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Doutes et avortement

Li-Lou

Montée de lait
Je ne savais pas trop quel nom donner au sujet, désolée.

Je suis maman d'une petite de 18 mois, allaitée jusqu'ici. Nous sommes rentrés en sevrage il y a une semaine et demi parce que j'ai appris ma grossesse il y a un peu plus d'un mois. Je souffre d'hyperemese gravidique, comme pour ma première, et suis sous cariban. Le sevrage ne me dérange pas plus que ça, je me suis rendue compte que les nuits entre coupées me pesaient énormément et depuis que son père s'occupe des nuits, ma fille dort dans son lit, sans pleurs ni réveils nocturne. Comme si nous avions décidés que chacunes en avait assez de cette situation.

Bref... Mon souci étant que j'ai un terrain dépressif. Pour ma première, j'ai fait une dépression post partum et, honnêtement, j'en sors tout juste. Ça a été très dur et je me suis sentie tellement seule pendant le post partum. J'ai 21 ans et pas vraiment d'ami(e)s pour me comprendre, ma famille n'est pas très aidante et j'ai un copain TSA qui, parfois, ne peut juste pas me soulager avec la petite car il est trop stimulé.

Cette nouvelle grossesse me terrifie. J'ai peur de refaire une dépression, qu'elle m'éloigne de ma fille, de ne pas pouvoir m'occuper de ce bébé à venir. J'ai peur de revoir mon corps se déformer, devoir reperdre du poids, me remettre de côté durant un temps. Devoir assumer l'allaitement, qui n'est pas négociable pour moi, et de tout simplement ne pas pouvoir faire mon maximum pour ce bébé.

Depuis que ma fille a grandit j'ai re gagné une certaine liberté, j'ai peur de devoir remettre ça de côté. Je ne veux pas revivre la douleur d'une dépression, enfin en vrai, je ne sais pas trop quoi dire de plus que ça.

Et dans un autre sens, on désire vraiment avoir un second enfant mais peut-être pas maintenant...J'ai déjà fait plus de la moitié du premier trimestre donc mes nausées sont censées s'atténuer bientôt. J'ai peur de "gâcher " cette grossesse, de regretter, tout est un peu en bordel dans ma tête.
 

Doobida

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Ouch @Li-Lou rude situation...
As-tu la possibilité d'avoir un rdv rapide avec sage-femme ou médecin traitant au moins, pour poser les mots et mettre de l'ordre dans tes idées ?
Si ce n'est pas le moment, vous êtes tout à fait en droit de remettre à plus tard, gérer deux enfants en bas âge c'est quelque chose et tu sais à quoi tu t'exposes psychiquement parlant..
As-tu déjà expliqué clairement tes besoins à ta famille pour espérer un peu plus de soutien ? Ton mec participe-t-il a des groupes de parents TSA pour grandir dans son rôle de père ?
Plein de courage à toi :calin:
 

Pauline C

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Bonsoir,
Ce sont des questionnements qui sont tout à fait normaux dans une situation telle que la tienne, il y a de nombreux facteurs de vulnérabilité dans votre histoire. Il paraît nécessaire que tu sois suivie par une équipe pluridisciplinaire compétente, à la fois sur le plan psychiatrique et obstétrical, pour vous apporter le maximum de soutien et éviter de revivre la même situation. La dépression du post partum est une entité complexe et il existe en effet un risque de récidive, mais la dépression est une maladie qui se soigne et en règle générale guérit. C'est le boulot des équipes soignantes de faire en sorte que cette maladie "reste à sa place", même si on ne peut pas totalement l'effacer, ni promettre que ca n'arrivera plus jamais, ça ne devrait pas être une ombre qui contrecarre les projets d'une vie. Je travaille sur des maladies chroniques, pas en psychiatrie, quand on évoque la crainte de la rechute, on essaie d'avoir une posture de "coopération": cette maladie , on la connaît, on en connaît les symptômes, elle ne nous prendra plus par surprise, et on s'engage à être à vos côtés dès que vous aurez besoin de nous.
Quoi qu'il en soit, si tu décides de poursuivre la grossesse, tu ne "gâches" rien, au contraire, tu te poses des questions pertinentes, ça n'a aucun impact négatif sur le développement de l'embryon.
Ça paraît nécessaire de "poser" ces questionnements auprès d'une équipe compétente.
Il faut aussi savoir, même si ça soulève de l'opposition d'un certain nombre de praticiens pour des raisons évidentes, et même si ça paraît un peu glauque, que la loi permet d'interrompre la grossesse à tout moment pour raison "psycho sociale" grave. Sans limite de terme. Une femme enceinte qui serait en danger à cause d'une dépression, ou d'une hyperemese, pourrait donc demander une interruption médicale de grossesse. (Je sais que c'est déjà arrivé pour des femmes très carencees car incapables de s'alimenter, avec des troubles ioniques menaçants).
Bon courage à vous
 

Li-Lou

Montée de lait
Ouch @Li-Lou rude situation...
As-tu la possibilité d'avoir un rdv rapide avec sage-femme ou médecin traitant au moins, pour poser les mots et mettre de l'ordre dans tes idées ?
Si ce n'est pas le moment, vous êtes tout à fait en droit de remettre à plus tard, gérer deux enfants en bas âge c'est quelque chose et tu sais à quoi tu t'exposes psychiquement parlant..
As-tu déjà expliqué clairement tes besoins à ta famille pour espérer un peu plus de soutien ? Ton mec participe-t-il a des groupes de parents TSA pour grandir dans son rôle de père ?
Plein de courage à toi :calin:
Je vais essayer de contacter un centre de santé demain matin...
Concernant ma famille, j'ai un peu baissé les bras je l'avoue, ça me prend trop d'énergie.
Mon copain ne participe à aucun groupe mais ça pourrait être pertinent, bien que je doute qu'il veuille y participer...
 

Maléo

Hyperlactation
Bonjour, tu es seule (avec ton conjoint ) pour décider mais vu ce qu tu dis , à 21 ans
Et dans un autre sens, on désire vraiment avoir un second enfant mais peut-être pas maintenant...
Le recours à une IVG est la réponse au "pas maintenant" . Tu as du temps devant toi pour avoir une contraception et démarrer une autre grossesse en forme et sereine.
Bonne soirée
 

rdmnswg

Montée de lait
bonjour,
je suis moi aussi jeune (22 ans) je viens d’avoir mon deuxième enfant. j’ai fais une dépression aussi pour mon premier qui durait en réalité depuis mon adolescence , j’avais un traitement pendant la grossesse etc.
je suis re tombée enceinte quand mon premier avait 10 mois et sans penser à l’ivg j’avais aussi énormément d’appréhension. en réalité tout s’est très bien passé. la majorité du temps tout se passe très bien d’ailleurs , par contre une telle décision peut te suivre toute ta vie et n’est pas anodine. il faut que tu écoutes ton cœur de maman et que tu ne te laisses influencer par rien d’autre que cela. tu peux refaire une dépression ( peut être ) mais tout peut aussi tellement bien se passer que tu seras surprise. j’ai été extrêmement mal pendant mon premier post partum et là je le vis hyper bien je profite à fond je suis fatiguée mais sans plus mes enfants sont trop mignons tous les deux…
dans notre société on veut tout décider quand quoi comment… peut être que ton petit bout a décidé que si, c’était maintenant, et qu’il y a une très bonne raison à. cela .
le premier trimestre de grossesse est très éprouvant psychologiquement même pour des gens n’ayant aucune pathologie, moi je fais que de pleurer de vomir je suis épuisée j’en veux à la terre entière et passer le début du 4 eme mois/ fin 3 eme mois je redeviens moi même et j’hallucine de ce que j’ai pu dire ou faire, le cerveau est en bazar comme tu dis.
peut être qu’écrire dans un carnet ce que tu ressens jour après jour te ferait du bien.
bon courage fais toi confiance c est toi qui sait.
si tu veux discuter davantage n’hésite pas.
 

LaMangue

Période de pointe
Hello les filles. Vous avez tout mon soutien sans ce que vous traversez, que ce soit les doutes quant à l'IVG ouu la dépression post-partum.

Je rajouterai uniquement qu'il existe un dispositif gouvernemental grâce auquel on peut se faire rembourser 12 séances de psy par an. C'est pas énorme mais bon à prendre quand on traverse des moments comme ça et qu'on est refroidi par les honoraires.


❤️
 
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