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 Fatigue, oui mais quelle fatigue?

Sekhmet

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
@Nanouchka team EN aussi ! ;)
Et quand j'ai été arrêtée plus ou moins longtemps pour raisons diverses, j'ai quand même eu la visite de collègues amies. Et il y avait marqué "sorties autorisées" donc je pouvais aller voir des amis. Est-ce que tu penses que quelques collègues feraient ça pour toi ? Ou d'autres amis qui passeraient te soutenir de temps en temps ? :calin:
 

AngyRegg

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
Alors moi je suis Ingénieur dans l'industrie et c'est pas mieux niveau médecine du travail hein... D'ailleurs je crois que pendant la période du covid c'est un des truc défaillant qui s'est bien vu du coup... :rolleyes:
 

Nanouchka

Voie lactée
La médecine du travail ne doit pas faire rêver les carabins. C'est un droit, mais on doit s'en passer dans beaucoup de domaines j'ai l'impression.
Sekhmet, mes collègues/ amis ne soupçonnent pas mon état. Je donne le change, ce qui au passage me vide encore un peu plus le soir. Je n'ai pas très envie de m'en ouvrir, à vrai dire, par pudeur, honte de ne pas y arriver, et pourtant je sais qu'ils ne me jugeraient pas. Beaucoup sont des mères souvent épuisées. Mais j'ai envie qu'il reste un endroit, au travail, où j'ai encore l'air d'être "comme avant", même si des yeux sagaces ont bien dû remarquer que je n'étais pas au top de ma forme, mais sans plus je pense.
 

Nanouchka

Voie lactée
La peur de la solitude avec un bébé est un sentiment qui doit sonner l'alerte et débloquer de l'aide. On en a deja parlé sur un autre fil : si tu t'adresse a la maternité où tu as accouché il peuvent te donner un rdv avec le psy spécialisé du service ou bien t'envoyer voir quelqu'un dans une unité de perinatalité si il y en a une.

Les psy de la pmi peuvent aussi aider, meme si ce n'est qu'une visite tous les 2 mois.
Cela m'attriste un peu de le lire ainsi écrit, mais c'est tristement vrai. J'ai peur d'être seule avec lui. Le voir si vulnérable et en demande, me sentir toujours un peu ralentie et peu apte à lui donner le maximum.
Ma mère trouve qu'il est assez exigeant comme bébé, vif et impatient. En ce moment, il n'a qu'une obsession: se mettre debout. A 7 mois et demi. Il est gardé avec deux petits qui marchent et il veut faire pareil. Plus de temps calme, de petites lectures avec lui, de papouilles au sol: il passe tout son temps éveillé à s'accrocher à des trucs, qui peuvent être nous d'ailleurs, pour se soulever les fesses du sol, avec obstination, en poussant un grognement de petit haltérophile de poche. Donc je dois toujours être à côté, vigilante, car sinon cela finit toujours par un "boum". J'aimerais vraiment qu'il reste assis quelques minutes à mâchouiller paisiblement un jouet, comme je vois les autres bébés faire.
Je ne pousse un ouf de soulagement que quand mon conjoint rentre le soir, car je sais que je peux avoir de l'aide.
 

Amilli

Période de pointe
Adhérent(e) LLLF
Bonjour @Nanouchka, bonjour les Mamans !
Toutes mes pensées, tu as l'air de traverser une épreuve difficile et avec un petit bébé entre la fatigue physique et mentale c'est dur....
Tout mon soutien j'espère que tu vas trouver du soutien et du repis :calin:
Mon bébé aussi a tjr beaucoup gigoté, quand il a commencé à se mettre debout et que j'avais besoin d'une pause, je le mettais dans son lit à barreaux et je m'allongeais à côté, échouée comme une baleine lol ça vaut pas une bonne nuit de sommeil mais franchement ça m'a permis de finir l'après midi plus d'une fois.
A priori dans son lit à barreaux ou un parc ou truc du genre, il ne peut rien lui arriver si tu piques du nez, et quand ton bébé en aura marre il saura se faire entendre :whistle:
Je suis du genre à pousser toujours plus aussi, jusqu'à atteindre le point de rupture. Une chose que la maternité m'a apprise c'est repérer avant que ça ne lâche car nos bébés ont besoin de leur Maman en bonne forme avant tout. Je souhaite de tout coeur que tu trouves les solutions qui te conviennent ainsi qu'à ta famille :calincoeur:
 

Nanouchka

Voie lactée
C'est en effet comme cela que ça finit souvent, je le mets dans son lit à barreaux, il pleure au début, et moi sur le canapé à côté à attendre qu'il s'endorme. Mais je m'en veux, car c'est une sieste un peu forcée, prise sur du temps où je pourrais l'éveiller, jouer avec lui...Je me dis qu'en dormant il fabrique son cerveau aussi, mais ça ne me satisfait qu'à moitié comme pensée.
 

Eharm Hathor

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
C'est en effet comme cela que ça finit souvent, je le mets dans son lit à barreaux, il pleure au début, et moi sur le canapé à côté à attendre qu'il s'endorme. Mais je m'en veux, car c'est une sieste un peu forcée, prise sur du temps où je pourrais l'éveiller, jouer avec lui...Je me dis qu'en dormant il fabrique son cerveau aussi, mais ça ne me satisfait qu'à moitié comme pensée.
En réalité... On fait comme on peut avec les limites qu'on a !! À l'impossible nul n'est tenu !
 

Dietia

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
@Nanouchka
Ton récit me peine...il faut être honnête, avoir un bébé, c'est fatiguant... c'est de beaux moments mais c'est aussi une présence et une attention 24h/24. On s'oublie dans tout cela.
La fatigue se cumule et, comme le dit toujours ma maman, "quand on est fatigué, on voit tout en noir".
Tu as des vacances prochainement?
Quand je sens que je fatigue sérieusement, je prends quelques jours pour aller chez des amis, ou la famille. Je sais qu'il y aura du relais et que je ne serai pas seule à gérer mon bébé ! Et puis, cela permet de voir autre chose, de se changer les idées. Et de parler aussi. Pleurer parfois sur une épaule. Et puis ça repart.
Je ne peux que te faire milles bises et t'envoyer tout mon soutien!
 

Sanaëe

Montée de lait
Avant d'avoir des enfants, je m'attendais à manquer de sommeil, à ressentir de la fatigue physique, mais je ne m'attendais pas du tout à cet épuisement mental d'avoir à s'occuper et à se préoccuper d'un bébé ou d'un bambin 7j/7, 24h/24. Les premières semaines, clairement, c'était la fatigue physique qui primait : j'appréhendais le soir et les multiples réveils. Mais par la suite, j'ai eu le sentiment de beaucoup plus manquer de temps pour moi et de "déconnexion" que de sommeil. D'autant plus que j'ai du mal à me détendre, même quand mes filles (3 ans et demi, et 10 mois) sont calmes parce que je suis toujours sur le qui-vive, je ne sais jamais combien de temps ça va durer avant qu'elles aient à nouveau besoin de moi. Et moi aussi, je ressens du soulagement quand mon conjoint arrive, parce que je sais que je ne vais plus être seule à assurer, que je pourrais avoir de l'aide si besoin, et que les enfants ne vont plus dépendre uniquement de moi.

Perso, je n'ai pas trouvé que c'était plus simple avec un seul enfant, au contraire, donc ne te sens pas illégitime à être fatiguée parce que tu n'as pas 4 enfants ! Au premier je découvrais le métier de parent, je me posais plein de questions, il m'a fallu un peu de temps pour trouver mon style parental, et puis je voulais bien faire, je me mettais la pression. Pour ma deuxième, je connais mes limites, et je lâche du lest : cododo, diversification quand j'ai le temps, pause tablette pour la grande quand je sens que je sature (les écrans, c'est mal, mais moins que les VEO je trouve alors tant pis). Et puis j'ai pris un congé parental, ça fait déjà ça de moins à gérer aussi 😅

Pour me booster le moral, j'essaie de m'octroyer des petits plaisirs compatibles avec des enfants : des chocolats, des macarons, me mettre un peu de musique. Ce qui m'a aidé aussi, c'est de me fixer des petits objectifs, de les noter et de cocher quand c'est fait. Et être indulgente avec soi même surtout !
 

Eharm Hathor

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
Avant d'avoir des enfants, je m'attendais à manquer de sommeil, à ressentir de la fatigue physique, mais je ne m'attendais pas du tout à cet épuisement mental d'avoir à s'occuper et à se préoccuper d'un bébé ou d'un bambin 7j/7, 24h/24. Les premières semaines, clairement, c'était la fatigue physique qui primait : j'appréhendais le soir et les multiples réveils. Mais par la suite, j'ai eu le sentiment de beaucoup plus manquer de temps pour moi et de "déconnexion" que de sommeil. D'autant plus que j'ai du mal à me détendre, même quand mes filles (3 ans et demi, et 10 mois) sont calmes parce que je suis toujours sur le qui-vive, je ne sais jamais combien de temps ça va durer avant qu'elles aient à nouveau besoin de moi. Et moi aussi, je ressens du soulagement quand mon conjoint arrive, parce que je sais que je ne vais plus être seule à assurer, que je pourrais avoir de l'aide si besoin, et que les enfants ne vont plus dépendre uniquement de moi.

Perso, je n'ai pas trouvé que c'était plus simple avec un seul enfant, au contraire, donc ne te sens pas illégitime à être fatiguée parce que tu n'as pas 4 enfants ! Au premier je découvrais le métier de parent, je me posais plein de questions, il m'a fallu un peu de temps pour trouver mon style parental, et puis je voulais bien faire, je me mettais la pression. Pour ma deuxième, je connais mes limites, et je lâche du lest : cododo, diversification quand j'ai le temps, pause tablette pour la grande quand je sens que je sature (les écrans, c'est mal, mais moins que les VEO je trouve alors tant pis). Et puis j'ai pris un congé parental, ça fait déjà ça de moins à gérer aussi 😅

Pour me booster le moral, j'essaie de m'octroyer des petits plaisirs compatibles avec des enfants : des chocolats, des macarons, me mettre un peu de musique. Ce qui m'a aidé aussi, c'est de me fixer des petits objectifs, de les noter et de cocher quand c'est fait. Et être indulgente avec soi même surtout !
Voilà un post super motivant !!!!!!!
Très bien dit !
 
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