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Je n'en peux plus...

Iliade

Colostrum
Bonjour,

Juste un message un peu de désespoir car j'arrive au bout de ce que je peux faire. Ma fille tète à vide depuis trois mois (enceinte de 4 mois et demi) mais sans l'ocytocine pour se rendormir c'est l'enfer.
Aussi je ne supporte plus la sensation, ça me fait un peu mal mais pas tant, c'est surtout que ça me crispe et me tend horriblement, j'en viens à ne plus supporter qu'elle me touche tout court pendant les tétées. Cette sensation de se faire tripoter le téton pendant des heures m'horripile, alors qu'avec du lait ça finissait par me calmer et m'endormir.
Résultat quand elle me réveille la nuit pour téter je me prends une dose d'adrénaline et d'énervement qui font que je peux pas me rendormir avant une heure ou deux (voire 3), et quand je commence à vouloir dormir elle reveut téter et le reste de la nuit est fichu. Je suis exténuée, je sais pas comment la sevrer, je suis démunie. Dès que j'essaye elle hurle, son papa n'arrive pas à la calmer, et ça peut durer très longtemps (à vrai dire, je n'ai jamais vu la fin sans que je ne revienne).

J'ai aussi un problème de moisissures dans ma maison qui font que je suis en crise allergique en continue et aussi qui fait que j'ai le nez qui coule h24 en plus de problèmes respiratoires. Mon allergologue me dit que les antihistaminiques sont compatibles avec la grossesse mais bon... Ça reste de la chimie qui passe dans un humain en cours de formation.

Je suis évidemment épuisée aussi par la grossesse, les hormones, la dépression, j'ai des idées noires tous les jours.
Mon psy est décédé l'année dernière et il faudrait que j'en trouve un autre mais ça implique des recherches que je n'ai pas vraiment la force de mener.
Des fois j'en viens à regretter, je me sens incapable de supporter tout ça, je ne sais pas comment je vais arriver à gérer un deuxième enfant alors que je n'arrive déjà pas à en gérer un.

Merci de m'avoir lue.
 

Lumi

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Un début de grossesse, ça chamboule beaucoup. C'est normal de se poser des questions et de douter :calin: surtout avec l'épuisement que ça génère, et encore plus quand d'autres soucis s'y greffent ! Ce n'est pas pour autant que tu ne sauras pas gérer ce deuxième enfant le moment venu.

Mon aîné avait 23 mois au début de ma seconde grossesse. Il ne s'est pas sevré tout seul, malgré le manque de lait. Ce que j'ai fait en revanche c'est que j'abrégeais les tétées, je le prévenais et, dès que ça devenait trop pénible pour moi, je comptais jusqu'à 5 pour qu'il décroche. Ce genre de compromis peut être une façon de gérer la situation.

D'autres mamans choisissent de sevrer totalement et c'est parfaitement compréhensible aussi. Je lis que dans ton cas les tentatives échouent car ta fille hurle, et je comprends combien cela peut être douloureux pour toi. J'ai quand même l'impression que le paramètre peut-être le plus important pour avancer dans un sevrage c'est la détermination de la maman. C'est comme si l'enfant sentait qu'on est encore partagée... Alors quand on me disait ça, je me sentais souvent un peu mal parce que j'avais l'impression que, du coup, je causais mes propres difficultés. Je m'excuse d'avance si mon message provoque la même chose chez toi... Mon expérience va quand même dans ce sens : c'est quand j'ai atteint un point de non-recul que j'ai réussi à induire certaines avancées.

Il pourrait être bon de prendre le temps de parler avec le papa, puis avec le papa et ta fille, pour établir un nouveau fonctionnement familial (avec tétées réduites, ou sevrage nocturne, ou... etc, ce qui vous conviendra à vous et sera le meilleur compromis pour vous trois. Il y aura sûrement quelques jours d'ajustement un peu plus difficiles mais, souvent, cela s'apaise rapidement. Je suis sûre que ta fille gagnera en temps de qualité avec sa maman si vous arrivez à un meilleur équilibre sur la question des tétées.

Quant à la question des allergies, si les médicaments sont OK (tu peux notamment vérifier avec le CRAT), il pourrait être judicieux de les prendre plutôt que de laisser ce problème former la dernière goutte pour faire déborder ton vase... C'est un choix personnel évidemment mais je crois qu'un début de grossesse est déjà épuisant en soi...
 

Iliade

Colostrum
Merci pour vos réponses.
En ce qui concerne mes tentatives, on a déjà essayé avec le papa, mais quand elle hurlait pour que je revienne ça pouvait durer 30, 45m... Au bout de presque 1h je craquais et je revenais, elle semblait dans une détresse horrible.

Il faut attendre plus que ça encore ?

J'essaye de raccourcir aussi, mais pareil, elle pleure et ça ne s'arrête jamais. J'ai encore essayé aujourd'hui, j'ai stoppé parce que je n'en pouvais plus (je pense que cumulé dans la journée elle a été pendue à mon sein facilement 5h...), le papa l'a récupérée pour jouer, lui faire prendre l'air, manger... Pendant plus d'une heure et demi il a eu droit à "maman tétée", sans aucun moyen de lui faire penser à autre chose.
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Je suppose que ça dépend des enfants, mais j'imagine qu'à cet âge ça peut être long. L'idée c'est quand même que si tu décides que la tétée est finie, de t'y tenir. Mes filles finissaient par se rendormir sur mon sein, sans téter. Ça a été la première étape, elles s'en sont détachées dans un second temps.
Mettre des limites aux tétées, surtout si elles sont non souhaitées et désagréables, est un droit fondamental de la maman - c'est de son corps qu'il s'agit. Quel que soit la réaction de l'enfant, tu es légitime pour poser tes conditions. Mon mari ne s'est pas mêle du sevrage, je n'aurais pas été à l'aise de l'entendre galèrer avec les filles qui pleurent (et il aurait été infect de fatigue), par contre câliner un bébé en lui expliquant que sa maman est là mais que le sein c'est non pour le moment/ jusqu'au matin/ après la fin de la chanson / peu importe, c'est tout à fait possible, sans trahir sa fiche de poste de maman.
 

Pangolin

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
Bonjour @Iliade,
Je lis ta fatigue et ton désespoir. Je t'envoie une brouette de soutien et de réconfort.

A te lire je suis inquiète pour toi, pas pour ta fille. Tu as besoin de penser aussi à toi, et de mettre ta santé mentale en priorité.

Est ce que tu as pu parler de ton désespoir et de tes idées noires à un professionnel de santé ? (Peut être celui qui te suit pour la grossesse?) Si tu sais déjà où tu vas accoucher, ça vaut le coup de te renseigner (ou de demander au professionnel de santé qui te suit) pour savoir si la maternité a un psy que tu pourrais contacter. Tu peux aussi appeler la PMI la plus proche de chez toi et demander si ils ont un psychologue, ou si vraiment ça ne va pas tu peux appeler le 15.

En ce qui concerne le côté allaitement la nuit, est ce que ce serait envisageable déjà que tu ailles te reposer une nuit ou deux ailleurs (ou que ton mari emmène ta fille à un endroit si possible chouette et te laisse te reposer tranquillou à la maison)?
Ta fille est parfaitement capable de comprendre la différence entre "Maman est juste à côté et va craquer si je pleure suffisemment longtemps" et "Maman est partie, je n'aurai pas de tétée là maintenant tout de suite, donc je ferais aussi bien de me laisser réconforter par Papa", donc ça a des chances de mieux se passer, et ça vous prouvera à tous qu'elle peut se rendormir sans tétée.

Tu peux lui expliquer que tu vas partir pour te reposer (sans dire que c'est sa faute), qu'elle elle sera avec son papa...

Edit : une autre idée qui me vient : à l!âge de ta fille, la mienne réagissait bien mieux quand on définissait une règle qu'on appliquait que quand je refusais une tétée "arbitrairement". Par exemple, la nuit les tétées font dodo et on doit attendre le matin pour téter. Ou alors les tétées c'est juste à la maison, et pas quand on a des invités. Et la préparation, le fait d'en parler à l'avance, eventuellement de prendre "ensemble" la décision d'instaurer la règle aidait +++.

Pour le sevrage nocturne à 28 mois, on a expliqué que les tétées nocturnes me faisait mal au dos, on a tous proposé des solutions (la solution de ma fille : que je prenne un doliprane), et on (enfin, moi avec le soutien du papa surtout) a décidé qu'il n'y aurait plus de tétée la nuit.

On avait aussi beaucoup lu "le petit bateau de petit ours", qui raconte l'histoire d'un ours qui devient trop grand pour son petit bateau, et la maman explique que c'est le destin de tous les petits ours de grandir. J'ai beaucoup expliqué que c'était le destin de tous les petits enfants d'arrêter de téter.
 
Dernière édition:

Lioness

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
Bonjour @Iliade !

Je t’envoie des brouettes de soutien, j’ai fait une dépression en début de grossesse pour ma 2e… et j’ai découvert que c’était aussi fréquent que la dépression post-partum même si on en parle moins. Mon sage-femme était au courant et la maternité avait un psy, peut-être deux ressources à contacter rapidement plutôt que chercher un autre psy pour le long terme ? De mon côté ça s’est amélioré au cours du 2e trimestre de grossesse :calin:


Je suis exténuée, je sais pas comment la sevrer, je suis démunie. Dès que j'essaye elle hurle, son papa n'arrive pas à la calmer, et ça peut durer très longtemps (à vrai dire, je n'ai jamais vu la fin sans que je ne revienne).

Ici à cet âge on a fait un combo d’un déplacement hors de la maison pour moi (qui a validé qu’elle savait faire en mon absence) puis de 3 nuits difficiles J’ai géré moi ces nuits, elle voulait sa maman et un câlin au sein mais je lui avais expliqué en amont qu’ils devaient dormir pour se reposer. Elle avait besoin de sa maman, mais pas du sein de sa maman 😉

Mon psy est décédé l'année dernière et il faudrait que j'en trouve un autre mais ça implique des recherches que je n'ai pas vraiment la force de mener.
Je t’aurais dit soit de demander à ton sage-femme ou au CHU… soit de demander à ton conjoint de s’en occuper pour toi ? C’est très dur de lancer un « projet » (une recherche qui prends du temps par exemple) quand on ne va pas bien.

Des fois j'en viens à regretter, je me sens incapable de supporter tout ça, je ne sais pas comment je vais arriver à gérer un deuxième enfant alors que je n'arrive déjà pas à en gérer un.
C’est fou ce qu’on est capable de faire, tu vas voir que tu géreras ça comme une chef quand tu n’auras plus la tête sous l’eau :calin:

Et que tu gères déjà comme une chef, même si là tout de suite tu ne vois que la moitié vide du verre tu es exténuée mais tu viens quand même chercher des ressources pour gérer au mieux ton premier :calin:

De mon côté, je me suis rendu compte que j’avais fait le plus dur pendant ce début de grossesse : accepter que je ne serais plus à 100% dédiée à mon petit puisqu’ils seront deux. Et accepter que c’est dans l’ordre naturel des choses 🥲. Ça a beaucoup simplifié la suite même si j’ai trouvé ça extrêmement dur.
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
C'est exactement ça... pour le coup j'ai eu l'impression en discutant avec d'autres mamans de multiples, que c'était une conclusion à laquelle on parvenait assez vite, et que la dernière chose dont on avait besoin était de s'encombrer la tête avec de la culpabilité. On a la chance d'avoir 1, 2, 3...enfants plus ou moins simultanés ou rapprochés, on ne peut pas materner chacun comme s'il était seul au monde- il ne l'est pas, et en plus il s'avère que maman est également une personne à part entière qui existe en dehors de sa progéniture.

L'idée de se sauver quelques jours est salvatrice pour moi, on a parfois les idées bien plus claires en ayant simplement enchaîne quelques heures de sommeil.

Je n'ai pas la prétention d'avoir vécu une situation aussi ardue, je prends juste un exemple qui pour moi illustre bien ce qui se passe dans la tête de nos petits. Chaque matin, mes filles de deux ans presque et demi-sevrees - veulent boire leur biberon sur mes genoux. Elles parlent, elles sont capables de s'exprimer. Elles veulent exactement le même biberon, elles veulent être seule sur mes genoux, et en premier. Autant dire que si les deux se levent à la même heure, fatalement, une hurle et se roule par terre pendant que l'autre boit son lait (j'essaie d'alterner un jour sur deux). Elles pourraient comprendre une.solution.alternative, un genou chacune, un biberon différent, ou piger qu'on.peut attendre sans hurler...rien à faire. Plusieurs fois dans la semaine, on commence la journée par une crise , un enfant qui hurle et tape, Le papa qui peste. Ce n'est la faute de personne, simplement elles sont incapables de concevoir à leur âge qu'il faut faire de la place pour l'autre (et pourtant elles ont toujours connu ça), leur désir immédiat d'être sur les genoux prend le pas sur tout le reste. Ça passera. Mais dans cet univers les lois de la physique ne me permettent pas de les contenter toutes les deux en même temps. J'essaie juste d'être équitable, d'empêcher les tapes/ coups de pied, et de ne pas prendre les choses à cœur.
Les enfants ne peuvent pas concevoir que leurs parents aient besoin de repos, de limites, en tout cas pas à un si jeune âge. C'est à nous de faire respecter nos besoins, pour que ça reste vivable pour tout le monde, dans la limite du raisonnable (on ne va pas demander à un nourrisson d'enchaîner 8h sans teter, mais on peut demander à un bambin de se passer de lait Plusieurs heures/ jours pour préserver sa maman).
 

Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Tu as entièrement le droit de t'écouter. C'est dur quand c'est une solution magique. Et c'est dur de faire pleurer "exprès" alors qu'on sait ce qui calmerait l'enfant immédiatement. Mais là ton enfant a une leçon très importante à apprendre aussi sur le respect de chacun, sur le consentement, sur le corps des autres qu'elle ne doit pas s'approprier.
Et tu peux materner sans allaiter. Il y a mille façon de se câliner, de chuchoter, de dorloter, de papouiller... Pour mon aîné le sevrage nocturne avait été vraiment difficile.
Je m'y suis reprise des dizaines de fois à zéro en fait je n'étais pas vraiment décidée. C'était insupportable pour moi de lire d'autres mamans écrire "quand tu seras prête ça ira".. je me disais mais moi je suis prete, c'est mon fils qui ne l'est pas !!
Et en fait quand j'ai été vraiment décidée, y a eu un switch. Ce n'était plus une option, et j'ai trouvé d'autres stratégies. Mon fils a pleuré beaucoup les premiers jours puis de moins en moins, et en 10 jours c'était plié.
J'ai aussi entamé le sevrage pendant la grossesse de la cadette, ça devenait complètement insupportable pour moi.
Vraiment beaucoup de courage à toi, ce ne sont pas des moments faciles... On a l'impression qu'on est tellement fatiguée qu'il est plus facile de donner la tétée plutôt qu'avoir encore à faire des efforts pour sevrer...
Je trouve qu'effectivement le sevrage est plus facile sinon a les idées claires. Si tu pouvais aller dormir ailleurs une ou deux nuits pour être reposée ce serait salvateur..!
 

Iliade

Colostrum
Merci pour tous vos messages, je ne m'attendais pas à autant de réponses !!

Alors je vais essayer de reprendre les choses dans l'ordre.
En ce qui concerne les idées noires, je l'ai dit à mon mari et évoqué très superficiellement à ma sage-femme. J'ai un passé assez lourd d'un point de vue psycho, anorexique-boulimique pendant 20 ans, victime de viols et maltraitance pendant 4 ans, une dizaine de tentatives de suicide, des années passées en HP... Mais ça fait partie de mon "ancienne" vie, personne ne peut se douter de ça quand on me voit et avec les études que j'ai reprises et le boulot que je fais aujourd'hui. Ma dernière tentative était à mes 23 ou 24 ans, (j'ai 38 dans 1 mois), et après ça j'ai décidé que je n'en ferai plus jamais et que j'affronterai les problèmes pour les résoudre.
Malgré cette décision, ça ne m'a pas empêchée d'avoir "envie" de le faire, ou juste de me voir sauter par la fenêtre, être tentée d'avaler des cachets ou autre... Je suis habituée à avoir ces choses dans ma tête mais ne pas les écouter. C'est sûr que c'est intense la maternité, et je suis à un stade de fatigue que je n'ai jamais connu, mais quand même, ça n'a rien à voir avec la vie que j'ai eu avant et qui était d'une tristesse absolue. On s'aime avec mon mari et j'adore ma fille.
En revanche, peut être que cette habitude fait que je ne mets pas de limite assez tôt...

En tout cas, je suis devenue assez exigeante envers les psys, parce que j'en ai rencontré un bon paquet vraiment nuls (voire néfastes) et je n'ai pas juste envie d'en prendre un à côté de chez moi parce qu'il est proche mais en trouver un intelligent qui fait des analyses pertinentes.

A priori pour la mater je vais retourner là où je suis allée pour ma fille, mais elle est à une heure de route. C'est la plus proche, les autres sont à 1h20 ou 1h30. Ça s'était plutôt bien passé, deux trois petites choses que j'aurais aimé qu'elles fussent différentes mais je n'ai pas envie d'aller plus loin et d'en plus prendre le risque qu'elle soit moins bien. Du coup peut-être qu'il y a un psy mais il faudra que ce soit en visio ou téléphone...

Le week-end à partir j'avoue ne pas oser y penser. À part les tétées, j'adore être avec ma fille, dès que je la laisse plus de trois heures elle me manque :/
Aussi mon mari est aussi à cran, et en plus si je devais partir quelques part j'aurais aimé l'emmener avec moi ^^
Je n'ai pas assez confiance en les grands-parents pour la leur laisser pour le moment.

Je crois que la vraie solution c'est le sevrage...
J'ai commencé cette nuit à appliquer les conseils que vous m'avez donné hier. À son premier réveil vers 1h30, je l'ai laissée téter un peu puis j'ai dit que j'avais des compotes et de l'eau pour elle, et qu'à 5 on arrêterait de téter. Après ça elle a mangé deux compotes, s'est servie d'une comme doudou et s'est allongée contre moi. L'endormissement a été long (bien une heure), mais elle n'a pas redemandé.
Ce matin à 7h, petite tétée, puis pareil j'ai compté jusqu'à 5 mais là ça n'a pas bien marché. J'ai proposé la compote mais elle ne voulait pas (pourtant son ventre gargouillait), et vu qu'elle ne se calmait pas, j'ai dit ok pour la tétée mais d'abord tu manges la compote et tu bois de l'eau. Elle s'est résignée et s'est collée contre moi et s'est rendormie.

C'est un petit pas mais c'est un début.. (Bon, elle vient de se reveiller en voulant téter... Il est 9h, j'ai plus trop le courage de négocier).

En effet je crois que mon problème principal c'est que je suis trop épuisée pour avoir la force de gérer les pleurs la nuit, c'est ça qui me fait reculer à chaque fois. Cependant, j'ai compris quelque chose ce matin en vous lisant, c'est qu'en effet cette sensation sur les tétons me renvoie aux mêmes sensations que pendant les viols, et ça me fait vriller. C'est peut être bizarre dit comme ça... Mais avec le lait c'etait vraiment différent, comme un soulagement. Là à chaque fois j'essaye de faire le black out dans mon cerveau, j'ecoute de la musique en même temps avec des écouteurs pour faire diversion mais ça me renvoie à la même chose. Encore quand elle me mord un peu ou me fait un peu mal ça va, mais quand elle tetouille du bout de la langue ça me rend dingue, ça me donne envie de tout casser et de l'arracher de moi.

Maintenant la question c'est : est ce qu'il faut que je passe par une transition à ecourter les tétées, comme cette nuit en comptant jusqu'à 5, ou est ce que j'arrête net, qu'est ce qui sera le plus facile ?

Merci encore pour votre aide, ça donne un peu d'espoir et des solutions.
 

Lumi

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
On sent que tu avances déjà dans ta tête et c'est un premier grand pas. Tu vas trouver les ressources pour passer ce cap en accompagnant ta fille, j'en suis sûre :calin: :calin: :calin:
Plein de courage à toi !
 

rebeccapneu

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
Tu te sens plus à l'aise avec quelle solution ? Arrêter net ou transition ? Là, effectivement, c'est toi d'abord !

Pour les psys en visio, j'entends des bons retours de la plateforme b€tt€rh€lp si ça peut être une piste...
 

Gargouille

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
Bonjour @Iliade,

Je me permets de réagir sur un point, bien que je ne sois pas dans la même situation que toi.
je ne supporte plus la sensation, ça me fait un peu mal mais pas tant, c'est surtout que ça me crispe et me tend horriblement, j'en viens à ne plus supporter qu'elle me touche tout court pendant les tétées. Cette sensation de se faire tripoter le téton pendant des heures m'horripile
ça me rend dingue, ça me donne envie de tout casser et de l'arracher de moi.
cette sensation sur les tétons me renvoie aux mêmes sensations que pendant les viols, et ça me fait vriller
Je voulais juste te laisser savoir que ce type de sensations est partagé par de nombreuses mères, même sans antécédent de VSS. Je ne sais pas si c'est aidant, mais si ça te te permettre de dissocier un peu ton passé traumatique des tétées avec ta grande, c'est toujours ça. Pendant une nouvelle grossesse ou en co-allaitement les aversions aux tétées sont un phénomène relativement fréquent que tu aurais peut-être connu même sans ce passé extrêmement douloureux. Je te mets cet article LLL en lien, en espérant que ça puisse t'aider à totalement déculpabiliser et à cheminer vers ce qui TE convient le mieux.

(Pour le nez bouché, moi ça s'est résolu spontanément en fin de deuxième trimestre mais peut-être que la saison a aidé dans mon cas. J'étais trop fatiguée pour solliciter un rdv exclusivement pour ça auprès de ma généraliste mais sinon, j'aurai pris ces fichus anti-histaminiques plutôt que de dormir bouche ouverte des mois durant 😉)

Bon courage. C'est long une grossesse mine de rien. Profite du forum si tu as besoin ou envie. Il y a un sujet dédié à la grossesse si tu veux discuter de l'évolution de ta grossesse et tu peux toujours en créer de nouveaux selon la situation que tu voudras partager. :calin:
 
Dernière édition:

Lioness

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
C'est sûr que c'est intense la maternité, et je suis à un stade de fatigue que je n'ai jamais connu, mais quand même, ça n'a rien à voir avec la vie que j'ai eu avant et qui était d'une tristesse absolue. On s'aime avec mon mari et j'adore ma fille.
Je rebondis juste là-dessus : le sage-femme m’avait expliqué que dans les dépressions pré et post-partum, ce n’est pas lié à une vie triste. C’est un déclenchement hormonal, et un terrain dépressif est un facteur de risque. Dans mon cas tout allait super : bébé désiré qui est venu tout de suite, papa présent et aimant, travail indépendant qui me plaisait… rien n’explique cet épisode dépressif et même maintenant je ne le comprends pas 😅

J'ai commencé cette nuit à appliquer les conseils que vous m'avez donné hier. À son premier réveil vers 1h30, je l'ai laissée téter un peu puis j'ai dit que j'avais des compotes et de l'eau pour elle, et qu'à 5 on arrêterait de téter. Après ça elle a mangé deux compotes, s'est servie d'une comme doudou et s'est allongée contre moi. L'endormissement a été long (bien une heure), mais elle n'a pas redemandé.
Ce matin à 7h, petite tétée, puis pareil j'ai compté jusqu'à 5 mais là ça n'a pas bien marché. J'ai proposé la compote mais elle ne voulait pas (pourtant son ventre gargouillait), et vu qu'elle ne se calmait pas, j'ai dit ok pour la tétée mais d'abord tu manges la compote et tu bois de l'eau. Elle s'est résignée et s'est collée contre moi et s'est rendormie.
C’est super déjà je trouve ! Ça veut dire que tu peux discuter avec ta grande et que vous allez trouver « votre » truc ! Ici rediriger vers la nourriture a effectivement bien aidé, c’était la période des fraises 🍓

On est vite passée à seulement des tétées épisodiques (endormissement ou grosse tristesse) à plus rien du tout !

Maintenant la question c'est : est ce qu'il faut que je passe par une transition à ecourter les tétées, comme cette nuit en comptant jusqu'à 5, ou est ce que j'arrête net, qu'est ce qui sera le plus facile ?
C’est ton coeur de maman qui doit parler, c’est ta décision il n’y a pas de « bonne pratique » à part donner une règle claire à ta fille ☺
 

Iliade

Colostrum
Bonjour,

Bon cette nuit c'était l'échec.. Pourtant j'étais motivée, je l'ai préparée dans la journée en lui disant que la nuit les tétées dormaient aussi etc.
La pauvre s'est mise à vomir, deux fois, donc deux changements de draps, body, + douche, évidemment elle était très mal donc elle pleurait, ce 'n'était pas le bon jour pour commencer... :/
 

Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Il y aura des loupés mais tu vas y arriver !
Réfléchis à pourquoi tu fais cela (être plus présente pour ta fille la journée, se concentrer sur le bébé à venir, pouvoir proposer à chacun des choses adaptées à ses besoins..)
J'avais bien aimé le petit bateau de petit ours pour expliquer qu'on grandit
 
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