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Enfants à haut potentiel.

bad mom

Fontaine de lait
Adhérent(e) LLLF
Pour le test je le trouve vraiment petit. J'ai eu plusieurs échos qui disaient qu'il existait des tests adapté à cet âge, mais que si on peut attendre c'est mieux. Par ex, difficile a son âge de tester des aspects "graphique". Et honnêtement, je le vois plus faire un "je fais pas parce que je ne sais pas faire" (il ne fait rien tant qu'il n'est pas sûr de savoir faire).
Il y a aussi un aspect purement matériel, de trouver une mutuelle qui prenne en charge un accompagnement.
Je me (nous avec le papa), laisse encore un peu le temps de cheminer.
Noeunoeuf à fait le test à 3 ans et 5 mois
C'est possible et ceux qui acceptent de le faire sont conscients des biais du test.
Ils sont habitués aux enfants qui refusent ☺
C'est le lot de beaucoup de hp.
Ça coûtait ds les 350€ le test
 

cerise

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
Même sans faire le test, avoir un suivi peut l'aider à gérer les excès de son hypothalamus (bref à moins péter un câble).
 

Moumoune64

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
Même sans faire le test, avoir un suivi peut l'aider à gérer les excès de son hypothalamus (bref à moins péter un câble).
Me revoilà à zoner sur ce post et ton message me donne l'espoir pour loulou.
Je viens d'envoyer un mail à une psy non loin de chez nous.
J'espère qu'elle me répondra.
Hier soir loulou a fait une crise pour un dessin qu'il estimait loupé, on ne sait plus comment réagir.
Je n'ai pas souhaité tenter de recontacter la psy vue deux fois l'année dernière.. Car d'un, c'est plutôt loin, de deux elle est très difficile à joindre, elle ne nous avait pas donné d'autre rdv lors du premier mais m'avait dit de la recontacter pour fixer le rdv... Sauf que je n'ai jamais réussi à avoir de réponse j'ai abandonné.
Pour elle notre fils est probablement hp et elle nous suggérait de le faire tester.. Elle prend 400 euros... C'est pas possible pour nous !

J'ai lu les messages récents de @Maman-chat, je n'ai pas de conseil ni de piste, mais je compatis ! Même si notre fils accepte plutôt bien les changements.
Tout n'est pas rose non plus.
 

Catherine06

Lactarium
Je comprends très bien @Maman-chat.

J'ai moi aussi plein de doutes. Trop tôt ou pas, on se sert du résultat ou pas, etc. Sous intelligemment dépensés ou pas... pas facile de s'y retrouver.

En tout cas, ça m'a fait du bien de dire cela. L'écrire à d'autres sans jugement, ça m'a permis de réaliser les choses non usuelles chez nous.

Depuis 2 semaines, il porte tout le temps les doigts à la bouche. À tel point que j'ai pris rdv avec le pedodentiste au cas où... Il n'y a pas tant de crises que cela. Sauf une grosse il y a quelques temps qui nous a laissé très démuni. Consternés en fait.
Mais je me demande si ce n'est pas parce que je préviens trop les crises. Ou plutôt si ce n'est pas parce que je/on se plie à ses exigences.

Parce que que si je prends du recul, ce sont bien des exigences envahissantes. Pour nous comme pour lui. Face à certains stimuli, le monde entier doit stopper pour allumer la bouilloire comme ceci, pour entendre le canon tonner comme cela et observer ceci cela, pour voir le chronomètre comme ceci, la balance comme cela.
... même s'il était intensément plongé dans une activité la seconde d'avant.

Alors, ce ne sont pas des demandes qui nous coûtent beaucoup de base. Elles sont faciles à satisfaire, et je les faisais facilement entrer dans le cadre de ses passions (compter par exemple) ou des petites choses de la maison qu'il est fier d'effectuer (le café ou faire chauffer de l'eau, combo chiffre avec l'affichage de la température ^^).
Et il paraît accepter sans crise catastrophique de ne pas pouvoir faire tout toujours. Mais j'ai l'impression que cela lui demande vraiment de prendre beaucoup sur lui.
C'est quand même un peu curieux que 2 adultes aient l'impression d'avoir échappé à un incident diplomatique international après une gestion d'un début de crise causée par une situation où on doit en même temps faire couler un café et chauffer de l'eau...

Bref. Un regard extérieur va j'espère nous être utile.
 

LaVosgienne

Fontaine de lait
Il est courant que les parents d'enfants à spécificités se rendent compte après le diagnostic à quel point ils compensent constamment et s'épuisent à prévenir les crises. Et donc à quel point ils aident constamment leur enfant sans savoir que ce qu'ils font au quotidien est un "sacrifice"
 

cerise

Modératrice
Adhérent(e) LLLF
Bon ici les crises ça va mieux mais alors niveau "relativiser" on y est pas encore :
En sortant de l'école :
"Maman... Il s'est passé un truc super grave !!!!"
"Quoi ?"
"Mon crayon à papier s'est cassé !! Et le bout qui écrit c'est pas le même que le bout où il y a l'étiquette avec mon nom !!"
 

Maman-chat

Hyperlactation
Il y a quelques mois en arrière, je nous retrouve également dans la description de @Catherine06. Nous avions mis ça sur le compte du confinement (papa et maman en télétravail avec un petit chat, pas encore 3 ans, et petite lionne, pas encore 1 ans). Mais où est la limite entre un petit rituel amusant, le plaisir de faire soi même, et le *besoin* de contrôle ? La limite entre un terrible two, une personnalité qui s'affirme et une vraie souffrance ?
Cette anticipation des situations a risques, voir un évitement, nous l'avons aussi vécu. mais soit cela s'est atténué, soit on ne se rend même plus compte qu'on le fait. Un peu des deux sans doute.
Mais ces derniers temps moins, car justement on avait moins ces débordements.
Et c'est étonnant @Catherine06 , petit chat se mets les doigts en bouche (pouce contre une joue/index contre l'autre joue, la jointure pouce index sur les incisives). Je pense qu'il le fait en situation de stress (on l'a vu apparaître au premier confinement, puis disparaître, et cela fait 1 semaine (depuis les changements de maîtresses qu'on l'a vu réapparaître)). Dentiste a dit RAS.
 

Moumoune64

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
à quel point ils compensent constamment et s'épuisent à prévenir les crises.
Ça me parle, sans aller jusqu'à l'épuisement mais c'est prenant.
Peser les mots, remettre à plus tard certaines activités par crainte de la crise.
Expliquer ++ pour qu'il comprenne quelque chose et que ça évite une crise à cause d'un malentendu... Et ce dernier point m'a été reproché par quelqu'un de l' entourage, comme quoi on ne lui rend pas service en évitant les frustration
Résultat il a moins de frustration à supporter >il n'a pas l'habitude d'être frustré souvent >il crise quand il est frustré
En gros c'est notre faute s'il crise
Parce qu'on lui parle trop

Et moi dans tout ça je ne sais plus si effectivement on a mal fait à un moment ou s'il a besoin d'un accompagnement parce qu'il est ce qu'il est et qu'on est pas les créateur de sa façon de fonctionner
 

LaVosgienne

Fontaine de lait
Ça me parle, sans aller jusqu'à l'épuisement mais c'est prenant.
Peser les mots, remettre à plus tard certaines activités par crainte de la crise.
Expliquer ++ pour qu'il comprenne quelque chose et que ça évite une crise à cause d'un malentendu... Et ce dernier point m'a été reproché par quelqu'un de l' entourage, comme quoi on ne lui rend pas service en évitant les frustration
Résultat il a moins de frustration à supporter >il n'a pas l'habitude d'être frustré souvent >il crise quand il est frustré
En gros c'est notre faute s'il crise
Parce qu'on lui parle trop

Et moi dans tout ça je ne sais plus si effectivement on a mal fait à un moment ou s'il a besoin d'un accompagnement parce qu'il est ce qu'il est et qu'on est pas les créateur de sa façon de fonctionner
Tu as eu besoin d'accompagner plus à un moment car si tu ne le faisais pas tu te prenais un revers sous forme de crise. Donc cet accompagnement a été nécessaire. Un enfant hypersensible réagit plus fort à tout (quels que soient les éléments liés à cette hypersensibilité, qu'on parle de HP, TSA ou autre). Soit on accepte les crises constantes, soit on est humain et on se protège en fait. Le tout c'est réussir à doser, à sortir de ce mode de fonctionnement lorsqu'il n'est plus nécessaire. Et ça ce n'est pas facile de s'en rendre compte tout de suite.

On a bien relâché sur le ritualisation, planification depuis 6 mois je dirais, et ça se passe plutôt bien, mais notre grande a 7 ans maintenant, et même si ce n'est pas évident tous les jours, il y a du mieux de façon générale.
 

Maman-chat

Hyperlactation
Ça me parle, sans aller jusqu'à l'épuisement mais c'est prenant.
Peser les mots, remettre à plus tard certaines activités par crainte de la crise.
Expliquer ++ pour qu'il comprenne quelque chose et que ça évite une crise à cause d'un malentendu... Et ce dernier point m'a été reproché par quelqu'un de l' entourage, comme quoi on ne lui rend pas service en évitant les frustration
Résultat il a moins de frustration à supporter >il n'a pas l'habitude d'être frustré souvent >il crise quand il est frustré
En gros c'est notre faute s'il crise
Parce qu'on lui parle trop

Et moi dans tout ça je ne sais plus si effectivement on a mal fait à un moment ou s'il a besoin d'un accompagnement parce qu'il est ce qu'il est et qu'on est pas les créateur de sa façon de fonctionner
J'ai eu la même réflexion : comment l'aider ?
Limiter (sans éliminer car il faut quand même vivre) les situations "à risque" et attendre qu'il grandisse et les accepte petit à petit, accompagner ?
Ou provoquer les situations qui le font vriller pour l'habituer ?
Nous avons choisi la première solution. On ne balance pas un arachnophobe dans une pièce pleine d'araignées. On ne se met.pas en situation de stress si on peut avoir une alternative qui ne soit pas trop "coûteuse". Après, il ne faut pas non plus que tout tourne autour de lui, mais nous essayons de contrôler les situations à risque, de sortir un peu de sa zone de confort.
Je sais que nous sommes étiquettés "hyperprotecteurs" "psychorigides (sur les horaires)" par certains. Mais tant pis, le prix à payer derrière est trop lourd.
Et ce n'est pas notre éducation, c'est lui qui est comme ça, et il faut l'accepter. Nous voyons clairement la différence avec petite lionne, pour laquelle nous n'avons pas autant besoin d'anticiper.
 

Moumoune64

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
Tu as eu besoin d'accompagner plus à un moment car si tu ne le faisais pas tu te prenais un revers sous forme de crise. Donc cet accompagnement a été nécessaire. Un enfant hypersensible réagit plus fort à tout (quels que soient les éléments liés à cette hypersensibilité, qu'on parle de HP, TSA ou autre). Soit on accepte les crises constantes, soit on est humain et on se protège en fait. Le tout c'est réussir à doser, à sortir de ce mode de fonctionnement lorsqu'il n'est plus nécessaire. Et ça ce n'est pas facile de s'en rendre compte tout de suite.

On a bien relâché sur le ritualisation, planification depuis 6 mois je dirais, et ça se passe plutôt bien, mais notre grande a 7 ans maintenant, et même si ce n'est pas évident tous les jours, il y a du mieux de façon générale.
Je pense que nous sommes sortis souvent de l'anticipation pour y revenir parfois quand c'était nécessaire.
Nous sommes bien loin de l'époque des énormes crise pour des petits détails du quotidien mais désormais ce qui nous questionne est plus '' scolaire '' (même si à l'école je sais qu'il ne réagit pas du tout comme à la maison)
Son perfectionnisme, son besoin de contrôle etc
Ici Nous n'avons jamais planifié ni ritualisé
 

Moumoune64

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
J'ai eu la même réflexion : comment l'aider ?
Limiter (sans éliminer car il faut quand même vivre) les situations "à risque" et attendre qu'il grandisse et les accepte petit à petit, accompagner ?
Ou provoquer les situations qui le font vriller pour l'habituer ?
Nous avons choisi la première solution. On ne balance pas un arachnophobe dans une pièce pleine d'araignées. On ne se met.pas en situation de stress si on peut avoir une alternative qui ne soit pas trop "coûteuse". Après, il ne faut pas non plus que tout tourne autour de lui, mais nous essayons de contrôler les situations à risque, de sortir un peu de sa zone de confort.
Je sais que nous sommes étiquettés "hyperprotecteurs" "psychorigides (sur les horaires)" par certains. Mais tant pis, le prix à payer derrière est trop lourd.
Et ce n'est pas notre éducation, c'est lui qui est comme ça, et il faut l'accepter. Nous voyons clairement la différence avec petite lionne, pour laquelle nous n'avons pas autant besoin d'anticiper.
'' Provoquer les situations qui le font vriller pour l'habituer, '' je compare ça à '' ne pas trop porter bébé à bras pour ne pas l'habituer '' 🤣
Du suicide pour nous, de la torture pour lui !
(je parle pour notre famille hein)
Des frustrations il y a constamment au quotidien, des toutes petites et des plus grosses, vivre sans frustration ça n'existe pas ! C'est ce que j'ai tenté d'expliquer à la personne qui a remis en cause notre façon de faire avec loulou.
Pour elle, il serait préférable de dire '' non point barre '' sans explications mais je me vois mal faire ça, je ne vois pas en quoi ça peut aider et puis pour la crise d'hier il n'était pas question d'une demande de sa part et d'un refus de la notre. C'est juste qu'il s'était mis la barre haute ? (dans sa tête) et qu'il n'a pas supporté que son dessin ne soit pas comme il l'imaginait... Mais pour cette personne c'est le fait d'avoir fait attention quand il était plus petit à éviter certaines crise, frustration etc qui le rendent comme ça maintenant.
C'est dur pour moi car ça me met le doute
 
Dernière édition:

Moumoune64

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
Désolée @Maman-chat je ne t'aide pas et parle de mon loulou.
J'arrête là... C'est juste que tes messages font écho en moi, que tu parles de ton grand ou de ta petite lionne... C'est idem ici
 

Maman-chat

Hyperlactation
Du suicide pour nous, de la torture pour lui !
Ça me parle beaucoup ! Encore, encore une fois, on se fait écho. Et ça me fait du bien d'entendre parler de ton loulou. Sur ce forum j'ai cherché des personnes avec qui je partage des idées, et avoir un soutien, un écho, initialement sur l'allaitement, puis sur d'autres choses.
Pour tes choix cela relève des mêmes choix que "pas laisser pleurer seul", "portage" etc.
Et puis m*rde, cette personne ne vit pas avec vous, et ne voit pas votre quotidien.
Cet été, nous avons passe plus d'1 semaine avec de la famille, a vivre au quotidien. L' une est resté sur "faut le dresser", une autre (infirmière psy) a validé notre approche, et une autre nous trouvait hyperprotecteurs, mais qui a changé d'avis en nous voyant le gérer, et en voyant les crises...
 

MamanTroll

Hyperlactation
Adhérent(e) LLLF
C'est quand même un peu curieux que 2 adultes aient l'impression d'avoir échappé à un incident diplomatique international après une gestion d'un début de crise causée par une situation où on doit en même temps faire couler un café et chauffer de l'eau...
:eek: Hé mais c'est de mon fils dont tu parles là !

Je nous retrouve dans tout vos témoignages les filles, je vous envoie plein de:joie: !

On a un bon levier avec la résolution de problème type Faber et Mazlish, qui peut avoir des effets magiques avec mon grand, mais sinon on galère vraiment au quotidien avec le 'vivre ensemble'.
 

Catherine06

Lactarium
Ça me parle, sans aller jusqu'à l'épuisement mais c'est prenant.
Peser les mots, remettre à plus tard certaines activités par crainte de la crise.
Expliquer ++ pour qu'il comprenne quelque chose et que ça évite une crise à cause d'un malentendu... Et ce dernier point m'a été reproché par quelqu'un de l' entourage, comme quoi on ne lui rend pas service en évitant les frustration
Résultat il a moins de frustration à supporter >il n'a pas l'habitude d'être frustré souvent >il crise quand il est frustré
En gros c'est notre faute s'il crise
Parce qu'on lui parle trop

Et moi dans tout ça je ne sais plus si effectivement on a mal fait à un moment ou s'il a besoin d'un accompagnement parce qu'il est ce qu'il est et qu'on est pas les créateur de sa façon de fonctionner
Alors, je ne sais pas te répondre sûrement et ce que je vais dire n'est que mon ressenti.
Mais instinctivement, comme cela, je dirais que nos petiots, comme les autres ont 1001 occasions d'expérimenter de petites frustrations.

Et effectivement, que parfois dire non sans justification particulière rassure l'enfant sur sa compréhension des limites, qu'il interrogeait. Genre : ok, c'est bon, c'est cohérent, j'avais bien compris, ce morceau de monde fonctionne bien comme cela.

Ce sont les 1001 situations anodines de la vie courante qui contribuent pour moi à cet apprentissage. Ma conviction est que cet apprentissage, si les parents sont dans l'écoute et l'accompagnement, se fait sans giga-mega crise (mais ce n'est qu'une conviction).

Par contre, les grosses crises, ou les débuts de crise avec un enfant qui prend vraiment énormément sur lui-même (je trouve ça lourd et tôt, limite anormalement raisonnable à 3 ans pour chez nous), mon mouvement n'est pas de tenter de les faire disparaître en "frustrant" plus. Parce que cela ne me paraît pas être de la frustration au sens du premier cas. Si le parent refuse la demande (pas agréable) d'accompagnement de l'enfant, je pense que ce que l'enfant ressent, c'est juste un cœur qui tombe dans la poitrine : de l'angoisse de ne pas être compris.

Edit : ah, mince. J'écris mes messages en trop de fois, je suis toujours à la bourre ^^'.
 
Dernière édition:

Moumoune64

Lactarium
Adhérent(e) LLLF
Alors, je ne sais pas te répondre sûrement et ce que je vais dire n'est que mon ressenti.
Mais instinctivement, comme cela, je dirais que nos petiots, comme les autres ont 1001 occasions d'expérimenter de petites frustrations.

Et effectivement, que parfois dire non sans justification particulière rassure l'enfant sur sa compréhension des limites, qu'il interrogeait. Genre : ok, c'est bon, c'est cohérent, j'avais bien compris, ce morceau de monde fonctionne bien comme cela.

Ce sont les 1001 situations anodines de la vie courante qui contribuent pour moi à cet apprentissage. Ma conviction est que cet apprentissage, si les parents sont dans l'écoute et l'accompagnement, se fait sans giga-mega crise (mais ce n'est qu'une conviction).

Par contre, les grosses crises, ou les débuts de crise avec un enfant qui prend vraiment énormément sur lui-même (je trouve ça lourd et tôt, limite anormalement raisonnable à 3 ans pour chez nous), mon mouvement n'est pas de tenter de les faire disparaître en "frustrant" plus. Parce que cela ne me paraît pas être de la frustration au sens du premier cas. Si le parent refuse la demande (pas agréable) d'accompagnement de l'enfant, je pense que ce que l'enfant ressent, c'est juste un cœur qui tombe dans la poitrine : de l'angoisse de ne pas être compris.

Edit : ah, mince. J'écris mes messages en trop de fois, je suis toujours à la bourre ^^'.
Voilà tu as parfaitement su écrire ce que je ressens et que j'ai tenté de faire comprendre à la personne dont je parlais plus haut. (mais je ne suis pas aussi douée que toi pour exprimer mes ressentis)
Avec notre fils les crise ne sont pas lié au fait qu'on dise' 'non' 'à une de ses demande, il râle parfois évidemment mais il comprend et comme tu dis si bien c'est une interrogation des limites qui se conclu par un c'est OK papa et maman sont cohérents. Ce sont les petites frustrations du quotidien, celles qui passent comme une lettre à la poste.
Là où ça pêche c'est quand il n'arrive pas à faire quelque chose et qu'il s'énerve +++.
Puis ce que j'ai aussi dit à cette personne, qui m'a connu enfant, c'est que ne pas expliquer, ne pas lui parler ça me renvoi au '' pourquoi ? Parce que '' que j'ai tant vécu enfant !
D'ailleurs ce que tu écris raisonne fortement en moi '' un cœur qui tombe dans la poitrine, l'angoisse de ne pas être compris ''... C'est tout à fait ça, même jusqu'à être '' nier '' en quelque sorte.
Enfant on ne m'a jamais demandé ce que je ressentais, on est jamais venu me parler à froid au moment du coucher par exemple pour savoir ce que j'avais sur le cœur. C'était juste '' pourquoi /parce que '' ou '' non un point c'est tout '', en réponse à des demandes où il était possible aux parents de donner un choix c'était '' on verra '' (j'ai compris plus tard que ça voulait dire '' non) quand je revenait à la charge puisqu'on m'avait dit '' on verra '' je recevais un '' fais ce que tu veux tu m'énerves '' voilà voilà... J'ai pas envie d'être comme ça avec mes enfants.

Cette personne a déjà vu notre fils en crise, il était plus petit et il était en crise mais disait '' maman maman '' pour mieux me repousser en suivant, (je pense que pas mal d'entre vous voyez de quoi je parle, il me semble que vos enfants font ça aussi parfois)
Dans ces cas là je répondais '' je suis là si tu veux un câlin, si tu veux de l'aide '' mais surtout surtout je ne le touchais pas mais je répondais car sinon ça emplifiait sa crise et cette personne me disait '' mais ignores le ! ne lui parles pas ! Ne le regardes pas ! tu rentres dans son jeu ! tu alimentes son comportement ''
Et moi je répondais que c'était l'ignorer totalement qui alimente sa crise, qui la décuple, qui lui fait ressentir qu'on l'abandonne ? /Qu'on s'en fiche ?, que c'était l'ignorer totalement qui le rendait violent +++et la rage dans son regard était nette.

Bref mis à part vous je n'ai pas d'écoute à ce sujet.
Je ne veux pas entendre qu'on a raison si on a tort de réagir comme on le fait mais recevoir des conseils où ignorer son enfant en détresse est la solution, c'est difficile pour moi car j'ai l'impression qu'on me demande de l'abandonner.
Ou alors je ne comprend rien. Je sais pas si j'ai mal comprise ses propos.
 
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