1. ENCOURAGEZ-NOUS !

    Les animatrices donnent bénévolement de leur temps et de leurs compétences pour répondre aux questions que se posent les mamans qui allaitent et accompagner celles qui le souhaitent tout au long de leur allaitement : en réunion, par courriel et au téléphone... et sur le forum !
    Si vous appréciez notre travail, nous vous invitons à nous le faire savoir par quelques mots d'encouragement à notre intention, et/ou par un don ou une cotisation - si ce n'est déjà fait - qui nous permettront de continuer à nous former pour toujours mieux répondre aux besoins des mamans qui choisissent d'allaiter.
    Rendez-vous sur le site LLL et choisissez le groupe 00-Forum pour soutenir l'équipe du forum LLL.
    Rejeter la notification

Réflexions sur le couple

Discussion dans 'Vie de famille' démarrée par Doobida, 10 Août 2019.

  1. Lumi

    Lumi Lactarium

    Oui, et puis maintenant on sait que c'est vrai : "Ça passe"... On nous le dit mais tant qu'on n'en a pas fait l'expérience on ne le ressent pas de la même manière, je trouve.
     
    MamanRose, Mamenrond, Doobida et 1 autre personne aiment ce message.
  2. mini loup

    mini loup Période de pointe

    Pardon @cerise je ne sais pas pourquoi j'étais sur d'avoir lu cela...o_O

    La fatigue peut être en ce moment ca me joue des tours... :whistle:
     
  3. cerise

    cerise Modératrice Adhérent(e) LLLF

    Ou alors c'est moi qui n'était pas claire ;)
     
    mini loup aime ce message.
  4. leeloo7131

    leeloo7131 Période de pointe

    Arf... Ça sent la fin chez nous, c'est l'impasse... :(
     
  5. mini loup

    mini loup Période de pointe

  6. Gabyshka

    Gabyshka Période de pointe

    Je n'avais pas vu ce sujet, je me disais bien qu'un sujet sur le couple manquait à ce forum ;)

    Je suis en plein dans la première année de mon premier bébé donc je n'ai pas encore votre recul mais de mon côté je me suis rendu compte que mon homme avait parfois le sentiment que mon fils lui avait totalement "volé" sa femme. Il faut dire qu'on était très très câlins et proches et qu'on se donnait beaucoup d'affection au quotidien, ce dont on a pas forcément le temps aujourd'hui. Mon homme a perdu sa mère tôt, à l'adolescence, c'est un gros traumatisme même si il n'en parle pas, et je me demande si ça n'a pas un lien avec son besoin de tendresse énorme. Et de mon côté j'ai mon bébé, l'allaitement, j'essaie de ne pas l'oublier et de lui manifester mon affection mais apparemment il ne le sent pas. Il a aussi le sentiment que son fils va beaucoup plus vers moi et qu'il est plus affectueux avec moi pourtant je trouve qu'ils ont tous les deux une belle relation mais il réagit un peu avec son fils comme avec moi : il voudrait plus.

    Du coup il y a des petites tensions au quotidien, il est un peu distant, un peu désagréable, hier je voulais poser les choses sur la table puis je me suis dit "Mais est-ce que c'est de discussions dont on a vraiment besoin ?" et finalement pendant que le petit dormait on a ... fait l'amour et des tonnes de câlins. Ben je crois que c'était ce qui nous fallait plutôt qu'une discussion à rallonge où on ne saurait pas tomber d'accord. Et surtout j'ai remarqué qu'il était beaucoup plus facile de discuter de ce qui nous pèse quand on a retrouvé un peu de légèreté.
    Depuis un petit moment, quand je sens que ça ne va pas, je tente d'abord l'apaisement par des retrouvailles affectives même si parfois ça me coûte un peu parce que je suis fâchée, et dans un deuxième temps, quand il est rassuré/plus serein j'en profite pour exprimer à froid ce qui ne m'a pas convenu/ ce que je voudrais améliorer.

    Nous sommes un couple "mixte" culturellement parlant (Il n'est pas né et n'a pas grandit en France) et j'ai appris qu'il y a des points sur lesquels on ne pourra jamais être d'accord et où on ne pourra jamais vraiment se comprendre, c'est comme ça, donc il faut puiser dans ce qui nous rassemble.
     
    Dernière édition: 21 Août 2019
    Liliju, Sekhmet, MamanRose et 5 autres personnes aiment ce message.
  7. ValGenna2206

    ValGenna2206 Montée de lait

    Merci @Doobida pour le lancement de ce sujet !

    Mon fils a 14 mois, et c’est mon premier enfant. Cela fait 10 ans que je suis en couple avec son papa.

    J’ai eu la chance de passer les 8 premiers mois de sa vie avec mon fils, sans reprendre le travail. Son papa est en déplacement toute la semaine, et ne rentre que les weekends.

    Avant de devenir parents, mon chéri n’a jamais été très câlins, bisous, mais il est beaucoup plus en demande de sexe à proprement dit. Ce n’est pas quelqu’un de très affectueux, et je m’en suis accommodée.

    Et puis on a eu notre bébé… Un bébé très demandeur de sa maman, qui ne faisait des siestes que dans mes bras, et qui tète beaucoup. Du coup, j’ai reporté presque toute mon attention sur mon fils. Je passais toutes mes journées avec lui, mon petit être humain qui avait un besoin tellement intense de sa maman, si fragile et pas du tout autonome.

    Au départ, le papa a patienté sagement. Bien que l’on fasse toujours l’amour, je n’étais pas demandeuse (et pas avec un entrain de fou non plus). Je le faisais parce que je l’aimais, mais aussi pour qu’on puisse avoir nos moments à deux (vu qu’il n’aime pas les câlins et les bisous).

    Peu de temps avant que je reprenne le travail, nous avons eu une discussion et il m’a dit ce qu’il avait sur le cœur : ça le blessait que je n’aille plus vers lui et finalement il était (un peu) jaloux du fait que je reporte toute mon attention sur notre fils. Et pour cause, ce que je ne manifestais pas à mon chéri, je le manifestais auprès du petit…

    J’ai compris tout ça et on s’est remis tous les deux en question. Désormais, ça va mieux, il a fait des efforts et moi aussi.

    C’est surtout cet aspect qui a « plombé » nos 1ers mois en tant que nouveaux parents, et je comprends mieux pourquoi certains couples en viennent à se séparer car si on rajoute des aspects financiers, matériels, et des différences sur l’éducation, ou la famille qui s’en mêle… ça peut faire un sacré cocktail !

    C’est dur, il faut s’adapter, et souvent se remettre en question, mais c’est pour le bien de bébé, papa et maman
     
    Liliju, Gabyshka, Symphorine et 1 autre personne aiment ce message.
  8. cerise

    cerise Modératrice Adhérent(e) LLLF

    Même ressenti du papa ici aussi.
     
  9. MamanRose

    MamanRose Hyperlactation Adhérent(e) LLLF

    Oh la la chez nous ça a été un sacré chamboulement, l'arrivée de notre douce il y a 3 ans.

    Et je me sens moins seule en lisant vos témoignages.
    Ce qui m'a le plus "blessé" c'est de ne plus le supporter du tout, j'étais obligé d'être dans une autre pièce tellement sa présence m'insupportait.
    Je ne lui ai jamais dit, je pense qu'il aurait été encore plus blessé que moi.

    Je me disais mais qu'est ce que je serai tranquille si je n'avais ma fille qu'une semaine sur 2, les allocations parent isolé etc... Mais non j'ai trop souffert de la séparation de mes parents, j'aime trop ma fille pour lui infliger ça (je ne juge pas les mamans qui se séparent, je vous comprends bien).
    Mais surtout j'aime toujours mon mari, on est ensemble depuis 13 ans, 10 ans de mariage. On a partagé tellement de bonheur en couple, pourquoi les choses sont devenus si compliqué... J'ai espoir de nous retrouver.

    Et puis elle a grandi, j'ai retrouvé du temps seule avec moi-même, j'ai retrouvé l'envie d'être avec lui.

    On parle du 2ème, mais quand je serai guéri et si on s'en sort financièrement d'ici là.
     
    Liliju, Gabyshka, Mamenrond et 5 autres personnes aiment ce message.
  10. Liliju

    Liliju Lactarium

    Ca n'a jamais été simple entre mon conjoint et moi, ça a toujours été plus ou moins explosif par moment. Mais je pense que ça me convenait, nous pouvions rentrer dans des colères noires mais au moins on se disait ce qu'on avait sur le coeur, on réglait tous nos problèmes et puis on repartait du bon pied, légers et confiants.

    Quand notre puce est arrivée nos rapports se sont complètement modifiés, nous ne voulions/pouvions plus nous mettre en colère n'importe quand, et quand elle dormait -enfin- il fallait que nous en fassions autant, vite! Nous ne savions plus communiquer et nous manquions de temps et d'énergie pour le faire. Notre vie et nos préoccupations tournaient exclusivement autour de ce petit être qui dormait si difficilement et qui mangeait si peu, provoquant l'angoisse des médecins et, forcément, la nôtre également.
    J'ai très mal vécu cette période, d'autant plus qu'avec mon congé parental et l'éloignement de notre famille, j'étais plongé dans une grande solitude. Je rêvais de vivre en tribu et de partager les tâches, de discuter d'éducation bienveillante mais nous habitions loin de tout ça et je ne connaissais pas encore ce forum (en plus je n'avais pas internet...).

    Et puis le temps a passé... Notre petit bébé est devenu un bambin pleine de joie de vivre, vive et dégourdie. Le week-end on se surprenait à s'ennuyer...
    Je suis tombée enceinte, c'était une surprise et nous ne l'avons de prime abord pas accueillie sereinement. Mon conjoint voulait que j'avorte, je ne m'y suis pas résolue. J'ai décidé de le garder de manière unilatérale, le papa l'a accepté et s'en est finalement réjoui, puis il a participé à cette grossesse et s'est ensuite investi d'avantage que pour ma première.
    Mais lorsque notre deuxième enfant est né, nous avons vécu un cataclysme. Ma grande a mis du temps à trouver sa place, j'étais épuisée et le papa s'est senti submergé par les tâches domestiques: ménage, linge, s'occuper de la grande... Il a tout fait pendant que je m'occupais de notre fils. La fatigue était terrible, pour moi comme pour lui. Notre fils a passé les 3 premières semaines à hurler de 23h à 5h, ça s'est ensuite un peu calmé avec l'arrêt des PLV mais jamais il n'eut un sommeil paisible et les réveils étaient longs et nombreux. A cela s'ajoutait la promiscuité: nous n'avions pas de chambre pour le dernier et l'appartement était devenu trop petit pour nous quatre. Mais la région est chère, nous ne trouvions pas à nous loger décemment. L'orgueil du papa en a pris un sacré coup, il s'est senti attaqué dans son rôle de père de famille et vivait très mal le fait de ne pas arriver à trouver une maison qui nous convienne. Moi je ne le comprenais pas, nous avions deux enfants en bonne santé, nous nous aimions et avions malgré tout un toit sur la tête, cela suffisait à mon bonheur. J'étais sur un nuage et je suis restée sourde à sa détresse, je n'ai pas réussi à la voir et l'ai mal mesurée...
    Naïvement j'ai cru que tout s'arrangerait lors de l'achat de notre maison mais là encore, ce fut un leurre. Nous avons vécu des moments très sombres et nous nous sommes éloignés progressivement... Il y a un an nous avons tous deux vécu un électrochoc -dont je n'ai pas envie de parler ici, pardon- Notre vie s'en est trouvé bouleversée et nous avons énormément discuté. Nous avons tout remis à plat, posément et nous avons retrouvé l'amour qui nous unissait au début de notre relation.

    Malgré tout n'est pas facile aujourd'hui et je pense souvent à une séparation. Je ne la souhaite pas mais parfois elle m'apparaît comme la seule solution, et souvent c'est à cause d'une vision de l'éducation complètement différente. Il ne comprend pas pourquoi je refuse de reproduire bêtement l'éducation que nous avons reçue, il trouve qu'il ne s'en sort pas si mal (alors qu'il est incapable d'être heureux) donc il ne voit aucun problème à la VEO; en fait il n'en a pas vraiment conscience. J'ai essayé de le convaincre, je lui ai lu des passages entiers de livres: il acquiesce sur le coup mais n'arrive pas à le mettre en place concrètement à chaud.

    J'ai rencontré une conseillère conjugale qui m'a parlé de la famille en utilisant l'image d'un mobile pour bébé: il y a un premier cercle avec les deux amants, puis deux autres cercles qui dépendent de chacune des deux personnes et qui représentent leurs parents (père-mère-frère etc), et à chaque enfant qui naît de l'union des deux amants il y a un nouveau cercle qui vient se rajouter en-dessous, de sorte que tout le mobile est déséquilibré. Pour retrouver un équilibre il faut alors que tout le monde change de place, cherche, tâtonne, ajuste....
    Cette image m'a beaucoup aidée, mais aujourd'hui je suis sûre de ne plus vouloir d'enfant avec lui, ça peut paraître dur mais je ne veux plus revivre ce que j'ai vécu pour l'arrivée de notre deuxième enfant. Je pense que mon conjoint se retrouverait encore plus débordé, qu'il ne supporterait pas cette pression et notre couple n'y survivrait pas.

    Désolée, je relis mon témoignage et je le trouve vraiment triste... Pourtant aujourd'hui j'ai décidé de reprendre certaines choses en main, j'ai décidé de prendre du temps pour moi, pour me faire plaisir, quitte à laisser les enfants au centre de loisirs car je n'ai pas d'autre option. Je vais commencer des cours de violoncelle et donner des cours à des enfants malades, ça n'a l'air de rien comme ça mais je jubile à l'idée de pouvoir occuper mon temps autrement que pour les enfants, le travail ou la maison!
    J'ai essayé de faire comprendre à mon conjoint qu'il pouvait/devait en faire autant, mais il n'y arrive pas encore, il culpabilise d'avoir du temps pour lui, et n'arrive pas à faire le deuil d'une époque où les potes et le sport étaient ses seules préoccupations. Il a complètement scindé les deux comme si l'un et l'autre ne pouvaient pas cohabiter. Il a encore un travail à faire là-dessus je pense.
     
    Dernière édition: 31 Août 2019
  11. Doobida

    Doobida Période de pointe

    Merci pour ce témoignage
     
  12. Léonide :)

    Léonide :) Hyperlactation Adhérent(e) LLLF

    @Liliju ça me parle beaucoup ce que tu dis sur le papa qui n’arrive pas à faire le deuil de sa vie d’avant car c'est Un truc ressenti ici aussi. Même s’il aime son fils, mon homme voit énormément tous les projets qui ne sont plus bébé-compatibles et considère que sa vie est « finie », ne fait pas le deuil de ça.
    Moi aussi en quelque sorte, quand ça va pas on pense à ce qu’on serait en train de faire si on n’a Pas eu notre bébé surprise et on se demande comment on en est arrivé là (et après culpabilisation de penser ça)

    Ce qui nous tue c’est effectivement la fatigue, on pensait pas qu’il ne ferait toujours pas ses nuit à 15mois et les témoignages qu’on voit sur ce forum sont pas franchement rassurants.
    Ça accentue les problèmes et comme pour vous, l’éducation et le manque d’intimité entre nous sont des facteurs de dispute. Par contre je sens que toute seule ce serait encore plus difficile, mon homme c’est mon pilier. Et lui me dit que c’est parce que c’est moi qu’il est encore là, que si c’ était Une autre qu’il aimait moins il serait parti. Qu’il en peut plus de pas dormir correctement.. C’est fou ce que le manque de sommeil nous fait... comme tu dis une vraie torture :(

    Et pourtant à part les nuits on a un enfant facile ! (Meme si en ce moment il reste où sont les limites)

    @Doobida ce sont aussi des choses qui
    Nous font hésiter à avoir un 2ème. Je vois pas comment on s’en sortirait...
     
    #MadameRêve, Liliju et Doobida aiment ce message.
  13. Doobida

    Doobida Période de pointe

    @Léonide :) j'ai lu aussi sur un autre post ce que tu mettais sur le papa qui en a assez des nuits pourris et que ça empiétait sur sa relation avec son fils...
    Ici mon mari ressentait la même chose quand je craquais et me reposais un peu sur lui.. Je ne voulais surtout pas ça pour lui et pour notre fils, pour leur relation doc je me suis beaucoup sacrifiée, j'ai beaucoup pris sur moi pour le soulager, lui faciliter la tâche..
    Nos nuits (surtout les siennes) sont sereines grâce au cododo et il aime de plus en plus passer du temps avec son fils, faire des choses pour lui.
    Leur relation se construit plus lentzmpque pour moi, mais sur des bases solides, et même si j'en ai bavé je ne regrette pas tout ce que j'ai fait...
    Y a des périodes (comme en ce moment d'ailleurs, je crois que c'est en fonction de mes cycles...) où je lui en veux beaucoup de râler pour un tout petit peu alors que je fais quasiment tout pour notre fils depuis le début, mais d'autres choses rattrapent le coup, et je reprends patience..
    Je sais que j'endure plus que la plupart de mes copines pourtant je trouve que notre famille est solide grâce à moi, et mon mari m'est reconnaissant de ça, aussi..
    Alors on tient :)
     
    Gabyshka aime ce message.

Partager cette page

Chargement...