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Le conte des 7 laits [ trouvé sur FB :-) j'ai bien aimé ]

Ptitegwen57

Hyperlactation
LE CONTE DES 7 LAITS (Conte Tadjik)
C'est arrivé en des temps très anciens. Vivait alors un émir si plein d'orgueil qu'il punissait de mort celui qui osait poser le pied sur son ombre. Quand un fils lui est né, l'émir a dit:
- Mon fils sera plus redouté que Timour-leng, plus illustre que le Grand Iskander. Et pour qu'il en soit ainsi, je vais le nourrir comme nul enfant né de la femme n’a été nourri !
Son vizir lui dit :
- Seigneur, quelle nourriture est meilleure pour un petit que le lait de sa mère ?
- Le lait d'un femme, fut-elle la mienne, n'est pas digne d'abreuver mon fils, répliqua l'émir. Sept laits vont nourrir mon enfant et lui donner les sept vertus que seuls possèdent les élus de Dieu. Le lait de tigresse le rendra puissant comme un tigre; le lait de l'éléphante lui donnera l'intelligence et la mémoire de l'éléphant; le lait de la jument le fera beau comme un étalon; le lait de la chamelle lui donnera la sobriété du chameau et le lait de l'ourse la force d'un ours; en buvant le lait de la hase il acquerra la vitesse du lièvre, tandis que le lait de la chatte le rendra adroit comme un chat. Tel sera mon fils, en tous points parfaits. Et il régnera sur le monde.
Et il fut fait ainsi que l'avait décidé l'émir.
Nourri au sept laits, l'enfant grandit, devint adolescent, puis jeune homme. Approchait pour lui le moment de prendre femme, et son père cherchait de par le monde une princesse digne de devenir l'épouse de son fils.
Or, en ce temps-là, la fille unique du puissant khan de Bokhara parvint à l'âge où l'on se marie et son père convia à une fête tous les jeunes vaillants et valeureux pour que la belle princesse Gulnari puisse choisir parmi eux son époux.
En apprenant cela, l'émir dit à son fils :
- Cette fiancée te convient, Bahodur, mon fils ! Elle est noble et belle. Va et ramène-là. Car tu vas briller au milieu des autres comme la lune resplendit au milieu des étoiles !
Bahodur partit avec une nombreuse suite où se trouvait Ahmad, le fils du vizir. Il avait le même âge que Bahodur et servait de nadim au fils de l'émir, de confident et garde du corps. Pendant quarante jours ce fut la fête à Bokhara. Les festins succédaient aux chasses, les danses aux compétitions, les courses de chevaux aux concours de musique. Dans chaque épreuve, chaque concurrent s'efforçait de surpasser les autres et chaque épreuve révélait ce que chacun savait et ce qu'il ignorait, ce qu'il aimait et ce qu'il détestait, ce qu'il était et ce qu'il n'était pas.
Et à la fin du quarantième jour, la princesse Gulnari s'adressa à tous les jeunes gens et leur parla :
- Soyez remercié, vous tous, qui êtes venus ici et qui avez rivalisé de force, d'adresse et de courage. Tous, vous êtes digne d'amour, mais un seul m'est prédestiné. Ahmad, nadim de Bahodur, je te donne ma main, car mon
coeur, tu le possèdes déjà.
En apprenant cela, l'émir, père de Bahodur, entra dans une violente colère.
Il demanda raison au khan de Bokhara et le menaça :
- Le choix de ta fille nous insulte ! Non seulement elle a refusé mon fils, mais elle lui a préféré son serviteur. Pareil affront demande réparation, seul le sang peut laver une telle injure !
Le Khan était un homme sage. Il dit :
- Je comprends ta colère et ton chagrin de père. Et c'est en père que je vais te parler. Ton fils, hélas ! est féroce comme un tigre et lâche comme un lièvre; laid comme un chameau et balourd comme un éléphant, il est stupide comme un ours et perfide comme un chat. D'autre part, il est aussi instable et ombrageux qu'un cheval rétif. Sois honnête et réponds-moi en père : pouvais-je donner ma fille unique à un tel prétendant ?
Accablé, l'émir courba la tête. Sa colère était partie et il ne restait plus que le chagrin. Il demanda, plein d'amertume :
- Quel est donc le lait qui a nourri le fils de mon vizir pour le rendre digne de ta fille ?
Le Khan répondit doucement :
- Le sein de sa maman l'a nourri de lait humain. Et il est devenu un homme.
365 contes de gourmandises. Luda. Ed Hatier
 
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