Ravie de voir que tout le monde a galéré cette nuit

Mon petit qui faisait de bonne nuit jusqu’ici m’a réclamé toute la nuit, il pignait si j’éteignais la lumière parce qu’il ne me voyait plus !
Bon alors deuxième rendez-vous chez l’ostéopathe (qui est aussi ma psy et une maman avec autant de bons conseils que vous !)
‘Elle voit bien ma détresse, comprend bien les besoins de mon bébé et mes valeurs de maman.
Elle m’a donc bien ouvert les yeux là où je m’étais mis des œillères depuis 1 mois. Je m’explique.
Pour moi, la maternité, c’était avoir un bébé heureux, serein, qui gazouille qui pleure pour être dans les bras, qui va au sein pour se nourrir puis va au lit dormir quand il a sommeil. LOL, MDR, PTDR !
N’empêche que ses 15jours/3 semaines mon bébé avait ce rythme là.
Et puis, peu à peu, ce rythme s’est littéralement PETE LA GUE*LE. Il faisait des tétées à rallonge, se réveillait à peine il quittait mes bras à la fin de la tétée en pleurant /hurlant. N’était rassuré qu’une fois revenu au sein. « Mais c’est bizarre, il était à mon sein pendant une heure, il a fait 20 min de sieste dans mes bras et pleure dès que je veux le poser endormi dans son lit. » Pourquoi il fait ça ? Avant il ne le faisait pas. Est-ce qu’il a quelque chose qui va mal ?
J’ai lancé quelques discussions sur ce forum pour essayer d’avoir des réponses. Mais je ne voulais pas les entendre « il est tout petit, c’est normal qu’il soit collé à sa maman ». Mais moi j’ai pas envie de ça, je veux faire du crochet, cuisiner, m’occuper de ma maison, jouer à la balle avec mon chien le temps d’une sieste de mon bébé. Je ne veux pas d’un bébé collé à mon sein. Pour moi le sein, on en dit ce qu’on veut, c’est un moyen d’alimentation. S’il était nourri au LA, il devrait patienter alors pourquoi il ne patienterait pas ?
Alors j’ai exploré de ce côté là, on m’a dit c’est un RGO, il supporte pas la position sur le dos et veut tout le temps téter pour soulager son œsophage des brûlures acides que lui provoquent les remontées.
Pourtant, les médecins, les sages-femmes me disent que mon bébé va bien. « Un RGO me dit la sage-femme : regardez, là il est sur le dos mais ne semble pas inconfortable. » Alors j’ai écouté les conseils : espacer les téter, chronométrer les tétées (10-20 minutes maximum, il se nourrit assez !). Ah bon ? Mais l’allaitement pourtant c’est à la demande non ?
Mais mon instinct maternel a repris le dessus il y a deux semaines quand j’ai rencontré cette ostéopathe qui m’a doucement lève les œillères « votre bébé a des besoins particuliers ».
Et aujourd’hui, pendant qu’elle manipulait bébé, grosse discussion sur moi, mon ressenti, les besoins de bébé, les besoins de maman, les besoins de papa.
Mon bébé pleure, est difficilement consolable autrement qu’au sein. Mais ne recherche que le sein une fois qu’il est dans les bras de maman.
Maman pleure parce qu’elle trouve inenvisageable que son bébé ne soit pas réconforté dans ses bras mais qu’il ait besoin du sein.
Papa voit maman et bébé pleurer : bébé est juste un bébé pleureur, les pleurs vont se calmer quand il grandira. Maman tu dois accepter ses pleurs.
Papa laisse pleurer bébé dans sa chambre car n’arrive pas à consoler bébé donc si maman veut aller promener le chien, le bébé risque de pleurer 1 heure dans son lit (chose impossible et insupportable pour maman !) mais papa ne comprend pas maman et son inquiétude.
Mais oui je sais, depuis le début que mon bébé n’a pas les mêmes besoins que celui de la voisine ou celui des copines, mon bébé a besoin de sa maman et du sein de sa maman plus que les autres bébés. Je dois donc arrêter de me penser « esclave » (oui le mot est fort mais jusqu’à ce matin je me le disais) de mon fils mais la maman dont il a besoin, qui l’écoute et qui répond à ses besoins.
Et tant pis si maman reste dans le canapé à lui donner le sein pendant une heure. Si papa est pas content parce qu’il a faim et que maman « préfère » s’occuper de bébé plutôt que de lui (parce que c’est ce qu’il pense) il prendra sa voiture, la carte bancaire et ira s’acheter à manger chez le traiteur du supermarché le temps qu’il faut à bébé pour se détacher progressivement de sa maman avec doudou et tétine.
Alors il m’aura fallu un mois pour accepter les besoins de mon bébé qui sont à mille lieux de l’idée que je m’étais faite d’un bébé. J’imagine que ce n’est pas trop tard pour lui ? Qu’il ne m’en voudra pas d’avoir voulu écouter les autres avant de m’écouter moi ?
Et ce soir ce sera une discussion avec Papa. Mais je suis sure qu’il comprendra. Il a beau être patriarcal (et macho !) il est aussi sensible. Lui qui était LE ROI avant l’arrivé de bébé (toujours servi à table en premier, toujours sa femme qui répond à ses exigences « pas trois jours de suite le même plat ni la même chose à manger midi et soir, une maison propre, les papiers faits, linge propre, plié et rangé, etc)… Tout ça sera en suspend, bébé passe « roi » et papa va devoir y mettre du sien quelques semaines le temps que bébé grandisse et « s’émancipe » doucement de sa maman.
Du coup maman a trois objectifs :
- maîtriser l’écharpe sling pour permettre portage et allaitement (avec un sous objectif : trouver des vêtements compatibles avec l’allaitement)
- Se renseigner sur l’objet transitionnel (doudou) permettant à bébé d’avoir toujours avec lui une part de maman
- trouver des astuces pour lui faire « accepter » (je sais pas si c’est le bon mot ?) la tétine (je n’ai pas de deadline pour cet objectif car j’ai peur que soit pas régler avant long terme) ou bien il surprend maman à trouver son pouce avant de kiffer la tétine !
Merci beaucoup de m’avoir lu jusqu’au bout. Ça m’a fait un bien fou d’écrire toutes ses lignes ! Maintenant je peux me les sauvegarder (et si j’écrivais un « journal intime » plutôt que de vous embêter entre deux tétées, une couche à changer, et à rechanger parce que bébé a fait un beau caca dedans quand il était tout propre et qu’il faut tout recommencer, une machine à mettre au sèche linge mais zut, le sèche linge est plein, il faut le vider, vider l’eau, nettoyer les filtres, mettre le linge dans le panier à linge propre qui est plein lui aussi… Bref on se comprend hein
Merci à vous d’être là (on ne se connaît pas mais je vous jure, je ne suis pas quelqu’un qui se plaint plus que ça d’habitude, je suis plutôt appréciée par mes collègues en général, si si)
Belle journée