'étais au bout de rouleaux.
J'ai fait de l'eczema purulent (miam !) et pas la force d'aller voir un médecin. Une loque au bureau, incapable de travailler. De sentiments ambivalents envers mon fils, que j'aimais mais qui me faisait souffrir (ben oui le manque de sommeil c'est une torture reconnue).
Alors j'ai craqué, un soir, j'ai expliqué à mon fils que maman cette nuit ne viendrait pas, que ce serait papa.
Ca a été une nuit horrible, il a énormément pleuré, j'ai pas dormi, j'ai pleuré aussi. J'avais conscience que c'etait mauvais pour lui, mais je ne voyais pas d'issue.
Mais la nuit d'après, il a dormi. Moi aussi.
Et j'ai pu recommencer à vivre.

Parfois j'y repense (surtout qu'il a toujours un sommeil compliqué), et je me dis si j'avais su qu'il avait probablement un frein, d'où les douleurs. Mais je ne savais pas.
J'ai fait au mieux pour lui, pour nous aussi.
Et être parent, c'est ça. Se tromper, mais vouloir le mieux...
Après dans le cas que tu décris tu n'as ni ignorer les besoins de ton fils ni le laisser seul à gérer ça vu qu'il avait son papa pour l'accompagner.. tu as juste essayer de trouver une solution au problème que vous aviez avec les infos/moyens que vous aviez. Je dis ça parce-que (pour moi) le rôle des parents ce n'est pas d'éviter à tout prix qu'un bébé pleure mais bien de trouver une solution pour que ça aille mieux et d'accompagner le bébé.
 

mini loup

Période de pointe
@Aethel je suis comme toi, je trouve que la réponse du docteur Gonzalez est un poil extrème.
Comparer le fait d'aller voir un patient malade la nuit au fait d'aller voir son enfant...mmm..Lorsqu'on est médecin, qu'on fait une garde de nuit, on est censé avoir dormi avant. Et un enfant qui appelle une fois la nuit, ce n'est pas gênant...quand on arrive à avoir 6 à 10 réveils la nuit, là, ça le devient...je ne parle pas des nourrissons bien sûr, les touts-petits qui viennent de naître....

Clairement j'ai failli faire un burn out aussi, mon fils aîné se réveillait toutes les 45 mins à 7 mois, de 23h à 6h...on faisait du cododo inversé, et quand il prenait le sein, c'etait insupportable...j'avais l'impression qu'un chat avec une langue bien rapeuse essayait de téter. Ultra douloureux, donc réveil assuré.
Au bout de 7 mois, j'étais au bout de rouleaux.
J'ai fait de l'eczema purulent (miam !) et pas la force d'aller voir un médecin. Une loque au bureau, incapable de travailler. De sentiments ambivalents envers mon fils, que j'aimais mais qui me faisait souffrir (ben oui le manque de sommeil c'est une torture reconnue).
Alors j'ai craqué, un soir, j'ai expliqué à mon fils que maman cette nuit ne viendrait pas, que ce serait papa.
Ca a été une nuit horrible, il a énormément pleuré, j'ai pas dormi, j'ai pleuré aussi. J'avais conscience que c'etait mauvais pour lui, mais je ne voyais pas d'issue.
Mais la nuit d'après, il a dormi. Moi aussi.
Et j'ai pu recommencer à vivre.

Parfois j'y repense (surtout qu'il a toujours un sommeil compliqué), et je me dis si j'avais su qu'il avait probablement un frein, d'où les douleurs. Mais je ne savais pas.
J'ai fait au mieux pour lui, pour nous aussi.
Et être parent, c'est ça. Se tromper, mais vouloir le mieux...
J'en ai les larmes aux yeux!! Tu as était très courageuse !!
 

mini loup

Période de pointe
Il y a peu:
"Tu allaite toujours ??"
"Bin oui et je ne vais pas arrêté de suite je pense!!"
"Tu verra quand il aura des dents!!"
"Il en a 6 et j'ai l'impression qu'il préfère le lait a la viande!!"
Très sur de moi et pas peu fière d'allaiter " encore"
 

StéphanieJonathanJohann

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
Il y a peu:
"Tu allaite toujours ??"
"Bin oui et je ne vais pas arrêté de suite je pense!!"
"Tu verra quand il aura des dents!!"
"Il en a 6 et j'ai l'impression qu'il préfère le lait a la viande!!"
Très sur de moi et pas peu fière d'allaiter " encore"
Oui les gens croient que dès que les enfants ont des dents, ils vont commencer à mordre tout ce qui leur passe dans la bouche et donc que les mamans qui allaitent vont se faire mordre le sein. Ben non ce n'est pas obligatoire... Ah les croyances des gens, ça me fait rire et des fois ça me désole aussi lol.
 

Éole

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
4h52 du matin, l'heure idéale pour mettre en oeuvre ce projet qui trottine dans un coin de mon encéphale mal en point depuis un moment... Pour celles qui ont suivi, le point jersey est toujours un échec, et j'ai paumé mes feutres et ma colle à paillettes, il ne me reste que mon PC (ou les chats, mais je leur en veux pas à ce point)...


Je vous propose dans ce topic de laisser libre cours à vos plus bas instincts, de faire preuve d'une créativité débridée, de plonger dans les tréfonds abyssaux de la répartie cinglante....

Listons donc les milles et une crétineries classiquement entendues au sujet de l'allaitement, et surtout, amusons-nous sans vergogne à imaginer ce qu'on pourrait répondre...

Ca permettra peut-être à certaines d'entre nous de trouver de l'inspiration pour contrer un entourage mal embouché, et surtout, ça nous (ou en tout cas me) permettra de nous défouler un peu...



Dans un contexte où on est en train d'allaiter :

"Tu l'allaites encore ?"

-Ah non pas du tout pourquoi ? (absurdité pure et simple)
-Non, là j'accorde mon moteur de tracteur en la bémol
-Ouais, t'en veux un peu ?
-Oui, mais seulement les jours impairs (ce n'est pas de moi, si l'auteure peut se faire connaître c'est cool, j'avais bien rigolé :D)
-Bah mon mari a essayé aussi, mais le bébé a pas aimé le goût, alors je me sacrifie...

"Mais tu vas arrêter quand ?"
-Vers 18 ans je pense (classique)
-Oh, je pense que le jour de son mariage il/elle arrêtera (J. Newman)
-Je pensais demander une dérogation pour le passage du bac/permis de conduire
-JAMAIS !
-Bah.. là tout de suite, parce que ça me prend comme une envie de pisser. Par contre t'aurais pas 5O balles pour que j'achète des biberons du coup ?
-A la saint-glin-glin

"Mais t'es sûre d'avoir assez de lait ?"
-Bah tu voudrais pas téter pour voir ?
-Bah attend je regarde (exprimer du lait à la main, si possible en visant bien)
-Non, mais de nos jours les enfants sont trop gros de toutes façons, alors je l'affame un peu en préventif
-Bah justement, je voulais te demander si t'aurais pas 20 balles à me donner pour que j'en achète...
Trop bien. J'AI de la lecture.... Merci
 
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