Bonjour à toutes, 
Je viens vers vous aujourd'hui le cœur grand ouvert pour recueillir des témoignages, du soutien et des conseils concernant un projet de relactation.
Ma fille Romy est née le 28 août dernier. Les débuts ont été très compliqués : perte de poids à la naissance (poids de naissance retrouvé seulement le 13 septembre), énormément de pression de l'entourage médical, et des nuits très difficiles où elle pleurait beaucoup. Pourtant, à ses tout premiers jours de vie, c'était l'inverse : elle dormait énormément, parfois jusqu'à 7 heures d'affilée, sans téter efficacement.
Par peur de tout perdre, j'ai commencé le tire-allaitement le 12 septembre. Je me souviens encore de ce premier biberon de lait maternel... Je l'ai donné en pleurant, avec un immense sentiment d'échec. Comme si je venais de perdre quelque chose que j'avais rêvé vivre autrement.
Par la suite, Romy a complètement refusé le sein. J'ai alors poursuivi en tire-allaitement exclusif pendant plusieurs semaines.
Le 23 octobre, après beaucoup de patience, d'essais et de larmes, j'ai finalement réussi à la remettre au sein. 🥹 Elle ne tétait qu'avec un bout de sein, allongée contre moi, dans le noir complet. Je tirais mon lait toute la journée et, de 20h à 10h, elle était au sein. C'était notre équilibre. Notre petite victoire après un départ si chaotique.
Fin novembre, nous avons commencé l'allaitement mixte car nous avons déménagé à plusieurs centaines de kilomètres pour vivre temporairement chez mes beaux-parents, le temps d'acheter notre maison.
Je suis quelqu'un de très pudique et, avec toutes les difficultés que nous avions déjà traversées, je manquais énormément de confiance en moi. Je ne me sentais pas capable de tirer mon lait ou de mettre ma fille au sein devant d'autres personnes. Petit à petit, la fatigue, le stress et les changements se sont accumulés.
Puis décembre a été le coup de grâce : épuisement, boutons de fièvre à répétition, puis un énorme abcès dentaire. Les antibiotiques compatibles avec l'allaitement n'ont pas fonctionné, et le seul traitement efficace ne l'était pas.
Au début, j'ai essayé de maintenir quelques tirages malgré tout. Puis la douleur est devenue trop importante. Certaines journées, j'avais l'impression de me taper la tête contre les murs tant je souffrais. Entre la fatigue, les traitements et les douleurs, j'ai fini par arrêter.
Quand j'ai repris, ma lactation avait énormément chuté. Romy a progressivement délaissé le sein.
Depuis l'arrêt de mon traitement, je sentais notre allaitement s'effilocher un peu plus chaque jour. Chacune de nos tétées me rapprochait de la dernière, je le sentais. J'ai pris une photo de chacune d'elles, sans savoir s'il y en aurait d'autres derrière.
Le 4 février, sans que je le sache encore, nous avons vécu notre dernière tétée.
Aujourd'hui, nous avons enfin acheté notre maison. Dans un mois, après les travaux, nous allons enfin emménager chez nous. Et je crois que c'est aussi pour cela que ce projet de relactation revient avec autant de force.
J'ai le sentiment que la fin de notre allaitement a été dictée par les circonstances, la fatigue, la maladie et les événements de la vie, plus que par un véritable choix. Je n'ai jamais eu l'impression de décider que c'était terminé. J'aimerais essayer une dernière fois, pour pouvoir me dire que j'ai été au bout de ce qui était possible pour nous, sans regrets.
Quand je pince mon sein, j'ai encore quelques gouttes de lait qui sortent. Je sais que cela ne signifie pas que le chemin sera facile, ni qu'il y a une garantie. Mais je ressens au fond de moi le besoin d'essayer. Romy aura bientôt 10 mois et boit actuellement 4 à 5 biberons de lait artificiel par jour.
Mon plan d'action pour notre emménagement :
Reprendre les tirages réguliers : Je vise dans un premier temps 6 tirages par jour avec un M*d*la Symphony, calés sur ses trois siestes, le petit-déjeuner, le goûter et le coucher. + ajouter 3 power pumping sur une heure les 3 premiers jours, 2 les 3 jours d’après, puis 1 durant le temps qu’il faut.
Multiplier les moments de peau à peau.
Lui reproposer le sein sans aucune pression : Uniquement dans le plaisir, le jeu, le réconfort et la proximité.
Le coup de pouce des compléments : Terminer les gélules Néobulle qu'il me reste, puis essayer l'association Liquid Gold (Legendairy Milk), Moringa et Nutragest.
Si certaines d'entre vous ont vécu une relactation après plusieurs mois sans allaitement, j'aimerais énormément connaître votre histoire. Même si le résultat n'a pas été celui que vous espériez. J'ai besoin de témoignages réels, d'espoir mais aussi de sincérité, pour aborder cette aventure avec les yeux ouverts.
Avez-vous réussi à retrouver une production de lait après plusieurs mois d'arrêt ?
Combien de temps vous a-t-il fallu pour voir les volumes remonter ?
Qu'est-ce qui vous a le plus aidées (organisation, fréquence, peau à peau, état d'esprit...) ?
Votre bébé a-t-il accepté de reprendre le sein après un long arrêt, même simplement pour du réconfort ?
Merci infiniment à toutes celles qui auront pris le temps de me lire.
Et si notre histoire peut parler à d'autres mamans qui ont vu leur allaitement leur échapper malgré tous leurs efforts, sachez que vous n'êtes pas seules.
Je viens vers vous aujourd'hui le cœur grand ouvert pour recueillir des témoignages, du soutien et des conseils concernant un projet de relactation.
Ma fille Romy est née le 28 août dernier. Les débuts ont été très compliqués : perte de poids à la naissance (poids de naissance retrouvé seulement le 13 septembre), énormément de pression de l'entourage médical, et des nuits très difficiles où elle pleurait beaucoup. Pourtant, à ses tout premiers jours de vie, c'était l'inverse : elle dormait énormément, parfois jusqu'à 7 heures d'affilée, sans téter efficacement.
Par peur de tout perdre, j'ai commencé le tire-allaitement le 12 septembre. Je me souviens encore de ce premier biberon de lait maternel... Je l'ai donné en pleurant, avec un immense sentiment d'échec. Comme si je venais de perdre quelque chose que j'avais rêvé vivre autrement.
Par la suite, Romy a complètement refusé le sein. J'ai alors poursuivi en tire-allaitement exclusif pendant plusieurs semaines.
Le 23 octobre, après beaucoup de patience, d'essais et de larmes, j'ai finalement réussi à la remettre au sein. 🥹 Elle ne tétait qu'avec un bout de sein, allongée contre moi, dans le noir complet. Je tirais mon lait toute la journée et, de 20h à 10h, elle était au sein. C'était notre équilibre. Notre petite victoire après un départ si chaotique.
Fin novembre, nous avons commencé l'allaitement mixte car nous avons déménagé à plusieurs centaines de kilomètres pour vivre temporairement chez mes beaux-parents, le temps d'acheter notre maison.
Je suis quelqu'un de très pudique et, avec toutes les difficultés que nous avions déjà traversées, je manquais énormément de confiance en moi. Je ne me sentais pas capable de tirer mon lait ou de mettre ma fille au sein devant d'autres personnes. Petit à petit, la fatigue, le stress et les changements se sont accumulés.
Puis décembre a été le coup de grâce : épuisement, boutons de fièvre à répétition, puis un énorme abcès dentaire. Les antibiotiques compatibles avec l'allaitement n'ont pas fonctionné, et le seul traitement efficace ne l'était pas.
Au début, j'ai essayé de maintenir quelques tirages malgré tout. Puis la douleur est devenue trop importante. Certaines journées, j'avais l'impression de me taper la tête contre les murs tant je souffrais. Entre la fatigue, les traitements et les douleurs, j'ai fini par arrêter.
Quand j'ai repris, ma lactation avait énormément chuté. Romy a progressivement délaissé le sein.
Depuis l'arrêt de mon traitement, je sentais notre allaitement s'effilocher un peu plus chaque jour. Chacune de nos tétées me rapprochait de la dernière, je le sentais. J'ai pris une photo de chacune d'elles, sans savoir s'il y en aurait d'autres derrière.
Le 4 février, sans que je le sache encore, nous avons vécu notre dernière tétée.
Aujourd'hui, nous avons enfin acheté notre maison. Dans un mois, après les travaux, nous allons enfin emménager chez nous. Et je crois que c'est aussi pour cela que ce projet de relactation revient avec autant de force.
J'ai le sentiment que la fin de notre allaitement a été dictée par les circonstances, la fatigue, la maladie et les événements de la vie, plus que par un véritable choix. Je n'ai jamais eu l'impression de décider que c'était terminé. J'aimerais essayer une dernière fois, pour pouvoir me dire que j'ai été au bout de ce qui était possible pour nous, sans regrets.
Quand je pince mon sein, j'ai encore quelques gouttes de lait qui sortent. Je sais que cela ne signifie pas que le chemin sera facile, ni qu'il y a une garantie. Mais je ressens au fond de moi le besoin d'essayer. Romy aura bientôt 10 mois et boit actuellement 4 à 5 biberons de lait artificiel par jour.
Mon plan d'action pour notre emménagement :
Si certaines d'entre vous ont vécu une relactation après plusieurs mois sans allaitement, j'aimerais énormément connaître votre histoire. Même si le résultat n'a pas été celui que vous espériez. J'ai besoin de témoignages réels, d'espoir mais aussi de sincérité, pour aborder cette aventure avec les yeux ouverts.
Merci infiniment à toutes celles qui auront pris le temps de me lire.
Et si notre histoire peut parler à d'autres mamans qui ont vu leur allaitement leur échapper malgré tous leurs efforts, sachez que vous n'êtes pas seules.