• ENCOURAGEZ-NOUS !

    Les animatrices donnent bénévolement de leur temps et de leurs compétences pour répondre aux questions que se posent les mamans qui allaitent et accompagner celles qui le souhaitent tout au long de leur allaitement : en réunion, par courriel et au téléphone... et sur le forum !
    Si vous appréciez notre travail, nous vous invitons à nous le faire savoir par quelques mots d'encouragement à notre intention, et/ou par un don ou une cotisation - si ce n'est déjà fait - qui nous permettront de continuer à nous former pour toujours mieux répondre aux besoins des mamans qui choisissent d'allaiter.
    Rendez-vous sur le site LLL et choisissez le groupe 00-Forum pour soutenir l'équipe du forum LLL.
  • Compte tenu de l'épidémie de COVID-19, LLL France a décidé de suspendre toutes les réunions jusqu'à septembre. Les animatrices LLL restent disponibles pour répondre aux questions des mères par téléphone, par mail, Facebook ou sur le forum. Des réunions virtueLLLes via visioconférence sont organisées (infos sur la page fecebook "réunions virtuellles LLL France")

 Sevrage: quand bébé devient un tyran

Esther DK

Voie lactée
Bonjour chères mamans,

C'est exprès que j'ai utilisé ce titre provoquant. Mon mari et moi sommes à bout de nerfs, désireux d'arrêter l'allaitement, et avons vraiment besoin d'aide.

Notre fille a 28 mois et tète encore la nuit (cododo) et pour l'endormir à la sieste. Or, nous n'en pouvons plus, nous avons besoin que le coucher ne soit plus un calvaire de jour comme de nuit, et moi qui suis enceinte depuis peu, j'ai VRAIMENT besoin de me ré-approprier mon corps et mon sommeil avant la venue d'un autre bébé.

Cependant, Stella n'est absolument pas de cet avis et joue avec nos nerfs: depuis toujours, l'endormir sans téter pendant la sieste ? impossible ! Au mieux elle s'endort de fatigue vers 16h après avoir retourné sa chambre, au pire elle ne fait pas de sieste du tout et hurle, tape, vide son placard, sort constamment de sa chambre et nous colle.

Le soir c'est rebelote. Depuis le confinement, mon mari a réussi à l'endormir le soir pendant une semaine. Victoire ! Nous nous sommes dit " génial, la semaine prochaine on passe à l'étape suivante: c'est lui qui s'en occupe pendant les réveils nocturnes" (d'habitude il est en formation et ne rentre que le week-end).
Malheureusement, il a été appelé à travailler depuis hier donc des levers à 6heures du matin pour revenir à 19h, autant dire qu'il n'a plus du tout envie de passer de mauvaises nuits, ce qui fait que à part le coucher qu'il continue de gérer, la nuit c'est moi qui gère et qui donc la fait téter pour éviter les cris et que mon mari puisse dormir un peu.

Je précise que Stella dort très bien quand elle est chez sa nounou ou sa mamie par exemple. Elle prend son doudou et sa tétine et ne sort même pas de son lit.

Mais avec nous c'est devenu un enfer... depuis sa naissance, des réveils toutes les 2heures environ. Et bien sûr il faut la faire téter sinon elle devient ingérable. Soit elle renverse la maison, soit elle fait du bruit, nous monte dessus, rigole quand on se met en colère ...

Certes, le confinement n'aide pas, mais cela ne date pas d'hier. Je suis devenue taciturne, agressive, et n'arrive même plus à profiter d'elle la journée tellement je suis en colère, et à vrai dire c'est pareil pour mon mari. Hier soir il m'a dit: " Il y a des erreurs qui ont été faites de notre part." ce qui m'a profondément attristée et en même temps je me demande ce que nous pouvons faire pour retourner cette situation et également pour éviter cela avec notre prochain enfant.

Je donne l'impression de tout remettre sur le dos de ma fille qui n'est qu'un enfant, mais je sais bien que c'est nous qui avons merdé quelque part ...

Pardon pour ce pavé et merci de votre bienveillance ...
 

cerise

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
Pas facile...
Alors déjà : courage !
Et : non, vous n'avez pas "merdé quelque part", certains enfants ont plus besoin que d'autres d'être rassurés la nuit, ce n'est ni de la faute de votre petite ni de la votre.
Quelques pistes en vrac (que tu as peut-être déjà testées... Mais si une méthode magique existait, ça se saurait !)
Parler en "je" : expliquer, répéter, que tu as besoin de dormir, que tu es très fatiguée.
Proposer d'autres choses : de l'eau, un câlin, un nounours...
Le jour lorsqu'elle est réceptive, énoncer ton problème ("je suis très fatiguée de devoir me lever souvent la nuit"), lui faire énoncer le sien ("tu te reveilles parce que... Tu as peur, tu as soif, etc"), proposer de t'aider à trouver des solution ("que pourrait-on faire pour que je sois moins fatiguée, est-ce que tu as une idée ?")
Si c'est la soif qui la réveille, lui proposer de lui laisser une bouteille à côté d'elle (celles qui ont un bouchon "sport" sont pratiques pour les enfants, peut-être arriverait-elle à boire avec), ou un biberon...
Si elle a peur : proposer de mettre une veilleuse, de lui donner un doudou, de la faire dormir près de vous... À toi de voir ce que tu es prête à proposer et ce qu'elle pourrait proposer/accepter de son côté...
Tout ça donc, c'est à faire en amont quand elle est réceptive. Et une fois que vous avez réussi à trouver un point d'accord, mettre en application la nuit en rappelant votre accord de la journée. Ce n'est pas forcément facile et il faut s'attendre à ce que ça ne marche pas du premier coup, car ce qui peut sembler facile à ta fille le jour quand elle est bien disposée peut soudain lui paraître insurmontable la nuit...
Essayer de ne pas lui en vouloir, puis en reparler le jour, mettre des mots sur ce qui n'a pas marché, comment faire pour que ça marche la nuit prochaine, etc...

Bon à adapter selon son niveau de langage...

Et quand tu sens la colère monter, essayer de faire une pause, et de te transporter mentalement à sa place de petite fille, qui a peur la nuit, essayer de ressentir ce qu'elle doit ressentir pour laisser la colère retomber.

Courage, courage. Rien n'est facile dans ce que je dis (ça a toujours l'air facile quand on l'écrit de l'extérieur, mais sur le moment et dans la situation, c'est une autre paire de manches...).
 

Doobida

Lactarium
Déjà bravo pour cette belle aventure et une remorque de soutien, de réconfort, de câlins pour ces moments difficiles.
Ici je n'ai pas e'core réussi à supprimer les tétées d'endormissement du soir et de nuit mais j'ai totalement sevré de jour. J'ai raconté ça dans un sujet intitulé "sevrage de jour en 10 jours" un truc comme ça.
Pour le soir et la nuit on fait une tétée qui dure le temps d'une chanson, puis on se câline pour l'endormissement sans le sein.
Je n'ai pas d'autres idées ni expérience, on n'y est pas encore et numéro 2 arrive en mai...!
 

Tatian@

Modératrice
Membre de l'équipe
Animatrice LLL
Pas simple le sevrage chez un bambin qui n'est pas d'accord et qui le fait savoir!
On peut en effet avoir l'impression que l'enfant est devenu un "tyran". En réalité, il est submergé par un tas d'émotions qu'il ne sait pas gérer. Il ne sait pas dire qu'il est frustré, en colère, inquiet, alors il s'agite, crie, pleure...
L'ennui c'est que les besoins de la mère et de la famille entrent en concurrence avec ceux du bambin! Que faire alors?

Souvent, l'enfant a bien entendu que sa mère souhaite arrêter les tétées, et c'est justement ça qui l'inquiète!
En plus de ce qui est déjà suggéré au dessus (verbaliser le besoin de la mère, ses sentiments) on peut essayer de refléter les sentiments de l'enfant, lui montrer qu'on comprend qu'il soit perturbé/en colère/frustré.

Moi, j'adore le chocolat, je serai très triste si on me disait : "fini maintenant, tu ne peux plus en avoir, c’est comme ça". J'apprécierai probablement qu'on me dise : "Oh, tu aimes tellement le chocolat, ça te semble impossible de t'en passer, tu dois être si triste, si déçue! Tu penses à tous ces moments où tu ne pourras plus en avoir et c’est dur pour toi! Tu as le droit d'être en colère, de trouver ça injuste! Qu'est ce que je pourrais faire pour que ça soit moins difficile pour toi?"

Maintenant, comme le dit @cerise c'est sûr qu'à 2h du matin face à un bambin hurlant, les mots ne sortent pas aussi facilement...

Certaines mamans commencent par réduire le temps de la tétée (on compte jusqu'à 10, on met une chanson ou on chante une comptine). Pour les siestes, certaines mamans passent temporairement à un temps calme ensemble sur le canapé, avec des musiques douces, des histoires, sans tétée mais en gardant un moment de complicité. Souvent le bambin s'endort pendant ce temps calme.
 

Esther DK

Voie lactée
Bonjour et merci pour vos réponses !!

J'ai tenté de lui demander par quoi on pouvait remplacer la tétée, sa réponse fut claire et nette : "On peut pas remplacer tété" xD
J'avoue que ça m'a fait rire sur le coup mais maintenant je me dis que ce semble plus compliqué que prévu :p

Merci pour vos conseils, peut-être que maintenant ce n'est pas la bonne période étant donné que le papa travaille plus que d'habitude et que nous sommes tous sur les nerfs. Mais je vais quand même continuer de bien verbaliser tout cela avec elle en attendant.

Dernière question : que faire quand le papa n'est pas là mais que c'est le seul qui peut couper l'allaitement nocturne ? Quand c'est moi qui vais la voir au milieu de la nuit elle ne veut rien savoir et juste téter. SI c'est papa elle peut pleurer pendant longtemps mais s'arrêtera plus vite car elle sait qu'elle n'a pas le choix.
Mais que faire quand on est seule ? ( mon mari va bientôt repartir en formation où il n'est pas là la semaine)
 

Doobida

Lactarium
Mon mari n'a jamais été capable de se lever la nuit... Pour moi la solution a été de le prévenir avant les tétées que ça allait durer le temps d'une chanson de chaque côté, et qu'après on s'endormirait avcc des câlins et un biberon de lait chaud si besoin. Il y a eu des pleurs au début, ça a été très dur pour moi car c'est la première fois que je le "faisais pleurer exprès".. Mais j'étais convaincue et j'ai tenu bon.
Petit à petit il a accepté la règle. Et même parfois un câlin lui suffit maintenant et il oublie de réclamer. C'est rare mais ça arrive...
Moi ça me convient d'écourter la tétée pour lui apprendre à s'endormir sans, je me dis que ça viendra petit à petit..
 

Trefle

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
Bonjour Je suis maman solo alors pas de papa à envoyer lors du sevrage de nuit.
Un peu comme @Doobida j'ai expliqué puis tenu bon malgré les protestations .
Courage !
 

Esther DK

Voie lactée
Merci pour vos réponses ! Cela me donne du courage.

@Doobida effectivement je suis persuadée que ça viendra petit à petit. Cela me fait penser à la méthode GORDON de sevrage de l'allaitement nocturne, basée sur un espacement progressif des tétées nocturnes qui dure environ 10 jours et normalement au bout des ces 10 jours le bambin a intégré (avec des pleurs mais sans être seul) que l'allaitement nocturne est terminé.
Je dois avouer que je l'ai essayée il y a un mois, seulement, la deuxième nuit ma fille a tellement hurlé que j'ai fini par entendre les voisins du dessus se lever et cela m'a complètement paniquée, j'y ai donc mis court.
Je crois que je n'ai pas confiance en ma capacité à ne pas craquer ... peut-être est-ce mieux d'attendre de me trouver dans une période où je suis plu sereine et moins fatiguée ? (si tant est que j'en trouve une avant la naissance de numéro 2 :p )
 

Esther DK

Voie lactée
@Doobida (je continue...) et quand il se réveille au milieu de la nuit comment gères-tu ? Parce que pour l'endormissement ma fille accepte à peu près de ne pas s'endormir au sein, mais pour les courts mais nombreux réveils nocturnes il n'y a rien à faire ...
 
Haut