Bonjour à toutes,
Voici quelques nouvelles. Nous avons pris rdv avec une consultante en lactation. Elle a pris le temps d'observer une tétée et d'observer la bouche de bébé. Bon ce jour-là évidemment, la tétée était calme avec un bébé qui me jetait de grands regards et sourires charmeurs, l'espiègle !
Déjà, pas de REF de mon côté, malgré un débit assez fort peut-être parce qu'elle s'épuise et ne draine pas totalement mes seins.
En effet, la consultante a remarqué :
- un frein de langue restrictif
- un frein de lèvre supérieur qui gênerait aussi la succion, même si moins problématique
- palais creux et langue qui ne se dépose pas au palais
- problème de mobilité de langue résultant des points nommés plus haut
Tout ça pourrait expliquer les perturbations du sommeil, notre valse chaotique pour l'allaitement, les difficultés au biberon... Bébé a compensé à sa manière et sa courbe de poids a parfaitement suivi, ma lactation aussi, donc rien n'a alerté la SF ni la pédiatre. Pédiatre vue le lendemain pour le rdv des 4 mois qui a regardé sa langue et confirmé en effet ce petit frein de langue restrictif.
Nous avons ensuite enchaîné avec une séance chez une ostéopathe spécialisée en pédiatrie et perinatalité.
Confirmation des freins observés, ainsi qu'une hyperextension, et des tensions au niveau des cervicales probablement créés par le petit trouble de succion. Mon conjoint avait déjà remarqué qu'elle chouinait pas mal dès qu'on lui touchait la nuque.
La consultante ibclc préconise une freinectomie, l'ostéo préfère que nous commencions par des exercices de rééducation pour détendre les freins et avisions après...Seul souci, ils sont à faire pendant qu'elle dort, plusieurs fois par jour...sauf que les siestes sont rares, courtes ou inexistantes en ce moment malgré une fatigue évidente

Les deux étaient en tout cas des professionnelles très humaines, j'ai pris plaisir à les consulter. Au deux, j'ai posé la même question plusieurs fois "Donc, je ne suis pas folle ?!",
Nous avons donc des pistes qui pourraient expliquer ces inconvénients du quotidien qui nous semblaient nombreux sans qu'on réussisse à faire le lien, puisque séparément rien de trop anormal...mais cumulés ça faisait beaucoup à encaisser.
Depuis les deux mois qui séparent mon premier message et celui-ci, nous n'allions en effet pas vraiment vers du mieux mais vers du pire et l'équilibre de famille commençait à souffrir. Difficile de faire le tri entre le cap des 3/4 mois, ce qui est "normal pour un bébé", le manque de connaissance des jeunes parents et ce qui doit nous alerter. Je ne m'attends pas à des solutions miracles, mais savoir qu'il y a des causes à certains problèmes c'est déjà ça.
De mon côté, ma SF m'avait fait un courrier d'adressage pour voir ma médecin traitante, après une consultation post-natale. Elle était en vacances, j'ai décidé de consulter sa consœur pour ne pas perdre de temps. J'étais extrêmement fatiguée ce jour là après une nuit difficile. Je n'ai pas dû bien faire entendre mon mal-être, je n'y allais pourtant pas en exigeant quoique ce soit, je souhaitais juste avoir un avis et discuter de l'utilité d'un traitement. Elle m'a directement orientée vers un service psychiatrique de ma ville, en disant qu'elle ne prescrirait pas elle-même de traitement, en soulignant qu'il y avait 3 mois d'attente...et au pire de me rendre aux urgences psychiatriques si je voyais que ça n'allait pas du tout. Ensuite, elle m'a dissuadée de prendre un arrêt de travail (rien demandé, ma SF le mentionnait dans son courrier) en précisant que financièrement le congé parental s'était mieux (Hum? Elle n'a même pas vérifié sous quel statut et dans quel secteur je travaillais par ailleurs). Puis après avoir écouté l'évocation de mon quotidien, elle me dit "Je sens surtout beaucoup de fatigue et de frustration", et a évoqué le fait de courir pour évacuer (avec un petit rire gêné) puis à fini en me disant "maintenant votre mission c'est de tout faire pour dormir !"...SANS BLAGUE. En rentrant, je m'en suis voulue car j'ai oublié de lui demander de prendre ma tension, mon poids, discuter d'un bilan car je me sentais pas top.
Avec le recul, sa réaction a eu le mérite de me faire rire et c'est déjà une forme de thérapie...
J'espère être claire et lisible.
Merci pour tout vos retours et votre soutien depuis mon premier message !