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Donner du sens a la parentalite

Discussion dans 'Allaitement et société' démarrée par allreset, 10 Janvier 2012.

  1. allreset

    allreset Lactarium

    Pourquoi cette discussion? Juste pour rappeler combien c'est merveilleux de voir son bébé grandir et que çà ne dure pas.:rolleyes:

    J'ai suffisamment de recul aujourd'hui pour constater que la première préoccupation des parents étaient de trouver la perle rare en matière de nounou mais qu'ils n'evisageaient même pas de voir évoluer eux même leurs enfants. :(
    J'ai l'impression qu'ils ont peur de devenir débiles s'ils remuent un hochet ou s'ils s'asseoient par terre avec eux pour empiler des cubes. :confused:
    Une nounou : femme mal payée et considérée finalement comme seule capable de s'occuper d'un bébé. Comme si elles étaient formatées intellectuellement pour intégrer le "gagatage".
    Je me dis qu'ils ne doivent certainement pas y faire ou qu'ils ont peur de s'ennuyer. Bref je me demande comment on peut faire des enfants dans le but ultime de s'en débarrasser.

    Vous allez me demander des sources :
    "J'ai repris le travail, j'avais besoin de voir des gens normaux"
    "Quand je vais chercher mon fils chez sa nourrice, il pleure, il ne veut pas venir avec moi".
    "Je veux rien changer à ma vie, mon bébé doit s'adapter à nous".

    Il faut savoir qu'à partir du 19ème siècle, on donnait son bébé à une nourrice qui mettait elle même ses enfants chez une nounou, on assistait à une chienlit générale.
    http://www.infor-allaitement.be/pages/histoire.php
    http://bernard.lecomte.pagesperso-orange.fr/lormes/morvan/textes/nourrice.htm

    Comment voulez-vous envisager l'allaitement alors que les gens, conditionnés pas la société de consommation, ont à l'esprit d'avoir des enfants comme d'avoir la dernière version de l'ipomme?

    Ce post a seulement pour vocation les rapports familiaux. :)

    PS : d'accord je suis un peu remontée :p
    Merci à Bouclette et à Lisemeuh :eek:
     
    Tags:
  2. maloudaine

    maloudaine Période de pointe

    perso je souffre de devoir travailler à plein temps et de laisser mon fils à une nourrice.... si géniale soit-elle... Mais cela a été une obligation (financière) plus qu'un choix et non je n'ai pas peur de m'occuper de mon enfant, j'adore le faire.... Ce n'est pas vrai que tous les parents qui laissent leurs enfants à une nourrice 40 heures par semaine le font par choix... Pour ma part je serais heureuse de ne travailler qu'à mi-temps, d'autant plus qu'étant instit j'ai les mercredis et les vacances. Je ne sais pas si on peut généraliser ton propos.... Pourquoi es-tu si remontée?? En ce qui me concerne encore une fois je suis triste d'avoir à laisser mon fils 4 jours par semaine....
     
  3. allreset

    allreset Lactarium

    Biensûr Maloudaine que tu es triste, je l'étais terriblement aussi pour mon premier. :(
    Pas question de faire un procès à qui que ce soit, ce n'est pas le but de mon post. Biensûr qu'il faut bouffer, payer la 2ème voiture inutile, rembourser les crédits de nos coups de folies et entretenir notre train de vie.

    Je constate seulement des disparités qui m'inquiètent dans notre "belle" société de consommation.

    Je pense à la chanson de Souchon "foule sentimentale", tu connais? :eek: Je suis touchée par ce qu'il dit car je sais que nous sommes capables de foncer tête baissée sans prendre le temps de réfléchir à nos actes.

    Autour de moi je vois des bébés qui souffrent parce qu'ils sont malmenés, je vois des mamans qui pleurent, je vois des parents stressés. On ne pas vit dans un monde de bisounours, certes, mais on place nos intérêts avant notre bien être.

    J'ai seulement envie de dire aux gens de se poser un peu ,de regarder ce qu'il se passe autour d'eux et d'y réfléchir. :D
     
  4. aurellly

    aurellly Période de pointe

    Le métier de parents est compliqué, d'abord parce qu'on a toujours tort même si on fait tous au mieux.
    quand on s'est décidé pour faire le 3°, on savait qu'elle irait à la crèche.Pour mes 2 premiers garçons, j'étais à la maison, j'en ai vraiment profité, mais au bout de 5 ans j'avais envie de voir d'autres choses que des couches, de la morve, et qu'on vienne tout le temps me demander quelque chose, et surtout de raconter toujours la journée des enfants et pas la mienne. nous avions aussi besoin d'une meilleure aisance financière, car je n'avait pas assez travaillé avant et nous n'avions pas le congé parental. Laisser Simon à la crèche 4 jours par semaine a été un déchirement au début bien qu'il ai 2ans1/2. Delphine y va aussi 4 jours par semaine dans la même crèche, depuis ses 7 mois. Ca se passe très bien, on se retrouve le soir, tétée, bain, rigolades...
    J'aurai été incapable pour les gars de les faire garder bébés, même un soir chez mes parents quand on voulait sortir en amoureux, c'était dur. Et pour eux aussi du coup.
    Mais là, je doit travailler, car entre temps nous avons acheté et retapé une maison. Tout la rémunération de mon conjoint paie l'emprunt (aller, plus que 19 ans à payer...aie aie), nous vivons sur mon salaire 2/3 temps au smig, et les alloc.... Si la CAF ou la MSA me donnait mon salaire pour rester à la maison avec ma petite famille, je commencerai demain, mais pour 3 enfants, c'est moins de 400 euros. On n'est pas dépensiers, on a un jardin potager, des poules, des lapins. On vit bien parce qu'on est à la campagne, on travaille tout les 2 dans le hameau où nous habitons, en ville se serai plus dur.
    Nous avons fait nos choix selon nos convictions. et oui je pourrait ne pas travailler, bouffer discount, avoir des meubles en agglo, de l'electroménager viellissant, et une bagniole pourrie. .. On a préféré manger moitié bio, avoir une belle maison dans laquelle je me détends quand je débauche, un lave vaisselle qui lave quand je bosse (du coup, c'est les hommes qui s'occupe de la vaisselle),
    et se ratraper le soir avec pleins de calins et de tétées.
    La vraie liberté c'est d'avoir le choix.
    Nous pourrions vivre sans mon salaire, mais pas de la même manière.
    Un enfant sera mieux je pense, avec une maman détendue qui travaille et qui est contente de le retrouver le soir, plutôt qu'une maman dans une situation imposée de femme au foyer et qui en souffre.
     
  5. Lili69

    Lili69 Hyperlactation

    Je suis en plein dans ce dilemme allreset! Apprendre à respecter la manière dont chacun vit sa parentalité. Mais jusqu'où? Pour moi, je reconnais aisément que retourner au travail m'a permis de développer un maternage proximal assumé plutôt que subi. Avec un bébé hurleur qui ne dormait que 7h entrecoupées par journées complètes, je t'avoue que, oui, parfois, j'aurais préféré être ailleurs. Il est vrai aussi qu'à l'époque, je n'étais pas aidée par le papa. Ce n'était pas démissionner mais chaque être humain a ses propres limites. Après 6 mois à dormir à peine deux heures par jour et à entendre hurler toute la journée, j'avais atteint les miennes.

    Maintenant, je te rejoins. Pas sur l'histoire de la nounou, parce que cf point 1 de mon exposé. Mais sur la manière dont certaines personnes s'impliquent dans leur parentalité. Je te rejoins si, après une bonne journée chez nounou, le bébé doit encore être trainé aux courses, doit passer boire l'apéro chez des amis de papa et maman et passe son week end chez un célèbre fabricant suédois de meubles en kit. Oui, ma fille passe des semaines extraordinaires avec son père ;).

    Alors oui, tout le monde n'éduque pas son enfant comme je le fais. En même temps, je ne suis moi-même pas un modèle d'éducation. Et je me demande vraiment s'il y a une vérité, une bonne manière de faire en la matière!
     
  6. flo

    flo Voie lactée

    Et bien moi je suis définitivement atteinte, car non seulement j'ai abandonné un job bien rémunéré 2 ans après la naissance de mon fils car je souffrais trop de la séparation et que je trouvais mon job dénué de sens. Après 2 années à la maison avec les enfants, je suis devenue ... nounou !!! Donc je passe toutes mes journées avec mes enfants et avec ceux des autres.

    Et même si la paye est nettement inférieure à avant, le fait de ne pas avoir à jongler entre travail et vie privée et de pouvoir tout concilier de manière naturelle est vraiment appréciable, tout comme le fait de pouvoir aider les mamans qui souhaitent reprendre le travail et continuer à allaiter. En tout cas, je ne regrette pas mon choix, et je n'ai pas l'impression de ne pas avoir une vie normale, au contraire, c'est avant que j'avais l'impression d'avoir une vie de dingue.
     
  7. allreset

    allreset Lactarium

    Je partage tous vos sentiments mesdames, vous êtes formidables :)
    Mes réflexions sont plutôt ailleurs.
    A mon sens la parentalité est menacée au même titre que l'allaitement maternel.

    Flo, moi aussi j'ai changé de vie, je ne regrette rien mais je VIS enfin.
     
  8. Lisemeuh

    Lisemeuh Période de pointe

    Complètement d'accord... Pour ma part, comme Lili, j'avais fait beaucoup d'efforts pendant mon congé parental pour bébé 1 (reprise du travail à ses 8 mois)... Elle pleurait bp, j'étais isolée, (sans voiture, nouveau village après vie en ville). Ca n'était pas très drôle...
    Mon CP pour bébé 2 (reprise à ses 6 mois) s'est mieux passé, du coup la reprise a été rude...
    J'aimerais avoir la possibilité de travailler à 80%, pour voir mes enfants davantage, j'aimerais beaucoup.
    Mais ça n'est pas l'aspect salaire qui me retient, c'est l'aspect engagement dans ma vie professionnelle.
    De la même manière, je crois que la vie pro m'amène aussi des choses qui pourraient parfois me manquer (tricotage de neurones notamment) si j'étais à la maison...

    Je pense que mon erreur est pê de travailler à 100%, mais pas de travailler.... Je trouve que la nounou fait un travail formidable. Elle est très active, pas du tout gagatisante - et je la paye largement plus que les minimaux, parce que pour moi, la redistribution de ressources, ça compte vraiment.

    Côté parentalité maintenant.... je ne sais pas trop comment me positionner par rapport à la crainte que tu exprimes. En ce qui nous concerne, on freine beaucoup notre vie de week-end par rapport aux enfants par exemple. Ils dorment à 20h tous les soirs, et on organise notre vie autour de ça, de la même manière qu'ils font leur sieste dans leur lit (et c'est sacrément limitant de liberté! :)). Mais surtout, on annule tous les engagements si on les sent patraques / stressés / en demande de nous.

    Ca reste dur, de les voir se dépêcher le matin pour s'habiller et déjeuner, et de devoir les presser tous les soirs.
    Nous n'avons pas encore trouvé de système idéal. Mon mari parle souvent de prendre un congé parental, mais ça reste sans suite pour le moment...

    En ça sans doute nous avons tort, nous pourrions "sacrifier" davantage nos vies pros à notre vie familiale (pour l'instant, j'ai changé de poste, changé de pays, et limité mes horaires... mais c'est sûr que ça pourrait aller au delà), mais l'équilibre n'est pas si simple à trouver.

    Concernant les nounous des siècles passés, tu aurais pu citer aussi le fait que la plupart du temps la famille vivait en cellule élargie... Donc il y avait peu de chance que la mère soit entièrement seule pour s'occuper de l'enfant - la grand-mère, (la tante non mariée, etc) notamment vivait souvent à côté ou même dans la maison, et l'éducation n'était pas la seule responsabilité des parents. C'est très dur aussi, d'avoir la responsabilité d'un enfant au quotidien sans pouvoir passer le relais.

    Quand tu parles de parentalité, qu'est ce que tu évoques?

    (et pourquoi merci? :))
     
  9. tabiky

    tabiky Colostrum

    Pour ma part laisser mon ainé a 6 mois je l ai mal vécu la reprise du boulot a été laborieuse j etais pas heureuse heureusement j ai continué l allaitement. Mon entreprise ne voulais pas de 80% du coup on voulais un deuxieme enfant on a fait le choix de les rapproché comme sa je suis en congé parentale et je peu m occuper de mes deux loulous a loisirs a coté j ai débuté des ventes a domicile party lite histoire de ne pas perdre de vue la vie active ( meme si c est faible en heure de travail)
    Du coup c'est que du bonheur de partagé le quotidien de mes petits bonhommes
     
  10. Lili69

    Lili69 Hyperlactation

    Je partage ton sentiment Lisemeuh, mon erreur est sans doute de travailler à 100%, pas de travailler. Et pour info, ma nounou gagne juste le double de mon salaire, sachant que je suis cadre (bon dans la fonction publique, donc forcément ça paie un peu moins!).

    Je pense avoir aujourd'hui trouvé un certain équilibre. Je passe le temps que je passe avec ma fille, ce qui peut paraître peu aux yeux de bien des mamans, mais je le passe à fond avec elle. Je suis plus patiente, plus impliquée que je ne l'étais quand je passais tout mon temps avec elle. Je reconnais que ma vie tourne autour d'elle, de ses besoins dès lors qu'on se retrouve. Avec encore peu de temps à accorder à la femme que je suis mais ça, ça attendre qu'elle grandisse un peu (ou pas, mais je préfère être optimiste!).
     
  11. allreset

    allreset Lactarium

    En fait Lisemeuh est à l'origine de mon post avec ses histoires Norvégiennes, la fonction publique...
    Je tiens à dire que les parents ont merveilleusement évolué depuis 1/4 de siècle.
    Je remarque seulement plusieurs choses :
    1) Le congé parental a été revu défavorablement depuis janvier 2010 (pour 2 enfants 8 trimestres sur 4 ans au lieu de 5 ans)
    Il n'est concevable que pour les gens qui gagnent le smic.
    2) Les femmes cadre, cadre sup et chef d'entreprise n'ont pas d'enfant, j'ai été dans ce cas pendant longtemps, le RSI me sollicitait régulièrement.
    Dans l'entreprise de mon mari, ces collègues femmes dépassent la quarantaine et sont célibataires sans enfant.
    http://www.rsi.fr/sante/naissance-et-adoption/allocations-maternite/chefs-dentreprise.html
    Elles ont peu de chance d'allaiter leur bébé avec leurs 70h/semaine, elles sont employeurs de nounou non stop.
    3) Certaines professions mal payées sont des freins réels à avoir des enfants : l'hotellerie restauration par exemple.
    4) Lorsqu'on habite la banlieue de Paris et que l'on se cogne 2 h de trajets par jour, on ne voit pas ses enfants sauf au lit.
    5) Nos enfants grandissent devant la tété puis devant la console (nounou supp).
    6) L'éducation nationale ou "égalité des chances" est pour les "minables" dont je fais partie. Un miroir aux alouettes. Je ne pourrais pas payer une école de commerce à mon fils 10000 euros par an pendant 5 ans ni une école internationale pour qu'il puisse parler une langue étrangère en 2 ans et non en 7 dans un cursus normal.

    Je reprends demain, poupon m'appelle
     
  12. cindirella

    cindirella Hyperlactation

    votre conversation est trés tres interessante,je vais dans le sens de allreset,c'est vrai que beaucoup font passer leurs interets avant leur bien etre et celui de leur enfant,peut etre le fais -je aussi parfois dans certaines circonstances.pourtant prendre un congé parental d'1an,reprendre a temps partiel(bien sur ca veut dire fini les vacances,voyages,achats superficiels..),m'a semblé si evident pour profiter de ma fille..j'ai une vieille theorie qui dit que certaines meres n'ont pas assez developpé leur lien d'attachement au bébé,et sont ainsi moins fusionnelles,plus distantes,plus aptes a le laisser a la famille pour sortir,a la nounou pour travailler etc..sans scrupules,sans remords,sans douleur..j'ai bien peur de m'attirer les foudres de certaines,désolée!!pour rejoindre lisemeuh et aurelie,ca depend aussi des personnalités des meres,plus extraverties,plus ouvertes sur l'exterieur,ou plus centrées sur leur cocon..bref on ne peut paq generaliser,mais tirer des profils oui,expliquer ces profils aussi je pense.
     
  13. Lili69

    Lili69 Hyperlactation

    Ah oui effectivement, je n'avais pas saisi le sens de ton intervention initialement! Il est très clair que dans notre société actuelle, on ne fait rien pour favoriser le maternage. Reprendre le travail après 2 mois et demi seulement passés avec son bébé, c'est incensé. De même que de demander aux mères de passer du "tout bébé" au "tout boulot" d'un seul coup. De ne pas considérer les parents maternants au travail en collant des réunions tardives.

    En même temps, je me rends compte que toutes mes craintes par rapport à tout ça ont été dans mon cas souvent infondées. Ma fille ayant été préma, j'ai pu en profiter plus longtemps. Je l'ai laissée chez nounou à 6 mois ce qui me convenait. Reprendre à 100% a été dur, notamment concernant l'organisation. Mais j'ai appris à gérer. Enfin, au travail et plus globalement quand j'en parle aux gens, mon allaitement est plutôt bien perçu. De même que ma manière plus générale d'envisager l'éducation de ma fille. Il y a des gens réceptifs qui eux-même ont pratiqué, avec ceux-là pas de souci. Il ya les dubitatifs à qui je prends le temps d'expliquer. C'est la majorité. Et puis il y a ceux dont on sait qu'ils ne cautionnent pas. Mais j'ai sans doute un caractère suffisamment trempé pour que personne ne tente le diable!!

    Donc soit j'ai eu beaucoup de chance (ce dont je ne doute pas), soit je trouve qu'il y a quand même une certaine bienveillance autour du maternage proximal. Après je te rejoins, cette bienveillance ne se retrouve pas dans les politiques familiales et éducatives de notre pays. Nous avons à faire des choix en tant que mère, en tant que parents. Notamment dans le cadre du travail où nous sommes à la recherche constante d'un équilibre plus que précaire entre famille et carrière, plus connu sous l'expression si poétique (mais si peu évocatrice) de "concilitation des temps de vie".

    Au-delà des pays nordiques, bien d'autres pays ont fait d'énormes efforts en matière de parentalité au travail. Je pense notamment à l'Irlande ou même l'Espagne. Les lois y sont sans doute plus contraignantes qu'en France.
     
  14. allreset

    allreset Lactarium

    Je ne continue pas après le 6, je préfère vous lire et trouver mes questionnements dans vos réponses. :D

    Le congé maternité : un crève coeur http://www.touteleurope.eu/fr/actio...e-conge-maternite-dans-les-etats-membres.html
    Pour les jeunes femmes, un vrai dilemne qui finit par se résoudre par l'équation simple : travail + consommation.
    Pas de problème, le nourrisson aura la chambre qui va bien ainsi que tout le matériel quasi inutile. Pauvres parents qui se ruinent la bourse en plus du coeur!
    Par contre prendre son bébé, le porter, laisser la tendresse s'exprimer, lui donner le sein, vous n'y pensez pas, on n'a pas besoin de carte bancaire pour çà!
     
  15. Bouclette86

    Bouclette86 Période de pointe

    Effectivement je te vois bien remontée allreset !

    Je saisis bien le sens de ce que tu dis, mais ne suis pas d'accord avec tout. Certes, faire un enfant et vouloir s'en "débarrasser" au plus vite me semble une aberration totale. Cependant, faire el choix de cesser de travailler pour le voir grandir... Je suis d'accord à 100% sur le fait que ça passe trop vite, et qu'il faut en proftier au maximum! Mais en profiter dans de bonnes conditions me semble le minimum ! Perso j'ai fait le choix de laisser mon Bouchon à une nounou maternante qui ne le prend que 3 jours par semaine, et je suis passée à 80% pour le prendre avec moi les deux autres jours ouvrés. Je suis extrêmement satisfaite de ce choix car je passe plus de temps AVEC lui que sans (ce qui ne serait pas le cas s'il était chez la nounou ou à la crèche 5 jours/semaine). Mais je ne suis pas vraiment au nirvana les deux jours où le papa travaille et où je suis seule à la maison : les tâches ménagères avec tout ce qu'elles ont d'ingrat me reviennent et je le vis très mal. Donc j'imagine si j'avais fait le choix d'arrêter de travailler pour passer 100% de mon temps à la maison : je deviendrais dingue ! Aller au boulot, mis à part le fait que c'est très stimulant au niveau des relations sociales et du triturage de neurones comme dit Lisemeuh, permet de s'aérer l'esprit et de revenir à la maison HEU-REUX de retrouver son petit cocon, de pouvoir profiter de son enfant... Ca ne me fait pas du tout cette impression quand je suis à la maison non stop de 7h à 22h !!!!

    En revanche je te rejoins sur l'idée globale : notre société tombe un peu sur la tête, les vraies valeurs se perdent et la parentalité est menacée par la tendance à la surconsommation. Avez-vous vu dans les magazines de produits de puériculture ces écoute-bébés supersoniques qui non contents de détecter la température de la pièce et de sonner si trop chaud ou trop froid, filment aussi le bébé... et sont reliés à un tapis détecteur de mouvement qui détermine si bébé respire encore ou non? Cela illustre bien ce que tu dénonces je trouve.
    D'un côté on a : je me penche au dessus du lit de mon enfant endormi, caresse sa joue et écoute sa respiration (geste de contrôle mais avant totu d'amour !)
    De l'autre : je checke mon écran de contrôle et mes cinquante données chiffrées, ok RAS, tout va bien ! :p

    Je crois que, comem pour tou, il faut trouver un juste équilibre.
    Juste équilibre entre le temps passé en tête à tête avec notre (nos) enfant(s), le temps avec nos enfants et d'autres personnes (amis, famille) et le temps où on laisse nos enfants à une mamie, à une nounou,et où on pense un peu à soi ;
    juste équilibre entre la vie à la maison et la vie au boulot, qui ont toutes deux les attraits et leurs chienlies ;
    juste équilibre entre le tout et le rien en matière d'équipement puériculture. J'avoue que le parc me rend parfois de grands services (quand Bouchon va pour la quinzième fois sur le coussin du chien, je dis stop) et la poussette a des avantages... mais rien ne remplace par moments le sol tout nu où on peut s'asseoir ou s'allonger pour jouer ensemble, et la simple écharpe de tissu pour porter bébé tout contre soi !

    M'enfin globalement quand-même il y a beaucoup de bon sens dans ton coup de gueule ! ;)
     
  16. allreset

    allreset Lactarium

    L'emploi du temps que tu vis Bouclette devrait être accessible pour tout le monde et pas seulement un rêve.
    Le fossé se creuse trop entre nous tous et je finis par croire que ses disparités n'ont que vocation de nous jalouser les uns aux autres : "diviser pour mieux régner".

    Il faut rester positif et défendre "bec et ongles" nos valeurs. :)
     
    Dernière édition: 13 Janvier 2012
  17. aurellly

    aurellly Période de pointe

    Cette discussion m'interresse (ça change un peu de "nénés.com" comme dit mon chéri), surtout que je vient de voir ce week end mon frère et ma belle soeur qui ont un garçon de 3 ans et une fille de 13 mois (2 mois1/2 d'écart avec la mienne). Pour vous donner une vue d'ensemble, ma mère et ma famille sont plutôt allaitement, portage, accouchement naturel...et sa famille, c'est plutôt "tu va quand même pas tout déballer maintenant devant tout le monde, c'est déguelasse, tu veux pas te toucher tant que tu y es" dixit sa mère pendant le repas du baptème...Comment dire... en terme de style de famille, c'est le grand canyon. Ceci dit je pense que ça l'a énormement bléssée, qui ne l'aurai pas été; j'ai tenté un mot de réconfort mais le mal était fait.
    Pour leur ainé, j'étais perplexe pour leur méthode d'éducation et de maternage(ou non maternage). C'était un bébé qui pleurait et geignait toute la journée, même en dormant; elle l'a allaité 4 mois, entre l'ambiance familiale, et ce bébé aux besoins intenses, elle n'en pouvait plus. Je leur ai dit de l'enmener chez un ostéo, pour essayer de calmer ses douleurs( il se tenait la tête en geignant), "mais non , un bébé ça pleure, c'est normal, il fait des caprices pour être dans les bras". ma mère le gardait et l'a emmené, le changement, aprés 3 séances, il avait déja 10 mois, a été incroyable.
    pour leur 2°, elle l'a allaitée 7 mois et cododotée. Nous partagions souvent puisqu'on avait chacune un bébé qui tète, un jour elle me dit "c'est vraiment génial de dormir avec , comme ça entre la grossesse et l'allaitement, pendant presque 1 an 1/2, pas besoin de se faire embéter au lit" effectivement mon frère dort dans le canapé... Elle l'a sevrée pour une opération chirurgicale pour elle, je lui ai dit qu'elle pourrai surement continuer, mais le docteur a dit...
    Donc ce week end, la petite mettait quelques gouttes d'eau sur la tablette de la chaise haute, avec le verre à bec, et là mon frère lui crie dessus lui tape la main et lui laisse le verre, alors elle hurle pendant 10 min puis recommence. Moi, j'étais un peu attéré, avec ma petite en portage dans le dos qui me faisait des papouilles avec ses petites mains, là ma belle soeur me dit "tu vois, elle est sournoise et elle fait des caprices. Nous on veut pas se laisser faire. " Moi j'aurai enlever le verre, dit non , et donner un autre jouet, il n'y aurai pas eu de pleurs et de cris...

    Ce que j'essaie de dire ici c'est que mon frére et moi, on a eu sensiblement la même éducation, ils sont cultivés ( lui est docteur en mathématiques et elle est directrice de centre de loisirs), ils ont désiré leurs enfants, elle a choisi de rester à la maison pour s'en occuper; mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'on ne vit pas la pârentalité de la même manière.
    On peut mettre tout ça sur le compte du poids de la famille (dans les 2 sens, de notre coté, cétait "obligé" d'allaiter, et de l'autre une horreur), le vécu, l'équilibre du affectif couple ou l'influence de la société. J'essaie de ne pas juger et d'avoir un discours modéré avec ma mère, mais c'est très dur car ça m'atteint.
    Aller, AUTRES GENS, AUTRES MOEURS...
     
  18. allreset

    allreset Lactarium

    Communiquer avec son enfant par la violence est insensé ou alors on fait de même avec les autres : sa famille, dans son couple, avec les amis ou les collègues! Une véritable vie de sauvage
     
  19. aurellly

    aurellly Période de pointe

    on a tous nos chimères, certains plus que d'autres. Le plus difficile quand on devient parents, c'est de faire autrement que ce qu'on a vécu, on a des réflexes conditionnés, parfois ce sont des détails qui nous font rire, d'autres fois, c'est plus dur.
     
  20. Sealine

    Sealine Hyperlactation

    totalement ok avec aurélie, en ce moment, mon fils se met à me griffer ou me taper quand il est pas content. la première fois, j'ai mal réagi (il m'a fait mal en plus), j'ai crié et je lui ai mis une tape sur la main.

    après réflexion, comment on peut décemment dire (ou faire comprendre) à un enfant qu'il ne faut pas taper et le taper nous même ??? du coup, je le gronde, je lui explique et s'il continue (généralement, c'est ce qu'il fait), je lui bloque la main en disant NON ! puis je l'occupe à autre chose (on change de pièce, de position, de jeux, etc...)
     

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