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parentage proximal et le couple

Oléa

Hyperlactation
On dit souvent qu il faut sevrer, ne pas faire du cododo et surtout laisser pleurer bébé pour que le pauvre conjoint retrouve sa chère et tendre maman bis... Euh pardon, sa femme.
J'ai souvent eu cette impression, l homme veut couper les liens qui unissent la mère et le bébé car il a l impression que bébé lui pique sa môman, il reproduit du vécu: son père lui a piqué sa vraie maman, maintenant qu'il a trouvé une maman bis, il est hors de question qu un bébé la lui vole!
Ce comportement se retrouve dans les livres de puériculture pour les pères " c'est à vous, homme fort, qui devez forcer votre femme à laisser pleurer le bébé pour qu il fasse ses nuits " ou encore " le bébé doit être sevré à trois mois, vous devez épauler votre femme car elle est trop faible et ne voudra pas le faire ". Ce livre est très attentionné !
Plus généralement, on encourage les hommes à être des pères castrateurs.... Euh pardon, des pères cicateurs ! C'est leur devoir, le nombre de fois où l on a dit à mon mari, qu il fallait m obliger à sevrer Poupon, à ne plus le faire dormir avec nous, à le laisser pleurer, car le mâle doit retrouver au plus vite sa place, comme si bébé n avait rien changé !
Si l homme ne fait pas cela, il y aura forcément un divorce.

Cette méthode est la plus répandue en France et il y a tellement de divorces et d enfants ainsi que de jeunes adultes dans une telle souffrance... Je ne suis pas apte à dire s il y a un lien, mais ce qui est certain c'est que ça ne semble pas être la solution miracle....

Les adeptes de cette méthode disent qu un enfant détruit le couple ils disent également que le parentage proximal engendre des tensions dans le couple et des enfants malheureux, quand est-il réellement ? Quels sont vos vécus?

De mon petit vécu, le parentage proximal à renforcer mon couple, nous sommes plus unis que jamais. Nous avons gagné en amour, en complicité et en respect. En étant à l écoute de notre enfant, nous sommes devenus un couple uni et solide car notre Poupon nous a obligé à ne plus regarder notre nombril, ce qui bien entendu a été profitable au couple, il nous a également appris à cerner les priorités, ce qui épargne désormais à notre couple des disputes stériles.
Poupon nous a tout simplement appris à aimer...
 

Lili69

Hyperlactation
J'ai vécu les deux. Et le parentage proximal remporte haut la main la compétition. Le père de ma 1ère fille était plutôt contre l'allaitement long, ne m'aidait pas du tout. Il était en revanche dans la communication non violente. Mais c'était un être égoïste qui ne souhaitait pas que sa fille empiète sur sa vie personnelle. Notre couple a duré 16 mois après la naissance de ma fille.

Mon mari actuel avec qui j'ai une petite puce de 10 mois est dans le parentage proximal même si sa patience et sa compréhension sont plus limités que les miennes. Mais nous sommes très soudés, nous nous disputons rarement. On partage les tâches, on s'entraide. Si l'un craque, l'autre est là pour le soutenir. Nous sommes en phase dans une éducation qui rend les enfants heureux...et les parents aussi!
 

cerise

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
Si je regarde ce qui se passe parmi ma famille et mes amis, ça me semble assez net. Les gens qu'on a laissé pleurer étant enfants, qui ont eu peu de liens avec leurs parents et notamment leur mère, s'en sortent moins bien psychologiquement, une fois adultes, que ceux qui étaient choyés. Et les couples ont moins bien tenu dans le premier cas que dans le second. Même si c'est insuffisant pour en tirer des généralités, c'est déjà un signe.
 

Struzza

Période de pointe
Pour moi le "maternage proximal" ce n'est pas un concept mais une évidence. C'est suivre son instinct en fait. Je crois que si chaque mère/père s'écoute, sa première réaction face aux pleurs d'un bébé (par exemple) c'est d'aller le consoler. C'est en nous.
Et je suis d'accord avec toi Oléa, cette philosophie de vie est vraiment magnifique pour ma vie en général mais également pour mon couple.
On est plus unis que jamais. :D
 

sophie43

Hyperlactation
Il y a bien quelques tiraillements sur le maternage proximal, notamment du fait que les nuits sont parfois compliquées parce que choupinette se réveille beaucoup et que j'ai pris le pli de finir la nuit avec elle. Par contre ça ouvre des discussions avec mon mari, c'est aussi un avantage... Chacun exprime ses besoins et envies. Ils ne sont pas toujours comblés, mais on trouve des solutions acceptables pour nous tous. C'est plutôt la voie qui nous plaît et celle que j'aimerai suivre avec notre fille : arrivons à nous entendre et à être dans une logique de tolérance mutuelle...

J'ai du mal pour cette copine qui m'a expliqué qu'elle avait eu mal aux tripes de laisser pleurer son bébé, mais que le pédiatre lui avait dit de faire alors elle a fait. Notre philosophie serait plutôt "surtout ne jamais avoir mal aux tripes" !
 

Oléa

Hyperlactation
J'ai du mal pour cette copine qui m'a expliqué qu'elle avait eu mal aux tripes de laisser pleurer son bébé, mais que le pédiatre lui avait dit de faire alors elle a fait. Notre philosophie serait plutôt "surtout ne jamais avoir mal aux tripes" !
Nous avions commencé à faire comme ton amie, c'était horrible, à cause de la pédiatre et sois disant pour le bien du petit. Heureusement, on s est vite ressaisit et on a fait comme l a écrit Struzza on a suivi notre instinct !

Struzza je te rejoins sur ce point, nous avons pratiqué le parentage proximal sans savoir que le concept existait, nous avons juste écouté nos coeurs et notre Poupon.
 

Feedherbe

Montée de lait
La faute à ce grand misogyne de Freud tout ça! A lire: "Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne" de Michel Onfray.
 

sophie43

Hyperlactation
La faute à ce grand misogyne de Freud tout ça! A lire: "Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne" de Michel Onfray.
Freud trouvait que les mères en faisaient trop ? Dans sa Vienne d'avant-guerre, pourtant les grandes bourgeoises qui fréquentaient son cabinet collaient les gosses aux nounous... Ça laisse rêveur sur ce qu'il aurait pensé de nous :D
 

Alba Mamma

Période de pointe
Les adeptes de cette méthode disent qu un enfant détruit le couple ils disent également que le parentage proximal engendre des tensions dans le couple et des enfants malheureux, quand est-il réellement ? Quels sont vos vécus?

De mon petit vécu, le parentage proximal à renforcer mon couple, nous sommes plus unis que jamais. Nous avons gagné en amour, en complicité et en respect. En étant à l écoute de notre enfant, nous sommes devenus un couple uni et solide
J'aimerais pouvoir en dire autant.

Justement j'avais envie de vous demander conseil à ce sujet. En effet, avant d'avoir un enfant, mon mari et moi ne nous pensions pas différents sur les questions d'éducation et de parentage.
Le souci c'est que depuis la naissance de notre fille et donc depuis que nous sommes devenus parents, j'ai changé d'avis sur beaucoup de choses, juste en regardant ma fille, et ai évolué tout naturellement vers le parentage proximal. Mais mon mari n'a pas suivi ce mouvement du tout. Durant les 8-9 premiers mois j'ai essayé d'engager la conversation sur ce domaine, notamment en lui proposant de lui lire quelques passages du livre de Carlos Gonzales (Serre-moi fort), mais il est complètement fermé et refuse qu'on en parle. Pour lui, elle n'a qu'à bien se tenir sinon ce sera fessée, si jamais il devait la garder et qu'elle se mette à pleurer il la mettrait tout au fond de l'appart dans un lit et la laisserait pleurer parce qu' "il faut bien qu'elle comprenne" (il me l'a redit encore ce soir), il lui crie dessus voire la frappe sur la main si elle a le malheur de toucher à ses lunettes ou de jeter des jouets hors du parc...
C'est difficile à supporter pour moi et dès qu'on en parle c'est la dispute donc je suis souvent tentée de laisser tomber la discussion, je finis par récupérer ma fille et je me la mets dans le dos ou autre pour qu'elle ne reste pas avec lui, alors que j'ai à faire, même si je suis fatiguée.
Je n'arrive pas à discuter avec lui à ce propos, et parfois j'ai peur qu'un jour, si cela continue, je doive choisir entre ce mode de parentage et lui (ma fille ou lui, quoi, en d'autres termes).
Evidemment, dans sa famille ils sont de son avis, et ses collègues de boulot aussi. Pour lui je suis la seule folle qui existe sur terre à ne pas vouloir laisser pleurer ma fille.
Après, il y a des choses qu'il accepte ou qui ne le dérangent pas (allaitement - ça il est complètement pour, langue des signes, cododo actuellement... mais il espère que ça ne va pas trop durer), mais je ne peux lui présenter personne de mon entourage qui pratique le parentage proximal et j'ai beau lui citer les expériences d'autres personnes (par ex. du groupe LLL auquel je vais), ça ne le touche pas.
Il était, à la naissance, "pour" ne pas laisser pleurer, mais dès qu'il a été concerné par le fait de répondre de manière adéquate aux pleurs, il a changé d'avis. En fait il est d'accord pour tout, du moment que ça ne le "dérange" pas, que ce n'est pas à lui de le faire. Fatalement, quand on préfère rester deux heures à regarder la télé en rentrant du boulot et qu'on ne veut rien entendre et être tranquille, ça risque pas de marcher.
Le parentage proximal est donc chez nous une source de tensions, malheureusement, et je ne sais plus comment y remédier.
 
Dernière édition:

cindirella

Hyperlactation
pour nous le parentage proximal nous a sentimentalement et psychologiquement rapprochés,le fait de s'entraider pour repondre au mieux au bébé,le fait de partager des valeurs pour les élever etc...par contre on ne peut pas dire que ce parentage nous ait rapprochés physiquement,je trouve qu'avec le cododo,l'allaitement,les suites d'accouchement aussi,le temps donné aux enfants..il n'y a que difficilement la place,et l'envie, pour une vie physique entre nous...alors on se dit que c'est une periode,que l'essentiel c'est de s'aimer(et ca les enfants l'ont renforcé)que la sexualité reviendra +tard..bon faudrait pas faire 5 ou 6 enfants tout de meme,ca ferait long ;)
 

Feedherbe

Montée de lait
Moi aussi, je me sens seule sur ce mode d'éducation du parentage proximal. Mon mari est en désaccord avec ça, et les "bons conseils" de sa famille, de ses collègues, nuisent à mes tentatives d'explications.
Ceci-dit, je lui suis grée de me suivre tout de même dans mon fonctionnement et dans celui de notre fils, qui est très demandeur de câlins, tétées, portage, co-dodo... Mon mari me laisse toute latitude. Il désaprouve en silence.
J'aimerais pourtant qu'il comprenne, j'essaie de lui faire lire des articles, de lui parler de l'expérience des autres, de ce forum de la LLL (qu'il traite de "secte"!!).
La vieille école du "laisser pleurer" est tenace, hélas. Pourtant, quand je lui dis de regarder autour de lui les couples qui "laissent pleurer": ces derniers ne sont pas des modèles d'ouverture d'esprit ni d'équilibre!!
Heureusement, on tient bon, on se soutient tout de même, parce qu'il constate que c'est une période très difficile à tous niveaux. C'est vrai aussi pour notre vie de couple: je dors avec bébé dans la chambre, et lui dans le bureau. Le quotidien est tellement prenant, les nuits si difficiles pour moi, et son boulot crevant, ménage-courses et la prise de relais de temps en temps avec bebé quand il est là,pour lui, que même lorsqu'il nous arrive d'avoir un tout petit moment (dix minutes?), nous sommes tellement crevés que c'est pour se prendre dans les bras l'un de l'autre. Notre vie intime, eh bien, ce sera pour des jours prochains, quand les jours et les nuits deviendront un peu plus faciles.
Nos "câlins", depuis la naissance de bébé en janvier, se comptent sur les doigts d'une main. C'est difficile, mais nous avons tous les deux le sens des priorités. Nous savons que ça ne durera pas.
 

cindirella

Hyperlactation
"pour notre vie de couple: je dors avec bébé dans la chambre, et lui dans le bureau. Le quotidien est tellement prenant, les nuits si difficiles pour moi, et son boulot crevant, ménage-courses et la prise de relais de temps en temps avec bebé quand il est là,pour lui, que même lorsqu'il nous arrive d'avoir un tout petit moment (dix minutes?), nous sommes tellement crevés que c'est pour se prendre dans les bras l'un de l'autre. Notre vie intime, eh bien, ce sera pour des jours prochains, quand les jours et les nuits deviendront un peu plus faciles.
Nos "câlins", depuis la naissance de bébé en janvier, se comptent sur les doigts d'une main. C'est difficile, mais nous avons tous les deux le sens des priorités. Nous savons que ça ne durera pas.[/QUOTE]

courage,je suis sure que plein d'autres parents traversent cela,et c'est simplement normal,qu'est ce que quelques mois dans une vie?:p
 

Cécile34

Colostrum
Parentage proximal pour nous aussi...Mais des fois, c'est vraiment chiant pour la vie de couple quand-même ! Bébé est maintenant un bambin de 13 mois qui bien sur se réveille toujours la nuit, x-fois...Il commence a faire dodo dans sa chambre sur son matelas et arrive invariablement dans notre lit vers 2h du mat en moyenne. Mais il s'est déjà réveillé au moins 3x à partir du début de son endormissement vers 22h ! Bref, même si je ne suis pas une folle de sexe (!) et bien j'ai tout de même envie de mon homme de temps en temps. Et quand on est interrompu en plein calin alors qu'on doit le faire peut-être 1x/mois et encore !! Et ben c'est hyper frustrant et ça coupe l'envie et ça me met très en colère (pas le cas pour mon homme heureusement).
Voilà pour mon coup de gueule du soir !!
 

cindirella

Hyperlactation
Parentage proximal pour nous aussi...Mais des fois, c'est vraiment chiant pour la vie de couple quand-même ! Bébé est maintenant un bambin de 13 mois qui bien sur se réveille toujours la nuit, x-fois...Il commence a faire dodo dans sa chambre sur son matelas et arrive invariablement dans notre lit vers 2h du mat en moyenne. Mais il s'est déjà réveillé au moins 3x à partir du début de son endormissement vers 22h ! Bref, même si je ne suis pas une folle de sexe (!) et bien j'ai tout de même envie de mon homme de temps en temps. Et quand on est interrompu en plein calin alors qu'on doit le faire peut-être 1x/mois et encore !! Et ben c'est hyper frustrant et ça coupe l'envie et ça me met très en colère (pas le cas pour mon homme heureusement).
Voilà pour mon coup de gueule du soir !!
et bien je suis contente que nous nous livrions ici,et levions une sorte de tabou,je m'en rend compte dans les reunions auxquelles j'assiste,ona du mal a avouer que la sexualité est passée a l'arriere plan ;)
 

batmarie

Voie lactée
Nos "câlins", depuis la naissance de bébé en janvier, se comptent sur les doigts d'une main.
Ah bah sache que vous êtes beaucoup plus actifs que chez nous où un seul doigt suffit pour dénombrer nos ébats depuis la naissance de notre fils le 10/02/14! (et je ne parle pas de la grossesse où les hormones n'ont jamais affolé ma libido!)

Bref, c'est une parenthèse dans notre vie de couple, mais je crois que notre couple reçoit d'autres choses qui le nourrissent comme la satisfaction de voir grandir des enfants heureux. On n'en parle pas franchement, ni du parentage proximal ni du désert sexuel, on fait (et on ne fait PAS en l'occurrence!) et ça nous convient. Mon mari comme moi d'ailleurs, avons été élevés de façon classique, j'entends par là avec des punitions, fessées pour les grosses betises, mais dans l'amour de nos parents (sans forcément beaucoup de demonstrations physiques de tendresse). Nous avons eu des enfances heureuses mais au fil de mes maternités et de mes lectures j'ai mesuré l'impact que pouvaient avoir des paroles ou des gestes sur des individus en construction et j'ai dérivé doucement vers le maternage proximal et l'éducation "bienveillante". Mon mari n'y est pas opposé, et ma belle famille, même si je la sens sceptique sur la question, respecte notre façon de faire. Je pense qu'ils nous prennent pour des fous à dormir encore avec notre fils de 7 mois, et à ne pas crier sur notre fille de 2 ans quand elle fait une colère, mais je pense que mon mari qui ne faisait que "me laisser faire" au debut a constaté les bienfaits de notre façon de faire à la longue.

Je suis vraiment triste pour celles qui connaissent des désaccords avec leur conjoint sur les questions éducatives, ce doit être très douloureux à vivre!
Je crois que c'est dans le livre d'Isabelle Filliozat "J'ai tout essayé" qu'il y a un dessin très évocateur pour mettre les adultes devant les incohérences des methodes educatives "fermes": une maman excédée crie sur sa plante qui a perdu des feuilles, et lui dit que "puisque c'est comme ça, je vais te priver d'eau et te mettre dans un placard".

Je trouve ce dessin très percutant, et je pense à toi Alba Mamma, si tu veux provoquer la discussion avec ton mari sur la question. De façon plus générale, tout ce livre m'avait paru une bonne idée pour "convaincre" l'entourage le plus reticent que l'education bienveillante est mieux adapté que la soi disant fermeté, le "ne pas perdre la face deavant l'enfant", etc... Ce petit livre donne des arguments scientifiques indéniables: la neuroscience montre que l'enfant de tel age ne PEUT pas fonctionner comme l'adulte, son cerveau n'ayant pas les memes outils que le nôtre. Les illustrations valent de longs discours sur ce que l'enfant comprend reellement quand on lui dit telle chose de telle façon, et enfin on nous donne egalement les clés pour faire differemment.

Bon, j'ai un peu dévié du sujet, je suis un peu confuse dans mon discours, mais au final OUI le couple est un peu de coté pour certains aspects tels que la sexualité, mais NON ce n'est pas une souffrance, c'est temporaire et OUI je trouve que ça nous fait grandir en tant que couple que de devenir une famille. On se decouvre sous une nouvelle facette: j'admire mon mari pour une nouvelle raison que toutes les précédentes qui m'ont fait l'épouser: il est un bon père, et j'aime la façon dont il s'occupe de ses enfants.
 
Dernière édition:

Oléa

Hyperlactation
Les messages montrent qu'il est souvent plus difficile à l homme d accepter le maternage proximal. Je pense que malheureusement, si les femmes subissent une pression sur ce type de maternage, les hommes ont une pression plus lourde, même si elle est plus silencieuse. Les pères actuels ont été élevés à la "dure" ( tout est relatif), l homme ne pleure pas, ne se laisse pas contrôler par ses sentiments et est l homme fort qui sépare la faible mère de son enfant. Ils ont la pression de leur éducation et de la société qui est extrêmement forte. De plus, comme ils n'ont pas le droit d écouter leurs sentiments, ils ont plus de mal à changer leurs regards (attention c est une généralité...) et je pense que lorsqu'on leurs demande d écouter leurs sentiments cela peut provoquer en eux une souffrance qui rend difficile la conversation.
Je le redit c'est une hypothèse généraliste et pas une vérité absolue !

S il est parfois difficile pour nous d assumer le parentage proximal, je pense qu'il faut reconnaître que c'est encore plus difficile pour les pères.

Je pense particulièrement à toi Alba Maman, ce que tu vis est terrible. Tu me fais penser à ma mère, qui a été face au choix que tu redoutes ( mais mon père était très très spécial). Du coup je comprends ce que tu vis et ta souffrance. Comme le prouve le témoignage de beaucoup de mamans,avec le temps et l amour les choses vont s arranger.

Pour le sexe et le parentage proximal, je m interroge... notre vie intime a été longtemps proche du néant: accouchement, hormones, fatigue, stress (travail).... Bref comme tout le monde !
Mais est-ce lié à mon choix du parentage ? Peut-être au début, mais lorsque que Poupon a dormi plus longtemps ? personnellement, ce qui a été le plus frustrant ça a été la perte de la spontanéité et cela quelque soit le type de parentage que l on choisit, il faut attendre que bébé dorme.
Quand même pour rassurer, malgré notre choix de parentage proximal et plus d une année de désert sexuel, nous avons enfin retrouvé le plaisir de se retrouver, c'est devenu plus tendre, car depuis notre Poupon nous a appris à aimer;-)
 

sophie43

Hyperlactation
Il y a aussi une réalité biologique : les hommes ne bénéficient pas des bouffées d'hormones dont nous, nous profitons du fait de l'allaitement. J'ai en souvenir un message de Marie33 (je crois...) qui trouvait qu'une fois qu'elle avait sevré son petit, son rapport au maternage avait changé : elle avait envie de se retrouver, de se détacher de son bébé et vivre un peu pour elle.
 

Alba Mamma

Période de pointe
Je suis vraiment triste pour celles qui connaissent des désaccords avec leur conjoint sur les questions éducatives, ce doit être très douloureux à vivre!
Je crois que c'est dans le livre d'Isabelle Filliozat "J'ai tout essayé" qu'il y a un dessin très évocateur pour mettre les adultes devant les incohérences des methodes educatives "fermes": une maman excédée crie sur sa plante qui a perdu des feuilles, et lui dit que "puisque c'est comme ça, je vais te priver d'eau et te mettre dans un placard".

Je trouve ce dessin très percutant, et je pense à toi Alba Mamma, si tu veux provoquer la discussion avec ton mari sur la question. De façon plus générale, tout ce livre m'avait paru une bonne idée pour "convaincre" l'entourage le plus reticent que l'education bienveillante est mieux adapté que la soi disant fermeté, le "ne pas perdre la face deavant l'enfant", etc... Ce petit livre donne des arguments scientifiques indéniables: la neuroscience montre que l'enfant de tel age ne PEUT pas fonctionner comme l'adulte, son cerveau n'ayant pas les memes outils que le nôtre. Les illustrations valent de longs discours sur ce que l'enfant comprend reellement quand on lui dit telle chose de telle façon, et enfin on nous donne egalement les clés pour faire differemment.
Merci beaucoup Batmarie ! J'avais entendu parler de ce bouquin mais ça me donne une raison de plus de me le procurer.
 
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