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Votre accouchement ...

oumiza

Hyperlactation
anais je suis vraiment désolé, pour ma 1ere j'ai eu la péri car j'étais épuisé le travail avait duré 20h bref j'ai eu la péri a 7, j'ai accouché en 10 ou 15 min mais quand ma fille est sortie elle était bleu, j'entend crier "bébé hypotonique" et là en 2 sec une vague de médecin arrive en courant, je vois le masque a oxygène, le tuyau, je vois que ca s'affole autour de moi j'ai très peur mais par la grace de Dieu ma fille va bien.

on m'a dit que c'était parce que le travail a été long et l'accouchement rapide qu'elle a eu un choc, mais depuis que j'ai accouché de ma deuz (sans péri) je suspect la péri d'etre a l'origine de cet état.
 

lutin malin

Hyperlactation
je pense que vous pouvez trouver des infos sur la péridurale et la manière dont cela influe sur le bébé dans les livres de M. Odent. Sinon peut être que sur le site du CIANE il existe de la documentation.
 

Anais

Hyperlactation
Dans mon cas le travail n'a pas été très très long (12h pour ma 1e, un peu moins pour la 2e), mais à chaque fois le rythme de mes filles s'est modifié après la péri. Mais ce n'est peut-être pas le produit lui-même, peut-être le fait d'être allongée, ou tout autre chose, je ne sais pas...

Enfin de toute façon, je crois que j'ai la poisse, mon ptit dernier ne voulait pas sortir, il a eu droit à la ventouse même avec une césarienne !
 

mamouin

Voie lactée
Grossesse super, je n'ai jamais été aussi gaie et bien dans ma peau qu'enceinte, que du bonheur!

10 jours avant le terme, un matin en me levant j'avais des petites contractions toutes les 5 min. On va à la maternité 2h après le levé pour voir ce qu'il en était, col ouvert à 2cm, on a le temps. La sage femme me demande si je veux la péridurale, non merci!

La journée se passe et les contractions s'intensifient gentiment. Vers 1h du matin (soit 14h après), pendant une partie de rami ça commençait sérieusement à bosser la dedans :) Je gigotais dans tous les sens pour essayer de trouver une position qui me calme cette atroce douleur (mais il n'y en avait pas). Je sens que ça arrive il est 2h , la sage femme arrive avec le fauteuil roulant pour me transporter en salle d'accouchement, mais non je ne peux pas m'assoir donc je pousse le fauteuil (ça l'a beaucoup fait rire apparament) :)
Je suis fatiguée, je n'ai plus de force mais si, il m'en faut encore pour sortir la bête! Je vomis de douleur, je pousse mais j'ai l'impression que je vais tomber dans les pommes tellement je suis fatiguée, "elle sera la dans quelques minutes" voila ce qui me motive et me redonne des forces. Allé!
Le papa se sent pousser des ailes (lui qui est de nature très sensible), le gynéco le met en confiance et il prend l'appareil pour filmer la scène.... Euh... ouai bof, non! Mais je ne peux rien dire, j'ai autre chose à faire. A 3h 31 hop c'est l'heure, voilà notre petite crevette d'amour qui montre le bout de son nez.
Plein d'émotions, c'est aussi le plus beau jour de ma vie, je pleurs,

je te serre contre moi, je te fais mille bisous et te dis que je t'aime et que je prendrais soin de toi toute ma vie.
tu tête, je suis aux anges et toi aussi visiblement.
Pendant ce temps papa fait un allé retour à la maison (car nous habitons juste derrière la maternité) pour annoncer la nouvelle aux chats et les rentrer pour la nuit.
Pendant ce temps nous sommes raccompagnées dans notre chambre et maman admire ce petit bébé merveilleux. Les émotions, le bien être, la sérénité de ces moments ne peut se décrire mais vous savez toutes ce qu'il en est! C'est juste MAGIQUE!
Nous remettrons d'ailleurs ça d'ici peu :)
 

lamiss

Hyperlactation
aller je me lance :

Alors moi, c'est césarienne d'entrée, elle était prévue le 18 juillet (date du terme le 4 aout, je ne supportais pas d'etre enceinte et mon gynéco avait accepté d'avancer la cesa). J'ai un uterus contractile, c'est simple, les urgences mater, je connais par coeur.

Le 17 juillet, on devait faire un resto pour notre dernier jour en tete à tete, en plus le matin on avait des entreprises qui venaient faire des devis pour travaux sur la charpente. Je me leve, je contracte, pas fort, à 10 min d'intervalle. Comme d'habitude quoi. Je prends mon spasfon/doliprane/café. Le premier entrepreneur avait du retard, ça m'a énérvée. J'ouvre mon application pour compter les contractions, je me suis dit " s'il faut aller aux urgences, autant savoir le temps entre deux, si non ils vont me prendre pour une touriste". A 10h, je contractais par 8 min. Je vais à la douche et prendre un deuxieme café.

A 11h, je suis à 5 min entre deux contractions, chaque contractions dure 1 min. Je n'ai pas mal. Mais j'ai jamais autant contracté. Je dit à mon homme, là faut aller à la maternité. Le deuxieme entrepreneur était dans les combles. Je dit à mon homme (pas trop inquiet) "il faut VRAIMENT y aller". Donc il les mets dehors. On part sans les affaires, oui, comme des bleus.

Arrivée 12h30 à la mater, la sage femme de garde (formée à l'haptonomie) parle avec moi sur comment on aimerait que ça se passe (la cesa). Elle me donne des conseils pour profiter de ce moment (me centrer sur mon enfant et l'accueillir en moi, sur moi, qu'elle le ressent...). Elle me monitore : contraction toutes les 10 minutes, pas tres fortes. La je me dis, ma fille m'a pourris mon dernier resto en tete à tete, on va encore mangé fast food parce que y a que ça d'ouvert à cette heure là (13h30). La sage femme prends son air sceptique (genre je lui ai menti sur mon delai entre deux contractions). Elle me fait le toucher vaginale et je la voit changer de tete : "vous etes ouverte à 2". Du coup, c'etait quand meme presque 14h avec tout ça. Je comptais faire l'epilation et le bilan le soir meme, donc on le fait en urgence. Douche à la beta, mon homme comprends rien...

Mon gyneco se déplace (il n'était pas de garde), il ré-ouvre le bloc opératoire (à 15h... c'est un petit hopital). Pas de salle de reveil, et les soins continus sont pleins, donc on me dit que je redescendrais direct à la mater apres la cesa.

15h je suis au bloc, ils ont oublié mon homme dans le couloir... donc je demande à ce qu'il vienne, je me centre sur ma fille, je fais abstraction des lumieres, des gens qui me gravite autour... Il y avait de la morphine dans la peridural, et surement avec les hormones de l'accouchement, je plannais. Le gyneco demande à la sage femme si le bebe forcait sur le col : oui, donc incision basse. Ma fille était engagée, elle a bu la tasse. Le gyneco m'a dit qu'il avait rarement eu des bebes aussi bas sur les cesarienne. 15h20 naissance de ma fille. 15h30 engueulade dans le bloc (perte d'une compresse). Massage de l'uterus et ocytocine. Je plane, mon homme non : je saigne.

Comme c'était calme, la sage femme de garde est restée, et a mis ma puce sur moi pendant qu'il suturait. Ensuite, on est allé en salle de reveil, surveillée par la sage femme. Comme je saignais, ils ne pouvaient pas me mettre à la mater, et les soins continus pleins... elle mets ma fille au sein. Le papa est là. En fait, j'aurais du etre seule, et le papa et la puce allaient à la chambre, mais etant seule en salle de reveil et avec une hémorragie faible... jene me suis rendue compte de rien, c'est mon homme qui m'a expliqué ça le lendemain.

On est descendu en chambre en suivant, on a fait du peau à peau jusquu'a 21h puis dodo pour tout le monde. Les soins n'ont étaient fait que le lendemain, et toujours en présence du papa (je ne pouvais pas me lever), il a donné le premier bain, a fait les premiers changes. C'est lui qui m'a expliqué ensuite comment on donnait le bain. Ils ont toujours attendu qu'elle soit reveillée pour lui faire les soins, et la sage femme a fait le prelevement sanguin quand la puce était au sein.

En fait, j'avais fait un projet de naissance, mais je ne savais pas comment l'aborder avec l'equipe, et je l'avais mis dans mon dossier grossesse. Du coup, le jour de la naissance, la sage femme a eu besoin du dossier grossesse et j'ai oublié de sortir le projet de naissance. Je pense qu'elle l'a lu, et ce que je voulais a été respecté.

Au final, 3 semaine d'avance : 3kg, 48 cm et des yeux magnifiques. Apparement, une pro de la tétée d'apres les sages femmes. Une serial téteuse.

Je suis sortie le 4° jour, la puce reprenait du poids, je me levais bien, et je voulais vraiment rentré (si non j'aurai attendu 1 ou 2 jours de plus). Un matin mon homme arrive et je lui dit "je sors aujourd'hui". Il me demande si j'ai vu le medecin, et non pas encore... je l'attends. (ha ces infirmiers...)

Je savais que j'aurai une cesarienne, j'ai donc fait le deuil de cet accouchement par voie basse... mais j'avoue que ça s'est mieux passer que ce que j'imaginer.
 

batmarie

Voie lactée
Ici 3 accouchements, 3 déclenchements, mais tous différents!

1er bébé prévu le 25/09/07, déclenché le 29 pour dépassement de terme.

Rendez vous à la maternité à 8h. On me met un tampon sur le col pour le faire murir (il est long, ferme, postérieur, bref, c'est pas l'heure!) et hop 2h de monito. Je m'endors car comme des idiots on est sortis jusqu'à 3h du matin la veille. Le papa me réveille et fait l'andouille car étant mal installé, il ne peut pas dormir, lui! Bref, on glousse, tout en entendant les cris en provenance de la salle de travail. Je trouve que quand même, elles pourraient se tenir un peu ces mamans qui accouchent!

De mon coté, rien à l'horizon, pas une seule contraction, col inchangé, le service me commande un plateau repas et m'envoie me promener pour faire avancer les choses. 18h controle SF: idem, du coup la SF prend l'avis du gyneco pour savoir si on me colle un 2e tampon ou si on remet ça demain. Verdict: pas de tampon, la SF pratique donc un décollement des membranes (de sa propre initiative? en tout cas elle ne m'a ni informée, ni demandé mon avis, et comme mon col n'etait pas ouvert, elle a dû bien forcer pour le faire, bref!!) et me renvoie à ma chambre pour la nuit en me commandant un plateau repas vu que c'est toujours pas pour tout de suite. 18h19, 18h21, 18h23: je contracte toutes les 2 minutes, je pleure de douleur, mon mari rappelle la SF, direction salle de travail, le col s'est modifié et finalement ce sera bien pour ce soir/ cette nuit.

Je souffre le martyre, je réclame la péri, le nubain, n'importe quoi mais qu'on m'aide. Pas de chance on est un samedi soir: effectif de WE, donc reduit, et à l'heure du changement d'equipe donc peu de disponibilité des SF. Le nubain m'est refusé car c'est un 1er accouchement donc ça peut durer longtemps; or ce produit n'offre un soulagement "que" de 2h. Quant à la péri, je n'étais pas assez dilatée pour la SF d'après midi, et la SF de soirée n'est pas encore passée: c'est un 1er, j'en ai pour une bonne dizaine d'heures au minimum!

Les transmissions finies, on m'examine enfin, je suis à 3cm, il doit etre 19h30, je revis grace à la perspective de la péridurale, mais la SF m'annonce qu'en cas de travail trop rapide, je n'aurai pas de péridurale. Je suis anéantie, je subis encore et toujours les contractions, et je découvre un cas de figure que je n'avais jamais envisagé: vouloir une péri et ne pas pouvoir l'avoir! Elle me ré examine 15-20mn après, je suis à 8cm, bye bye péri.

20h20: naissance de ma fille. Peau à peau, tétée, etc... tout va bien, et je suis une maman heureuse, mais meurtrie. Jamais je n'oublierai ces 2h de cauchemar. La douleur était si intense que j'ai perdu la raison, j'ai navigué sur la frontière entre folie et santé mentale. Il n'y avait plus que cela, la douleur, je n'étais plus que cela. J'ai déjà entendu dire que la péri peut priver la femme des sensations et que par conséquent elle ne profite pas de son accouchement, n'y participe pas pleinement, mais a contrario moi je n'ai pas profité du mien à cause d'une trop grande douleur. En tout cas je repense aux femmes que j'entendais crier le matin, et je trouve que finalement elles ne criaient pas si fort que ça! Moins fort que moi toujours!
 

batmarie

Voie lactée
2e bébé prévu le 15/04/12, déclenché le 16 pour dépassement de terme.

Le 15 tombant un dimanche, nous sommes allés dès le 1er jour de dépassement à l'hopital pour me faire declencher. En effet, mon mari devait partir travailler à l'étranger mi mai, donc plus vite naissait notre 2e fille, et plus il en profitait avant son départ.

Je raconte mon 1er accouchement à l'équipe du CHU, et la SF à ma demande pratique un décollement et m'envoie marcher après monito calme. Je suis à 2cm, col mou. Nous revenons après 2h mais cette fois le decollement n'a pas lancé le travail. Comme nous habitons à 30mn, qu'il y a des bouchons sur la route et que j'accouche vite, plutot que de me renvoyer chez nous, elle fait un 2e decollement, qui initie des contractions, mais non douloureuses. L'équipe m'installe en salle de travail et la péri est posée avant même que j'aie eu la moindre douleur! C'est magique! Et là je me sens présente dans ma tête et dans mon corps pour accueillir véritablement ce bébé, qui nait presque tout seul. Là encore, 2h de travail tout compris. La SF déplace la table de soins aux nouveau nés dans la salle de travail afin que j'assiste aux premiers gestes pendant qu'elle finit son travail sur moi. Ambiance détendue tout du long de ce 2e accouchement, et la plus grosse douleur c'etait la perf!
 

batmarie

Voie lactée
3e bébé prévu le 22/02/14 (date d'anniversaire du papa!), déclenché le 10 pour stagnation de croissance et doppler du cordon pas terrible.

Salle de pré travail: on me pose la perf, le tampon vaginal, tout ça on connait par coeur avec mon mari, on n'en est plus à la découverte ou l'émerveillement, mais bien dans la logistique! On vérifie qui s'occupera des filles à quel moment, et surtout il faut qu'on se mette d'accord sur un prénom pour ce petit garçon qui va arriver aujourd'hui!

je reviens plus tard raconter la fin!

me revoilà! oui Oumiza, pour le prénom, on n'a déclaré notre 2e fille qu'au bout de 48h le temps de se mettre d'accord! Quant à notre fils, nous devions déclencher l'accouchement le vendredi 7 février, mais la maternité était pleine et le monito + écho était bon, donc nous sommes repartis à la maison, ce qui m'a laissé le temps de reprendre l'intégralité des prénoms masculins et noter sur une feuille tous ceux qui me plaisaient sans réfléchir. C'est cette liste que j'ai soumise au papa dans la salle de pré travail.

Bref, fin de matinée: rien, alors on me fait un decollement et on m'envoie en chambre pour manger, bouger, éliminer!

je mange je bouge je contracte donc je me fais controler pleine d'espoir par la sf: je suis tjs à 2cm col mou, comme à l'arrivée!

vers 15h la respi n'arrive plus à atténuer ma douleur donc je demande un controle (2cm!!!) et devant le resultat je reclame la perf de morphinique qu'on m'avait refusée lors du 1er accouchement.

15h15 je suis branchée à ma perf, pleine d'espoir encore une fois!

15h20 j'ai de + en + mal!! je me dis qu'il faut quelques minutes pour que ça fasse effet, je dis à mon mari que ce n'est pas nécessaire d'aller chercher la SF.

15h25 je lui hurle d'aller chercher la SF!!!

15h30 elle me verifie: je suis à 4cm, elle court chercher un fauteuil roulant pour me descendre dans la salle de travail,

15h40 elle me pousse en courant dans les couloirs, je souffle en faisant le petit serpent sur l'expiration mais ça ne marche pas, du coup je siffle de + en + fort, les larmes aux yeux de douleur, indifférente au regard des visiteurs qu'on croise.

je franchis enfin le seuil de la salle d'accouchement, presqu' en hurlant.

sur mon fauteuil une des SF doit me faire un toucher puisque j'entends que je suis à 9cm.

la SF de l'etage me fait alors enlever ma robe, je suis interrompue par une contraction, mais je m'execute.

arrive une 2e contraction: je tombe en tas sur la table de travail (que la SF de bloc n'a pas eu le temps de déplier), une patte en l'air, les ongles plantés dans les bras de la SF d'etage, la poche des eaux gilce au sol, et la SF de bloc receptionne mon fils! ne poussez plus!!! (comme si j'avais fait quoi que ce soit auparavant!!)

15h52: il est là, il est beau, il est calme, il nous regarde, nous sommes 5.
 
Dernière édition:

oumiza

Hyperlactation
batmarie tu m'a fais penser ma fille n'avait pas de prénom pendant 2 jours lol on hésitait entre 2, le lendemain ou le 3 eme jours le service d'état civil appel dans ma chambre pour que mon mari vienne la déclarer, il est descendu sans rien me dire et quand il est remonter il m'a dit "c'est bon, elle s'appelle ..." mdr il avait choisi le prénom que je voulais, je me sens mal maintenant car il voulait absolument un autre. pour la 3 eme (si il y a) je lui ferai ce cadeau :)
 

cerise

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
Bon alors, mes deux accouchements (je fais copier-coller de récits que j'avais déjà écrits avec juste quelques ajouts, peut-être que je les écrirais autrement maintenant, surtout le premier). Comme vous pourrez le voir, celui de ma fille, je l'ai beaucoup plus détaillé. (Précision : c'est mon mari que j'appelle "Citron".)

Naissance d'Abricot
Les contractions ont commencé vers 4h du matin. J'en laisse passer quelques unes avant de me lever. Je les note pour voir leur régularité : toutes les 10 minutes environ.
Je préviens mon mari. Il voudrait assister à un exposé au travail de 10h à 11h, je lui dis qu'il peut y aller, que je l'appellerai si j'ai besoin qu'il revienne. Finalement il peut assister à son exposé ; je me fait des pâtes pour avoir de l'énergie. Vers 11h30 je dis à chéri de rentrer et qu'on y va.
Quand je suis arrivée à la mater, on m'a fait un monitoring puis ils ont regardé le col. Il était dilaté à 3 cm, mais un peu en arrière encore, du coup ils m'ont dit d'aller me balader et de revenir une heure plus tard. On a fait un petit tour avec mon chéri, heureusement il faisait très beau, du coup c'était sympa, même si j'étais obligée de m'arrêter régulièrement lors des contractions. Un coup de fil à mes parents pour les prévenir que c'est pour aujourd'hui. Donc une heure plus tard on revient, pareil, monito et état du col, j'étais à 5 cm environ. On a encore marché un peu dans la mater avant de s'installer en salle de travail. Je ne sais plus trop quelle heure il était, j'avoue que j'ai un peu perdu la notion du temps à ce moment-là. Je me suis allongée (plutôt semi-assise en fait) et je suis restée dans cette position tout le reste du travail. J'avais choisi de pas faire de péridurale, du coup les contrax étaient de plus en plus douloureuses, et puis surtout, elles duraient longtemps, mais je m'en sortais.
Le plus dur ça a été au moment de l'expulsion, ça a été très rapide mais très douloureux. Y'a eu quelques contractions où je sentais que je commençais à pousser, et puis soudain y'en a eu une où l'envie de pousser a été beaucoup plus forte, et là je me suis sentie vraiment dans un état second, j'ai crié comme dans les films... Mon mari est allé chercher les sages-femmes, qui ne sont arrivées qu'après deux ou trois contrax comme celle-là, et là elles m'ont encouragé à pousser, mais c'était vraiment très très dur... La poche des eaux a littéralement explosé et quelques contractions plus tard, bébé était là...
Quand j'y repense, j'ai vraiment l'impression que j'étais une autre personne à ce moment-là !
Bon ensuite, on est restés environ 4h dans la salle d'accouchement (au cours desquelles Abricot a tété super bien :eek:) avant de monter enfin dans la chambre, épuisés ! Un repas rapide, et puis dodo !

Naissance de Framboise
Le 9 en fin d'après-midi, je commence à ressentir des contractions un peu douloureuses et assez régulières. Je me dis "non, quand même pas déjà ?" Je n'attendais pas ma puce avant au moins une semaine... Et ça m'embêterait d'accoucher ce soir, j'ai un repas au resto avec des amis :rolleyes: Sans vraiment oser me l'avouer, je sens quand même que ça sera la dernière sortie à 3.
Je décide de ne rien dire à Citron pour le moment, ça peut très bien ne pas être un début de travail. On va se promener avec Citron et Abricot, les contractions s'espacent puis cessent complètement. Je n'en ressentirai plus pendant la soirée. Ni pendant la nuit.
Mais je dors mal quand même cette nuit-là, je n'arrête pas de me dire que c'est pour très bientôt, mais toujours sans oser me l'avouer franchement.
Vers 5 ou 6h, les contractions reviennent. Un peu plus fortes, assez régulières à nouveau. Je continue à ne pas oser y croire tout à fait, mais à chaque nouvelle contraction je me dis quand même que c'est lancé. Au bout de plusieurs contractions je finis par admettre que c'est le jour J. Je décide de me lever, je vais faire un tour sur l'ordi.
Je sens que ce travail démarre déjà plus intensément que pour mon premier. À chaque contraction, je cherche une position la plus confortable possible. Je décide d'aller prendre un bain. Dans l'eau, je finis par m'appuyer sur les coudes pour avoir le ventre complètement immergé, c'est comme ça que les contractions sont les moins douloureuses.
Je ne sais pas combien de temps je reste dans le bain. Quand j'entends Abricot se réveiller, je décide d'en sortir. Le temps que je sorte et que j'enfile mon peignoir, Citron s'est levé pour aller s'occuper d'Abricot. Je lui dis que j'espère qu'il n'a rien de trop important au travail aujourd'hui, parce qu'il a rendez-vous avec une charmante jeune fille ;) Il me dit qu'il a une réunion, mais qu'il va transmettre à un collègue ce qu'il voulait dire pour que le collègue le dise à sa place. Il me demande si on doit partir plus tôt que l'heure à laquelle on doit poser Abricot chez la nounou (et donc prévenir le collègue qui doit le garder), je lui dis qu'on devrait pouvoir attendre jusque là, qu'on peut le déposer au passage et aller à la mater dans la foulée (la nounou est quasi sur le chemin).
Je retourne sur l'ordi... Régulièrement, je m'interromps pour gérer une contraction... Je me mets debout, je m'appuie sur le bureau, en faisant tourner mon bassin pour soulager la douleur. Abricot est pas mal demandeur, veut téter, je suis obligée de lui expliquer que je ne suis pas dispo, Citron lui explique aussi et le distrait. Il envoie aussi un mail à notre collègue pour lui dire qu'il est possible qu'il doive aller chercher Abricot ce soir à 18h, si je n'ai pas accouché avant.
On finit par partir pour chez la nounou. Plusieurs contractions dans la voiture, cela me soulage de m'accrocher à la ceinture de sécurité. Quand on arrive je suis à nouveau en proie à une contraction, du coup Abricot et Citron commencent à sortir de la voiture et à marcher vers la maison de la nounou, et je les rejoins quand la contraction est finie. On dépose Abricot en expliquant à la nounou ce qu'on a ajouté dans le sac pour le collègue. Au moment de partir, nouvelle contraction, je m'accroupis pour la gérer... On repart seulement après.
Arrivée à la mater, on ne trouve pas de place, Citron me dépose pour aller garer la voiture plus loin. Je dis à la sage-femme que je vais accoucher, elle m'amène dans une salle pour faire un monito, me pose diverses questions sur mon ressenti pour évaluer l'avancement du travail. Je lui explique que je veux un accouchement naturel. Elle me dit qu'elle va demander à une sage-femme qui s'y connait bien en accouchements physio de me suivre pour l'accouchement, elle me prévient que celle-ci est accompagnée par un élève sage-femme homme et me demande si ça me dérange, je réponds que non.
Mon mari arrive, on commence le monito, après un toucher vaginal où elles m'ont dit que j'étais à 4. Même avec le monito je peux me mettre dans la position que je veux. Je me mets en tailleur sur le lit, c'est comme ça que je me sens le mieux pendant les contractions.
Après le monito, je m'installe en salle de naissance. La sage-femme et l'élève sage-femme qui vont me suivre se présentent. Je leur dis que je souhaite gérer les contractions seule avec le minimum d'interventions extérieures, ils sont d'accord. Je demande un ballon. Les contractions s'enchaînent, je change plusieurs fois de position pour les gérer. Parfois je suis accroupie par terre, appuyée le dos contre le ballon, agrippée au lit. Parfois en tailleur sur le lit. Parfois j'émets des sons plus ou moins graves pour m'aider à gérer la contraction. Malgré mon calme apparent, dans ma tête je me dis qu'il faut être maso pour faire le choix d'accoucher sans péri :rolleyes: mais je tiens bon.
De temps en temps, l'élève sage-femme vient vérifier que tout va bien. Il me laisse gérer en me disant que je gère super bien. À un moment, il me prévient qu'il faudrait m'installer un petit monito juste une demi-heure pour vérifier le cœur du bébé, mais que ça ne m'empêchera pas de prendre la position que je veux. Il m'installe donc le capteur alors que je suis en tailleur sur le lit. Tout sera OK au monito.
J'ai une bouteille d'eau à portée de main et je bois régulièrement.
Je me remets par terre, accroupie. Il me semble que ça commence légèrement à pousser, j'appelle le sage-femme mais je me dis que c'est peut-être dû au changement de position. À ce moment-là je me sens mieux en me mettant à genoux, appuyée sur le ballon. Comme je ne sens plus tellement de poussée, le sage-femme repart en me disant de le rappeler si j'ai à nouveau des sensations particulières. Par contre, les genoux par terre c'est pas agréable, alors je me remets dans cette position mais sur le lit. Je m'agrippe aux barrières en bout de lit à chaque contraction. Je sens que ça s'accélère. À un moment je sens quelque chose de particulier et un liquide chaud couler. Je préviens Citron que j'ai perdu les eaux et on rappelle le sage-femme.
Lui et la sage-femme arrivent. Ils posent une perfusion à proximité mais ne me la mettent pas, ils expliquent que c'est juste au cas où. Maintenant, j'ai envie de pousser à chaque contraction. Je pousse. Ils m'aident à me déshabiller sans que je bouge de position, et installent à nouveau un monito pour écouter le cœur du bébé, là encore sans me gêner dans ma position. Au bout de plusieurs poussées je sens que la tête appuie. Ça fait très très mal. Et finalement je la sens sortir, à la fois une sensation de brulure intense et un soulagement parce que ça veut dire que c'est bientôt fini. Les sage-femmes m'incitent à pousser encore sur la même contraction pour sortir le reste, j'aurais bien attendu la contraction suivante mais je pousse quand même en me disant qu'au moins ça sera fini. Enfin ils attrapent mon bébé et me le donnent, puis m'aident à me retourner pour me mettre sur le dos et relèvent le dossier pour que je sois en position semi-assise.
Selon ma demande, ils ne coupent pas immédiatement le cordon, mais comme il est un peu court, ils posent ma fille sur mon ventre pour le peau-à-peau, le temps que le cordon arrête de battre. Ensuite ils le clampent, Citron le coupe et on peut enfin poser ma fille sur ma poitrine.
Rapidement, elle cherche le sein, je le lui présente mais elle n'arrive pas bien à le prendre. On renonce momentanément.
On attend toujours la délivrance. Le placenta tarde un peu. Au bout d'un moment ils me préviennent que s'il ne sort pas d'ici quelques temps, il faudra mettre bébé au sein parce qu'on ne peut pas attendre 2h qu'il sorte. Bon, de toutes façons, moi j'ai rien contre réessayer tout de suite de la mettre au sein, ce que je fais. Et cette fois, elle arrive à l'attraper et tète comme un chef :) On m'installe un coussin d'allaitement sous le bras pour me le soutenir. Le placenta finit par se décoller, je pousse encore une fois et il sort. Les sages-femmes montrent le placenta et la poche des eaux à Citron, ils me proposent aussi de me montrer mais je décline, je n'ai aucune envie à ce moment-là de voir un truc sanguinolent :rolleyes: (maintenant je regrette un peu, pour la curiosité, mais sur le moment j'avais vraiment pas envie).
Ensuite on me nettoie et m'examine. Comme je le craignais car je sentais des picotements, il y a une déchirure. Pas très grande mais il faut quand même faire quelques points. Donc anesthésie locale et on me recoud.
Framboise est pesée et habillée, elle reçoit de la vitamine K1. Elle restera un moment avec son papa pendant que je me repose. À un moment aussi elle prendra une tétée sur l'autre sein, mais je ne sais plus l'ordre de ces événements. On rappelle aussi le collègue pour lui dire qu'il n'aura pas besoin d'aller chercher Abricot, on passe des coups de fil et on envoie des sms pour annoncer la nouvelle.
Finalement on remonte en chambre, Citron ira chercher Abricot et le ramènera pour qu'il découvre sa petite sœur.
 

jul59

Montée de lait
Pour moi, des complications mais une très belle surprise:

Je me couche le samedi à minuit alors que mon compagnon se détend sur un jeu pc après avoir fini une dernière couche de peinture dans la chambre.
A 2h je suis réveillée par des contractions qui sont tout de suite très rapprochées, je me lève, mon homme me dit qu'il allait justement aller se coucher; "non, tu ne peux pas aller te coucher"!
Nous avons suivi les recommandations de notre sage-femme et chronométrer: une contraction de 50s toutes les 3mn, nous l'appelons à 4h et elle nous dit de nous rendre à la maternité dans une demi-heure si les contractions continuent.
Nous arrivons à 5h à la maternité, je suis ouverte à 5; "vous avez déjà bien travaillé, on vous garde c'est pour aujourd'hui". Le sage-femme qui nous accueillent est un peu bourrue mais plus de contractions depuis mon arrivée alors vu l'heure elle aura terminé sa garde avant que j'accouche...!
On me pose la péridurale à 6h30 et on attend...
A 8h c'est la relève et la sage-femme qui va m'accoucher entre dans la salle, me dévisage, je fais de même et là: grand bonheur; une amie d'enfance avec laquelle je jouais au papa et à la maman en maternelle, avec laquelle je faisais tous les centres aérés d'été et à côté de laquelle je m’asseyais en 6ème et 5ème...! Mon homme nous observe et rit à nos échanges de souvenirs, 20 ans que l'on ne s'étaient pas vu mais la même affection dans le regard qu'avant! C'est formidable :D! Et dire que beaucoup m'avaient déconseillé cette maternité alors que moi quelque chose ne me faisait pas lâcher, là je savais pourquoi!
A 13h, Marie me demande si je veux qu'elle perce la poche des eaux parce que ça peut durer un moment, comme je suis debout depuis une trentaine d'heure, on y va!
Les choses se compliquent, bébé (nous ne connaissons pas le sexe) a du mal à sortir, son cœur ralentit mais lorsque l'obstétricienne s'approche avec la ventouse, il reprend de plus belle. Elle laisse donc faire un moment mais est obligée d'intervenir.
Épaule coincée, cordon très épais et très court autour du cou, elles agissent rapidement et l’emmène immédiatement, c'est une fille!, elle ne pleure pas tout de suite puis je l'entend crier, son papa est avec elle.
Marie me regarde, soucieuse, et me dit qu'elle est en train de me recoudre car j'ai un déchirement et un énorme œdème; pour l'instant la péridurale fait toujours effet alors moi tout ce que je veux c'est voir ma fille.
C'est trop long alors le papa leur demande de me l'apporter, il la mette sur moi un instant avant de la mettre dans l'incubateur, sa saturation est un peu basse mais rien de grave.
Les jours suivants, une radio de l'épaule et un scanner du cœur (petit souffle) nous rassurent, tout va bien!
Papa reste avec moi les jours suivants, coincé à cause de la neige, l'œdème me donne l'impression d'avoir une "patate" entre les jambes et je ne vous parle pas de la douleur:( , la maternité se remplit, plus de lits d'accompagnants, les distributeurs quasi vides car pas de livraison, les femmes en pré-travail sont gardées à cause du temps du coup impossible de dormir avec le bruit des monitorings dans les chambres ...mais on est tous les 3 et très heureux!
Les débuts de l'allaitement ont été un peu difficiles mais aujourd'hui la puce a bientôt 18 mois et est toujours allaitée.
 

Alba Mamma

Période de pointe
C'est super sympa (et poignant !) de lire toutes vos histoires d'accouchement !

Pour moi (première grossesse), tout s'est passé beaucoup plus vite que prévu.

Un matin comme les autres, mon mari part au travail (vers 06H30). J'avais mal au dos, comme d'habitude, car beaucoup de difficultés à dormir avec mon bidon et le dos souvent en vrac. Je finis par me lever, vers 7H00, car de toutes façons je n'arrive pas à rester couchée pour me rendormir. J'essaie de vaquer à mes occupations, mais j'ai vraiment mal au dos, j'en ai marre. Eclair de génie, je me dis : je vais chercher sur internet s'il existe des exercices pour soulager le dos pendant la grossesse. Je commence à chercher, mais j'ai de plus en plus mal, alors je me dis que je chercherai plus tard, je prépare et envoie un mail à des amis pour programmer une soirée avec eux dans un mois et demi, quand le bébé sera là, puis je file dans la salle de bain pour une douche chaude car j'ai l'impression que ça va me faire du bien. La douleur est intense et je laisse la porte de la salle de bain entrebâillée, je ne sais pas pourquoi, au cas où (une sorte de crainte de ne pas arriver à sortir si je reste par terre de douleur et n'arrive pas à me relever).
Effectivement, la chaleur fait du bien sur les reins. J'y reste un moment, déjà parce que ça me soulage, ensuite parce qu'avec la douleur je fais tout très lentement. Et comme à chaque fois que je vais pas bien (maladies ou autre), mon chien me rejoint dans la salle de bain, fait des allers-retours en restant à côté de moi. C'est bête mais ça met du baume au coeur.
Eh puis d'un coup, là, sous la douche, je prends conscience que la sage-femme nous avait suggéré le bain ou la douche chaude pour soulager les contractions. Mais enfin... j'accouche pas avant un mois, ça peut pas être ça !?? Les douleurs se précisent pourtant : alors que je les sentais diffuses, maintenant je sens qu'elles vont et viennent, donc c'est peut-être des contractions, mais ça me prend dans le dos, les contractions d' "entraînement" pendant la grossesse n'étaient pas du tout comme ça !
Je reste pragmatique ; si j'ai des contractions avant terme, soit je vais vraiment accoucher (si tôt ? je savais pas que c'était possible), soit il y a un problème. Dans les deux cas, il faudrait partir à l'hôpital, et pour ça, il faudra sans doute appeler les pompiers, car je n'ai personne, le portable de mon mari est toujours éteint et je n'ai pas son numéro de poste au boulot...
Je me dis que je vais attendre un peu pour voir si ça ne va pas passer, avec du spasfon notamment. De toutes façons, si je devais partir, je n'ai rien de prêt, il faut que je prenne des affaires. La valise de naissance non plus n'est pas prête (commencée mais pas finie), il faut que je m'en occupe si jamais le bébé devait sortir en avance. Du coup, je me traîne d'une pièce à l'autre, entre deux contractions, pour finir la valise, prendre des affaires pour moi, tenter de me passer quelque chose sur le dos... Toujours le chien sur mes talons.
Une fois que tout ça est prêt et à proximité de la porte... ben les douleurs sont toujours là. Je dirais que l'affairement et un objectif à tenir en me sachant seule pour le mener à bien m'ont permis de les gérer au mieux. La respiration, c'est comme je le sens, à l'intuition : en fait, je respire comme on me l'a appris en collège-lycée pour le sport, notamment l'endurance, et ça me va (les pompiers me diront en me voyant que je respire super bien !).
Je me dis : bon, c'est clair que là ça va pas, je vais appeler les pompiers. J'ai surtout l'impression que quelque chose de pas normal se passe. Je téléphone aux pompiers à 11H20. J'ai peur qu'ils ne veuillent pas venir pour si peu ou qu'ils prennent le temps, donc pour être sûre, au téléphone je prétends avoir des contractions depuis le matin 07H00. En fait c'est au moment où je le leur dis que je prends vraiment conscience que ce sont - réellement - des contractions.
Ils me demandent tous les combien ; impossible de leur répondre car j'avais été trop occupée pour compter et... de toutes façons j'y arrivais plus !
Bref, ils arrivent, ils tentent de me faire asseoir mais c'est une position désagréable pour moi, ils comptent à ma place les contractions, me demandent si j'ai envie de pousser (oui un peu) et me demandent d'appeler mon mari, bien que je leur dise qu'il est toujours injoignable. Je tente... et là miracle ça SONNE ! Je lui dis, entre deux contractions : "oui, c'est moi. J'ai des contractions depuis ce matin, j'ai appelé les pompiers et là on part à l'hôpital". Réponse : "Euh... Faut que je vienne ?" - "Ben, ça serait mieux, oui !" Ils m'embarquent dans le camion, je ne peux pas me mettre assise donc je me tiens semi-allongée sur le côté sur le brancard. On part ; je demande, sans me faire d'illusion, si je pourrais boire une gorgée d'eau : on me répond non avec un regard désolé. Peu après : je suis trempée ! J'ai perdu les eaux ! Un pompier demande à celui qui me tient compagnie comment sont les eaux. Lui me demande à son tour s'il peut soulever la robe pour voir et répond : "rosé" ! A ce moment je me suis dit que je ne m'étais sans doute pas inquiétée pour rien, parce que d'après les cours préparatoires à l'accouchement les eaux étaient sensées être claires et sans couleur. Dès cet instant, les pompiers lancent la sirène et je sens qu'on prend de la vitesse. J'entends une voix qui me dit, mi-rieuse mi-sérieuse : "N'accouchez pas dans le camion, hein, Madame !" Je réponds rien mais je pense intérieurement : "oui enfin je fais ce que je peux". On arrive à l'hôpital peu avant midi, je ne vois et n'ai plus conscience de grand chose autour de moi. Je sais que les pompiers me laissent à une sage-femme, qu'on me monte sur le brancard car je ne me vois plus marcher, et que la sage-femme me demande si je voulais la péridurale. J'avais prévu de ne pas la prendre, mais sous la douleur, je réponds : OUI ! Elle m'examine et enchaîne : "Bon, ben c'est trop tard, vous êtes à 9". La douleur est telle que je me demande comment je vais pouvoir tenir jusqu'à la fin. J'ai une envie dingue de pousser, mais la sage-femme me dit : "non enfin, on va quand même attendre un peu le papa !" Je suis pas en mesure de répondre sinon je lui aurais bien dit : mais on s'en fout du papa !
Lequel papa arrive vers 12H30 d'après ce que j'ai su plus tard, tout fier de me dire que, comme je le lui avais demandé pendant la grossesse, il est passé sortir le chien avant de venir... (sauf que moi je lui avais demandé de le faire si on devait partir ensemble de la maison, le temps que je me prépare, mais pas dans un cas pareil !)
Du coup, je demande à la sage-femme : "C'est bon ? On y va ?" La réponse est encore non, il faut qu'elle aille chercher du matériel. Je n'ai pas eu contractions plus douloureuses que celles pour lesquelles on m'a interdit de pousser. Enfin après un moment elle revient et on peut enfin y aller. Elle me donne des consignes très précises : pousser quand elle me le dit, et ne pas faire de bruit (j'ai tendance à faire ce petit bruit qu'on fait parfois, vous savez, quand on soulève un truc très lourd ou autre) ; je pousse donc en silence ; niveau douleur je ne vois aucune différence mais peut-être que pour l'ambiance de travail c'est mieux ! ;)
Au bout de trois poussées je crois je souffle à mon mari que je me sens épuisée et que "j'en peux plus". Je crois que j'avais juste besoin de le dire, de le partager avec lui. Mais la sage-femme a peut-être entendu car elle me dit qu'à la prochaine contraction il faudra que je pousse à fond. Je m'exécute et là, une douleur déchirante qui me fait crier de surprise. Mais l'enfant est là, on la pose contre moi ; il doit être 13H10, c'est une fille, elle est toute calme et me regarde avec ses yeux grands ouverts. J'ai un électrochoc, pas un coup de foudre, un électrochoc. Je suis tombée amoureuse de ma fille. Mais tout de suite on me la reprend en me disant qu'elle a été en souffrance, a probablement avalé du méconium et qu'il faut l'aspirer. Et on l'emmène. Et on me demande de pousser encore. Comment ça "encore" ? "Oui, pour faire sortir le placenta !" Sauf que j'avais complètement oublié ce paramètre, pour moi la poussée c'était fini, surtout après la douleur atroce que j'avais ressentie pour la dernière ! Il a fallu s'exécuter et ça a été très, très dur, j'avais l'impression de me vider de mon sang... Puis on a envoyé mon mari rejoindre la petite pour voir le premier bain, et la sage-femme m'a dit qu'elle avait dû pratiquer une épisiotomie (ah ! C'était donc ça !) et qu'elle allait me recoudre. Malgré la petite piqûre d'anesthésie locale... je crois que j'ai hurlé à chacun des points. C'était hyper douloureux, j'étais seule, on m'avait enlevé ma fille et mon mari, j'étais fatiguée, j'avais froid, j'avais soif... Une deuxième sage-femme est venue me passer un linge humide que les lèvres, je crois que pendant quelques heures elle a eu ma reconnaissance éternelle. La première sage-femme a ensuite voulu régler mon lit pour que je puisse être dans une posture plus assise. Mais le lit a eu un problème, il s'est démonté par le milieu, si bien que je m'agrippais au haut du lit tandis que le bas était tombé par terre. Il me semblait qu'à me tenir ainsi j'allais encore perdre plein de sang, j'en menais pas large... Puis on m'a laissée seule dans la salle d'accouchement, ou mon mari est venu me rejoindre plus tard, sans ma fille, qui devait apparemment passer quelques examens (il a pesté jusqu'à ce qu'enfin on nous l'amène). Je crois qu'en tout je suis restée presque 2H00 sans la voir. Un infirmier était sensé me descendre en chambre, mais il n'est jamais venu, donc la sage-femme a fini par nous faire descendre en poussant elle-même mon fauteuil roulant.
Quand j'ai revu ma fille, elle dormait, je n'ai pas osé la réveiller tout de suite pour la faire téter.
J'ai l'impression d'avoir vécu un accouchement formidable, jusqu'à l'épisiotomie. Ce qui est resté le plus douloureux dans mon esprit, ce sont, outre l'acte en lui-même, les points posés après (les contractions, à côté, ce n'est rien niveau souvenir). 11 mois plus tard et malgré la rééducation qui a beaucoup amélioré les choses, j'ai toujours mal, les rapports sont très délicats et douloureux.
J'estime qu'on aurait dû me laisser pousser quand je le sentais. On m'a forcée à attendre, me menant à un point où forcément, j'étais devenue trop fatiguée, alors que j'aurais pu mener à bien par moi-même tout le processus.
Je trouve aussi que la position dans laquelle on m'a contrainte, allongée sur le dos, n'était pas agréable et pas naturelle pour moi, et si j'avais pu choisir, je me serais certainement accroupie je pense, et je suis sûre donc qu'en d'autres circonstances, l'épisio aurait pu être évitée (surtout que c'était une petite épisio et pas une grande).
Ce que je retiens de positif, c'est : passer le temps à la maison plutôt qu'attendre à l'hôpital, c'était génial, j'ai eu une chance folle ! Si j'avais dû attendre que le travail se fasse à l'hôpital je pense que je l'aurais mal vécu, je n'aurais pas supporté de tourner en rond, avec mon mari à côté qui m'aurait sûrement "gonflé" malgré lui vues les circonstances. Toute seule chez moi, j'étais "à l'aise", personne ne pouvait me voir me tordre, je "gérais" et ça fait du bien de se sentir seule responsable de son soulagement.
Un gros bonus également pour les pompiers, qui ont été d'une délicatesse extrême. J'en ai été encore plus touchée quand j'ai appris, plus tard, qu'en réalité les pompiers détestent ce type d'interventions parce qu'ils ne sont pas médecins et pas sensés accoucher quelqu'un. Ils n'en ont rien montré et ont tout fait pour m'aider, me faire sourire, j'admire le calme et la classe (oui, la classe !) qu'ils ont eus avec moi.

Mon expérience de cet accouchement m'a en tous cas donné une certitude : je ferai tout pour que le prochain se passe à la maison. Depuis l'accouchement je me suis beaucoup documentée sur le sujet, et je suis déterminée.

J'ai lu il y a quelques jours le petit livre de C-S Didierjean-Jouveau : Pour une naissance à visage humain, et je me suis reconnue dans bien des situations... Je trouve que c'est un bouquin qu'on devrait mettre obligatoirement dans les mains de toutes les primipares, histoire qu'elles puissent choisir en conscience leur accouchement et les actes qu'elles souhaitent voir ou non pratiqués, sur elles-mêmes comme sur leur nouveau-né. Même (et pour certaines choses, surtout) en cours de préparation à l'accouchement on ne vous dit pas tout.
C'est vraiment un petit bouquin qui se lit vite, qui n'est pas cher, et ça vaut vraiment pas la peine de s'en priver (voilà, c'était la petite page de pub !).

Eh bien... ma petite histoire était inversement proportionnelle au temps qu'elle a duré en réalité ; si vous avez tout lu... merci d'avoir eu autant de patience !
 

sophie43

Hyperlactation
J'ai trouvé ton histoire très belle Alba Mamma :)

Et ton toutou, il a trouvé ça chouette d'avoir pu aller faire pipi avant que ton mari ne te rejoigne ;) ?
 

Alba Mamma

Période de pointe
Je lui ai pas demandé, mais faut croire que oui ^^ En revanche l'arrivée de la petite a chamboulé sa vie... surtout maintenant : quand on est à table, grâce à elle il sait qu'il va forcément avoir à manger (il s'installe pas loin d'elle, et il attend que ça tombe... ou qu'elle lui tende ! La vie est belle...)
 

sophie43

Hyperlactation
Chez nous, la chienne doit rester le plus loin possible de la table : ça tombe... mais vu son caractère, d'ici quelques jours elle n'attendrait plus que ça tombe et irait directement se servir dans la petite main ou l'assiette !!
 

violette

Colostrum
C'est parti!! Mes 2 accouchements ont eu lieu dans la douceur de notre maison!!
Pour Agathe née en 2012 nous vivions en Haute Loire où nous avons tout de suite trouvé LA sage femme qui nous propose l'accouchement à la maison!! alors c'est le début d'une belle aventure avec cette femme qui nous accompagné tout au long de la grossesse!
Le jour J: A 6heures je perd les eaux, je réveille mon chéri qui appelle M , elle nous dit qu'elle sera là vers 10h00!!!!!! oulala a 7h les contractions deviennent très violentes et ce jusqu'a 10h!!! M arrive enfin c'est notre premier BB et mon chéri commence à paniquer un peu... M arrive et grâce à ces mots et ces gestes j’apprends à gérer la douleur!!
A 11h premier examen du col: dilatation à 8!!! Incroyable A 12h le col est à 10. Une longue série de poussée innéficace commence mais grâce à l'aide des sage femme (notamment teinture mère de lierre terrestre pour redonner de l'efficacité aux contractions) ma puce arrive parmi nous à 14h45... elle tète tout de suite tout va pour le mieux
MAIS comme dit M ce n'est pas fini!! le placenta n'est pas expulsé!! Et ne sera expulsé qu'à la maternité après anesthésie... l'horreur... l’accueil à la maternité est terrible tant pour le sage femme qui se font jeté et pour nous qui ne comprend pas grand chose!! En effet l'équipe pédiatrique me traite de tous les maux!! Je suis inconscient et dangereuse pour mon BB car je n'ai pas mesurer les risques infectieux!!! Je n'y crois pas je suis perdue... le fossé entre ma maison et ce qui se passe en maternité me terrorise! On m'oblige à prendre mon BB pour lui prendre sa température, lui faire des analyses de sang, prendre un bain... non... Pour finalement nous dire que les analyses sont plutôt positive ( mais bien sur il s'imagine peut être que nous avons couper le cordon avec des ciseaux rouillé ou à la dent!!) Le lendemain je demande à partir très vite puisque tout va bien. J’ai le droit à la visite de tout le personnel de la maternité pour me dissuader et surtout que c'est dangereux parce que j'allaite et que je ne sais pas ce que ma fille reçoit!! Le coup de massue final... Mon conjoint et moi signons une décharge qui spécifie bien qu'en cas de décès de notre BB nous sommes le seul et unique responsable!!
Mais nous rentrons chez nous... Mon conjoint et moi avons mis très longtemps à soigner cette blessure qui nous a touché droit au coeur.

Pour notre deuxième BB (entre temps nous avons déménager dans l'Allier au fond des bois!!) nous programmons une naissance à la maternité en effet il n'y a pas de sage femme pratiquant les accouchement a la maison! Nous contactons M mais elle à déjà 2 accouchements prévus pour la même date!! Tanpis!!
Cette grossesse se déroule bien je ne suis pratiquement pas suivie (3 écho et 2 rdv sage femme a l'hôpital) mais très bon contact avec l'équipe de la maternité.Nous rédigeons un projet de naissance et à notre grand étonnement tout le personnel semble hyper motivé pour une naissance SIMPLE!! Incroyable
Les contractions commencent pendant une semaine mais sans aucune douleur. Nous allons à la maternité où l'on nous dit que ça peut durer 3h ou 3 jours!! Nous rentrons chez nous (à 50 minutes de l'hôpital) et nous dormons tous a point fermé... A 5h, je réveille mon conjoint en lui disant que les contractions recommencent !! Il me fais couler un bain chaud pour voir si c'est vraiment le travail qui débute et il me dit de prendre 2 spasfon pour voir (lui qui a du prendre un seul médicament dans sa vie!!!)
ET là le bain chaud accélère le travail les contractions prennent une tournure extrêmement violente, je ci très fort a chaque contraction (je suis chez moi!!). Mon conjoint me dit qu'il faut qu'on parte à la maternité mais pour moi il est trop tard .je pleure non je ne veux pas y aller... c'est plus fort que moi mais non je resterai ici... il est 6h mon conjoint appelle les pompiers au cas où mais là à chaque contraction tout mon corps me dit de pousser Alors mon chéri prend la lampe de chevet pour voir ce qui se passe!! La poche des eaux se rompt il y a beaucoup de sang mais il m'annonce qu'il voit les cheveux!! Allez vas-y ma chérie pousse c'est l'accouchement!! (Il n'y croyait toujours pas) Avec une grande maîtrise de lui mon chéri à mis notre fils au monde (il avait le cordon autour du cou...) en 2 poussée notre BB a été propulsé sur notre lit et très vite installé au chaud contre moi et tète tout de suite!! Les pompiers sont arrivés 5 minutes après la naissance (heureusement!!) tout affolé!! Mais nous avions un grand sourire nous leur avons dit que tout c'était très bien passé!! Ils n’en revenaient pas!!
MAIS le placenta!! Toujours pas expulsé (celui la alors!!!). Les pompiers ont oublié d’appeler le SAMU qui finit par arriver pour me transporter à la mater. Ils sont un peu tendus mais quand il voit que nous avons le sourire et que le BB va très bien tout le monde se détend.
Arrivé a la mater!! L’accueil est chaleureux (les sages femmes rigolent et m'applaudissent même!!) incroyable je n'en reviens pas!!
Le sage femme m'annonce qu'il va falloir m'endormir pour sortir le placenta comme pour mon 1er accouchement!!NON au moment où l'anesthésiste s’apprête à passer la morphine le placenta est expulsé!! OUF
Le séjour à la mater c'est très bien déroulé (sur les conseils d'une sage femme je suis rentrée chez moi le lendemain avec suivie a domicile).
La plaie s'est enfin refermée avec cette naissance magnifique que la vie nous a offerte...

Je tiens à dire qu'accoucher à la maison n'est pas une lubie comme pense certains mais un réel envie car pour ma part je suis complètement paniqué quand je rentre dans un hôpital et pour accoucher il faut être détendu!!!!!! très détendu!! A chacun ses choix, il faudrait simplement pouvoir les respectés...
 

mamanbonheur

Fontaine de lait
T'es une super guerrière violette :D Bravo à toi !! c'est magnifique de lire ça et ça me donne envie d'accoucher, c'est pour dire ;)
 
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